PEINTURELes techniques

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L'Occident

Définitions des éléments constitutifs

Le support ou subjectile peut être constitué aussi bien par une surface amovible que par un mur ou un plafond. L'enduit a un double rôle : protéger à la fois le support et la couche picturale des réactions chimiques défavorables et destructrices qui pourraient naître de leur contact réciproque ; il présentera une surface plus ou moins lisse, selon l'aspect final qu'on voudra donner à la couche picturale. Pour des commodités de travail ou pour mieux préparer les rapports de teintes à venir, on revêt parfois l'enduit d'une impression colorée. C'est ce qu'on rencontre le plus souvent dans les pratiques des anciens maîtres.

Quant à la couche picturale proprement dite – feuil, disent les chimistes –, sa composition est plus ou moins complexe, faite de pigments de couleurs d'origine minérale, organique ou synthétique, et qui doivent être très finement broyés. Ils peuvent être plus ou moins « résistants » à la lumière, présenter des indices de réfraction plus ou moins élevés par rapport à celui du liant (couleur très « couvrante » si l'indice est élevé, transparente dans le cas contraire : ainsi le blanc d'argent par rapport au blanc de zinc). Cet indice de réfraction joue un grand rôle dans le corps du liant : milieu privilégié de cheminement de la lumière, différent selon sa densité et son épaisseur, sa charge en pigments et l'écart de position entre ceux-ci. Jusqu'à présent, l'idéal a été de réaliser une sorte de « gelée » translucide, permettant une bonne circulation de la lumière entre les pigments en suspension, constituant ainsi une sorte de « gaine » protectrice, très adhésive, du type des « vernis ». Les huiles cuites du Moyen Âge et les résines translucides des acrylates correspondent à la formation de grosses molécules par polymérisation. Dans les deux cas, un diluant est donc également nécessaire. Son rôle, purement momentané, ne doit influencer que le mouvement mécanique de la peinture, comme le choix des pinceaux.

Le problème du temps de séchage, comme celui de la protection de la couche de peinture, a depuis des [...]


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Femme Assise au genou replié, E. Schiele

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Danseuses bleues, E. Degas

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Le Baptême du Christ, Piero della Francesca

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Christ de douleur avec Marie et saint Jean, N. Zafuri

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Écrit par :

  • : attachée au musée Guimet
  • : ancien maître de recherche au CNRS, professeure honoraire à l'École du Louvre, chargée de mission au Musée national des arts asiatiques-Guimet
  • : agrégé de l'Université, docteur ès lettres et sciences humaines, professeur à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne, peintre et écrivain
  • : reader, Department of Chinese, Australian National University

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Pour citer l’article

Marie MATHELIN, Madeleine PAUL-DAVID, Jean RUDEL, Pierre RYCKMANS, « PEINTURE - Les techniques », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/peinture-les-techniques/