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NÉERLANDAISE ET FLAMANDE PEINTURE

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La Madone à l'écran d'osier, R. Campin

La Madone à l'écran d'osier, R. Campin
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Saint Joseph, panneau droit du triptyque de Mérode, R. Campin

Saint Joseph, panneau droit du triptyque de Mérode, R. Campin
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Vierge à l'Enfant, H. Memling

Vierge à l'Enfant, H. Memling
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Le Chariot de foin, J. Bosch

Le Chariot de foin, J. Bosch
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L'époque des fondateurs (XVe s.)

Il est évident que ce n'est pas seulement l'introduction de la technique de la peinture à l'huile qui a fait naître l'art néerlandais. Il y avait déjà avant cette nouvelle technique un art très poussé de la peinture murale, du vitrail (qu'on peut à peine reconstituer) et de la miniature. Il existait, dans ce domaine, des artistes de grand renom. On connaît surtout les noms de ceux qui sont partis pour la cour de Philippe le Hardi (1363-1404) et de Jean de Berry (1340-1416). Les frères Limbourg, leur oncle Maelwael (Jean Malouel), le sculpteur Claus Sluter ont droit à la célébrité. En 1399, Melchior Broederlam apporta à Dijon les célèbres volets du retable dont le centre avait été sculpté dans cette ville par Jacques de Baerze ; Broederlam les avait peints à Ypres. C'est du gothique international, représenté par les peintres cités plus haut, qu'est née la peinture néerlandaise. Cet art se caractérise par une élégance, un raffinement et une richesse qui reflétaient le mode de vie de l'aristocratie européenne. À partir de 1433 (abdication de Jacoba van Beieren, ou Jacqueline de Bavière, comtesse de Hollande), le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, régna sur un territoire plus important dans les Pays-Bas qu'en France, et il résida surtout à Gand et à Bruxelles. S'il semble qu'au tournant du siècle l'art néerlandais aurait pu se fondre dans l'art bourguignon, trente ans plus tard, c'est la culture bourguignonne qui a été absorbée par l'art néerlandais nouveau.

La peinture sur panneau

Ce qui frappe d'abord dans cette nouvelle période, c'est la prédominance de la peinture sur panneau ; les miniaturistes ont dû céder le pas aux peintres. Cela signifie que chaque œuvre dans la nouvelle technique représentait une conquête de l'art. Lorsqu'un artiste comme Jan van Eyck passe de la miniature à la peinture sur panneau, il lui faut adapt [...]

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Écrit par :

  • : professeur à l'Institut d'histoire de l'art de l'université de Groningue, Pays-Bas

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Pour citer l’article

Lyckle DE VRIES, « NÉERLANDAISE ET FLAMANDE PEINTURE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/peinture-neerlandaise-et-flamande/