PHÈDRE (-10 env.-54)

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Fabuliste latin dont l'œuvre, quoique méconnue des auteurs classiques latins, fut apparemment la première en son genre et jouit d'une grande popularité au Moyen Âge.

Affranchi de la maison d'Auguste, Phèdre semble s'être attiré par ses écrits la colère de Séjan, ministre de Tibère. Il fut le premier écrivain qui latinisa des livres entiers de fables. Il adapta librement en vers iambiques des fables grecques qui circulaient alors sous le nom d'Ésope. Son style est pauvre en images poétiques originales, et ses épithètes sont pour la plupart conventionnelles. Phèdre se flattait du reste d'être bref.

Point n'est besoin d'insister sur la popularité, tant en Europe qu'en Orient, des fables mettant en scène des animaux. Les aphorismes dont elles sont parsemées gâtent à peine le plaisir que procurent les fables favorites de Phèdre, comme « Le Renard et les raisins verts », « Le Loup et l'Agneau », « La Part du lion », « Les Deux Besaces », et « La Perle dans le tas de fumier ». L'auteur se considérait comme un artiste authentique et un pionnier dans un genre inexploré par ses prédécesseurs latins.

Au début du xviiie siècle, on découvrit à Parme un manuscrit contenant soixante-quatre fables de Phèdre, dont trente étaient inconnues. L'on découvrit plus tard au Vatican un autre manuscrit qui fut publié en 1831. Par la suite, trente nouvelles fables furent identifiées comme étant écrites à la manière de Phèdre, en vers iambiques.

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« PHÈDRE (-10 env.-54) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/phedre-10-env-54/