PÈRE

BANQUET RITUEL

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 390 mots

Banquet appartenant à la catégorie des repas totémiques, des sacrifices mangés et des cérémonies de communion. Selon Freud, le banquet rituel serait la reproduction et la fête commémorative d'un événement historique, à savoir le « parricide primitif » (meurtre du père de la horde par ses fils jaloux). Au cours de ce repas, les fils se réconcilient rétrospectivement avec le père offensé. En consomm […] Lire la suite

CULPABILITÉ

  • Écrit par 
  • Charles BALADIER
  •  • 9 666 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La culpabilité collective »  : […] On voit qu'il est impossible de poser le problème de l'origine de la culpabilité dans l'individu sans rencontrer le social préexistant à celui-ci dans sa dimension historique, c'est-à-dire cette dialectique même « qui scande les enfantements de notre société » et qui ressortit à une psychanalyse de la culture. Comme en biologie, l'ontogenèse est ici une réduplication de la phylogenèse. Ainsi se ju […] Lire la suite

DIEU - L'affirmation de Dieu

  • Écrit par 
  • Claude GEFFRÉ
  •  • 7 959 mots

Dans le chapitre « Continuité et nouveauté de la révélation de Dieu »  : […] Il serait faux d'opposer le Dieu-Père de Jésus-Christ au Dieu de l'Ancien Testament, mais il ne faut pas non plus sous-estimer l'originalité du visage de Dieu dans le Nouveau Testament. La révélation sur Dieu est inséparable d'une découverte de la vérité du rapport religieux entre l'homme et Dieu. Au terme de l'histoire du salut, dans l' événement Jésus-Christ , dans son mystère de mort et de résu […] Lire la suite

ENFANCE (Les connaissances) - Développement psychomoteur

  • Écrit par 
  • Didier-Jacques DUCHÉ
  •  • 6 674 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La période préscolaire : de trois à six ans »  : […] Dans le courant de la troisième année, l'enfant passe par un stade de personnalisme (H. Wallon) ; il se détache progressivement de l'état de symbiose dans lequel il vivait avec sa mère. C'est l'âge d'une ambivalence qui s'exprime par des manifestations d'opposition systématique alternant avec des manifestations d'attachement passionné. Par cette attitude, l'enfant exprime la conquête de son auton […] Lire la suite

ENFANCE (Les connaissances) - Enfant et psychanalyse

  • Écrit par 
  • Colette MISRAHI
  •  • 5 207 mots

Dans le chapitre «  Le réel, l'imaginaire et le symbolique »  : […] Il est maintenant possible d'en venir à quelques considérations plus générales sur l'enfant comme tel. Dans la névrose, pas plus d'ailleurs que dans un comportement normal, l'enfant ne doit être conçu comme une entité isolée qui se développerait mécaniquement selon ses propres forces : on l'a vu, il est porteur du discours d'un Autre ; il est essentiellement et discours (parole exprimée ou occulté […] Lire la suite

FAMILLE - Les sociétés humaines et la famille

  • Écrit par 
  • Françoise HÉRITIER
  •  • 7 468 mots

Dans le chapitre « De la nature à la culture »  : […] Mais, alors, pourquoi la famille existe-t-elle ? Quel propos sert-elle pour être universelle, quelle que soit la forme sous laquelle l'ont instituée les multiples sociétés du monde, actuelles ou passées ? La réponse à ces interrogations passe par la réponse à une question plus générale, celle de la raison d'être des lois que l'on trouve associées à l'établissement de la famille : la forme légale d […] Lire la suite

FAMILLE - Le statut de l'enfant dans la famille contemporaine

  • Écrit par 
  • François de SINGLY
  •  • 4 281 mots
  •  • 1 média

L'enfant a-t-il pris dans la famille, comme dans le reste de la société, une place qui ne serait pas la sienne ? À en croire le titre d'un ouvrage récent –  L'Enfant chef de famille (2003) – de Daniel Marcelli, pédopsychiatre reconnu, on pourrait le craindre puisqu'il serait devenu « roi ». Il est vrai que le père, en France, a perdu une part de son autorité depuis le mouvement de mai 1968 qui co […] Lire la suite

FREUD SIGMUND (1856-1939)

