PHAGOTHÉRAPIE

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Bactériophage infectieux pour les staphylocoques dorés

Bactériophage infectieux pour les staphylocoques dorés
Crédits : Avec l'aimable autorisation de H.-W. Ackermann

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Le Gange, fleuve purificateur et source du choléra

Le Gange, fleuve purificateur et source du choléra
Crédits : N. Cousland/ Shutterstock

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Historique de la phagothérapie

La découverte des bactériophages et la naissance de la phagothérapie sont indissolublement liées. Dès ses premières observations sur des malades vers la fin des années 1910, d'Hérelle constata que la présence de bactériophages virulents chez les patients atteints de dysenterie bacillaire était associée à leur convalescence. Il en déduisit que ces virus étaient les agents de la guérison naturelle. Après vérification de la généralité de ce phénomène dans diverses pathologies humaines et vétérinaires, il testa le potentiel curatif de ces bactériophages en les administrant à plusieurs enfants atteints de dysenterie bacillaire (hôpital des Enfants malades, Paris). Tous les patients guérirent. Quelques années plus tard, quatre pesteux furent sauvés grâce à la phagothérapie à Alexandrie (Égypte). En Inde, d'Hérelle conduisit des essais sur des malades du choléra : il observa un taux de mortalité de 8 p. 100 dans le groupe des traités et de 63 p. 100 dans le groupe de contrôle. Dans les années 1920 et 1930, partout dans le monde, médecins et chercheurs tentèrent d'atteindre les mêmes résultats dans une grande variété de maladies : il y eut des succès spectaculaires ainsi que des échecs retentissants. Les espoirs de cette thérapeutique suscitèrent l'intérêt de la presse, du monde littéraire et des hommes politiques, ce dont attestent de nombreuses études publiées dans des journaux prestigieux. Plusieurs entreprises pharmaceutiques internationales commercialisèrent des préparations à base de bactériophages. Les autorités de contrôle du médicament jugèrent toutefois faibles et contradictoires les preuves en faveur de leur emploi. La plupart des études cliniques présentaient des défauts méthodologiques (absence de groupes de contrôle, nombre réduit de patients, etc.). Les défenseurs du traitement furent accusés de faible esprit critique. À la suite de l'introduction des sulfamides puis des antibiotiques, les scientifiques et les investisseurs se désintéressèrent de la phagothérapie : la production et [...]

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Écrit par :

  • : docteur en histoire et civilisations à l'École des hautes études en sciences sociales, chercheur en histoire sociale, journaliste

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«  PHAGOTHÉRAPIE  » est également traité dans :

HÉRELLE FÉLIX D' (1873-1949)

  • Écrit par 
  • Pierre NICOLLE
  •  • 790 mots

Né à Montréal, orphelin de père à six ans, il est emmené par sa mère à Paris, puis en Hollande. On manque de précisions sur ses études supérieures. Mais on sait comment Félix d'Hérelle s'est orienté, par hasard, vers la microbiologie, en apprenant qu'une place de chef de laboratoire était vacante à l'hôpital général de Guatemala. Ayant obtenu ce poste, il met à profit la longue durée du trajet p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/felix-d-herelle/#i_54578

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Pour citer l’article

Emiliano FRUCIANO, « PHAGOTHÉRAPIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/phagotherapie/