GAUGUIN PAUL (1848-1903)

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Bretonnes et veau, P. Gauguin

Bretonnes et veau, P. Gauguin
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Vision après le sermon, P. Gauguin

Vision après le sermon, P. Gauguin
Crédits : AKG

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Autoportrait, Paul Gauguin

Autoportrait, Paul Gauguin
Crédits : AKG

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Les fugues vers les sources

Paul Gauguin est reparti sans cesse au cours de son existence vers le paradis de la nature sauvage, où tout est innocence et liberté. Cette remontée vers ce qu'il possédait en amont, et que ses premiers souvenirs lui avaient fait entrevoir, c'est d'abord dans son sang même qu'il la réalise : au-delà de l'image de sa mère, morte en 1867, il rejoint l'atavisme de sa grand-mère, Flora Tristan, aventurière et bas-bleu socialiste, qui le reliait à un arrière-grand-oncle vice-roi du Pérou et aux conquistadores de l'Amérique du Sud, dont le peintre avait le type physique. Eugène Henri Paul Gauguin était né à Paris mais il quitta tout jeune la France. À Lima, il parla espagnol de deux à sept ans. Il revint en France comme on sort d'un rêve. À neuf ans, il quitte Orléans pour une première escapade dans la forêt de Bondy, pèlerin portant déjà bâton et paquet sur l'épaule. Après ses études et jusqu'en 1871, il passa plus de trois ans à bourlinguer dans la marine de l'État. Puis il connut dix années de bonheur stable, marié avec Mette Gad la Danoise et gagnant largement sa vie à la banque Bertin. En 1883, il casse le fil de sa chance, démissionne de la banque, provoquant ainsi le destin qui allait le séparer de sa femme, l'isoler de ses enfants et l'enfoncer, jusqu'à sa mort survenue dans les îles Marquises, dans les difficultés matérielles, la misère physique et la déréliction morale.

Gauguin a commencé à dessiner en 1873, à peindre avant 1876, et, dès 1877, à sculpter, d'abord dans un matériau froid et classique, le marbre. Ses premiers tableaux sont d'un autodidacte formé au contact de la collection de son tuteur, Gustave Arosa, et du frère de celui-ci, Achille, riche en Delacroix, Courbet, Corot, Jongkind et Pissarro. Camille Pissarro allait devenir le maître de la première manière de Gauguin, qui se rattache à l'école des impressionnistes, avec lesquels il exposa de 1879 à 1885. Avant son premier séjour en Bretagne (1886), la fuite avec son ami le pein [...]


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Écrit par :

  • : professeur émérite, université de Montréal, Kress Fellow, Galerie nationale, Washington, membre de la Société royale du Canada

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GAUGUIN ET LE "PRIMITIVISME" - (repères chronologiques)

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1886 Gauguin vient s'établir en Bretagne, à Pont-Aven, où il séjourne de juillet à octobre, en quête d'un contact avec une civilisation encore peu marquée par le monde moderne, dans laquelle il veut refonder sa peinture et sa sculpture. Lors de son second séjour breton en 1888, il écrira : « J'aime la Bretagne : j'y retrouve le sauvage, le primitif. Quand mes sabots résonn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gauguin-et-le-primitivisme-reperes-chronologiques/#i_12689

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AUTOPORTRAIT, peinture

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Dans le chapitre « Portraits de groupe »  : […] Chacune des solutions précédentes se retrouve dans le portrait de groupe, attesté depuis au moins le xiv e siècle (Agnolo Gaddi, 1380 ?, Offices). Ce type de figuration recouvre cependant des intentions très diverses : au xvii e siècle, par exemple, tantôt l'artiste se met en évidence parmi les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/autoportrait-peinture/#i_12689

BERNARD ÉMILE (1868-1941)

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Peintre lillois qui vient à Paris en 1881 et fréquente l'atelier de Cormon où il rencontre Van Gogh et Toulouse-Lautrec. Exclu de l'atelier en 1886, Émile Bernard voyage en Normandie et en Bretagne, fait la connaissance de Schuffenecker, puis, lors de son retour à Pont-Aven en 1888, se lie durablement avec Gauguin. Après des débuts impressionnistes et pointillistes, c'est l'élaboration en commun d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emile-bernard/#i_12689

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Dans le chapitre « La formation des « refusés » : un autre style de vie »  : […] Mais la cohérence du système, marqué par l'homogénéité sociologique des différents agents du monde artistique (parents, enseignants, membres du jury, artistes, clients) ne peut être effective que si toutes les parties de ce jeu social restent stables. Or les comportements économiques d'une partie de la classe dominante évoluent vers le milieu du xix e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enseignement-de-l-art/#i_12689

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En mai 1886, à Paris, eut lieu la huitième et dernière exposition des impressionnistes : douze années s'étaient écoulées depuis leur première manifestation chez Nadar. Au sein du groupe, des divisions s'étaient opérées. Les uns, comme Monet, demeuraient attachés à une analyse fidèle de la nature ; d'autres, à la suite de Manet (dont la disparition en 1883 avait été durement ressentie) et de Cézann […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-de-pont-aven/#i_12689

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Pour citer l’article

Philippe VERDIER, « GAUGUIN PAUL - (1848-1903) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-gauguin/