  • Écrit par 
  • Jacques LE RIDER, 
  • Marthe ROBERT
  •  • 16 134 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'histoire et l'homme »  : […] Bien qu'instruit par cette erreur en quelque sorte magistrale, Freud recourut encore à la méthode « historique » dans son auto-analyse, à un moment où, allant à l'aventure dans le dédale de ses propres rêves, il pouvait à peine croire que sa reconstruction fût vraie. En l'occurrence, elle l'était pourtant, il put s'en assurer lorsque sa mère lui confirma un point précis de sa biographie infantile, […] Lire la suite

NOM

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 7 080 mots

Dans le chapitre « L'effet de la nomination sur la subjectivité »  : […] Pour situer l'apport de la psychanalyse à notre compréhension de ce qu'est un nom, on pourrait procéder en deux temps : décrire, d'abord, ce que, faute d'une meilleure expression, on se contentera d'appeler une « logique de l'inconscient », à l'œuvre dans les croyances invincibles et dont nul n'est tout à fait exempt, ces croyances étant parfois rapportées en des versions plus discursives par les […] Lire la suite

NOSTALGIE

  • Écrit par 
  • Marie-Claude LAMBOTTE
  •  • 5 257 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Nostalgie et renoncement »  : […] « Ils ne sont pas heureux, ils souffrent de langueur [ Sehnsucht ] mais ils ne sont pas malades », affirme Freud dans la vingt-deuxième de ses Conférences à propos des individus qu'il estime capables de supporter une privation libidinale. Et la nostalgie, loin de se trouver réduite à un processus pathologique, offrirait peut-être, au contraire, matière à sublimer la privation dans l'expression qu […] Lire la suite

ŒDIPE COMPLEXE D'

  • Écrit par 
  • Claude RABANT
  •  • 5 298 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La Loi primordiale »  : […] Cette nécessité, qui apparaît comme le pivot même du complexe d'Œdipe, pose la question de la loi qui la prescrit : non plus seulement des forces dont le jeu fixe à l'œdipe ses destins, mais de ce qui impose à ce jeu sa règle ; non plus seulement des formes du complexe, mais de ce qui impose à la pulsion sexuelle une forme déterminée par la culture, de ce qui lui prescrit un cours qui n'a rien à […] Lire la suite

PSYCHOLOGIE CLINIQUE DES RELATIONS PARENTS-ENFANTS

  • Écrit par 
  • Nicolas FAVEZ
  •  • 1 775 mots

Dans le chapitre « La relation père-enfant »  : […] La relation père-enfant est largement analogue à la relation mère-enfant : elle inclut chez le père des aspects motivationnels (s’investir dans le rôle parental) et comportementaux (agir en tant que parent) qui façonnent la relation à l’enfant. La psychopathologie grève les aptitudes parentales des pères de façon similaire à ce qui a été observé chez les mères, avec également des conséquences néga […] Lire la suite

RELIGION - Religion et psychanalyse

  • Écrit par 
  • Antoine VERGOTE
  •  • 3 718 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « De la projection à la toute-puissance du désir »  : […] Freud considère la religion comme le phénomène psychologique et culturel le plus complexe qui soit. Pour l'élucider, il met progressivement en œuvre tous les éléments de sa doctrine. Les analyses proprement cliniques du religieux sont cependant fort rares dans son œuvre. Ses deux études approfondies de cas, celle du délire religieux de Schreber et celle de la possession démoniaque de Haitzmann ( x […] Lire la suite

RELIGION (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 998 mots

Dans le chapitre « Quel avenir pour la religion ? »  : […] Plus proche de Nietzsche que de Marx, Sigmund Freud (1856-1939) s’interroge lui aussi sur l’avenir de la religion. Tout en considérant comme illusoire la croyance religieuse, il montrera pourquoi elle survivra probablement à la nietzschéenne « mort de Dieu » et aux avancées de la science. Chacun de nous a vécu dans son enfance une angoisse majeure, celle d’être abandonné par ceux sans lesquels no […] Lire la suite

SURMOI

  • Écrit par 
  • Jean-Michel VAPPEREAU
  •  • 5 137 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « De l'identification aux trois instances »  : […] Mais revenons au texte de 1914. Après avoir réaffirmé la distinction entre idéalisation et sublimation, Freud traite sans le nommer du surmoi sous l'aspect d'une surveillance du moi et par comparaison avec l'Idéal. Pour illustrer la symptomatologie de ce surmoi, qui ici n'est encore que supposé, il choisit de décrire, au-delà de la conscience morale, le délire d'observation. Il évoque cette voix q […] Lire la suite