PATRIMOINE INDUSTRIEL (France)

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Vue en perspective de la ville de Chaux, C. N. Ledoux

Vue en perspective de la ville de Chaux, C. N. Ledoux
Crédits : AKG

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Pavillon central du Familistère de Guise (Aisne)

Pavillon central du Familistère de Guise (Aisne)
Crédits : Françoise Weyl

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Cour intérieure du pavillon central du Familistère de Guise (Aisne)

Cour intérieure du pavillon central du Familistère de Guise (Aisne)
Crédits : Françoise Weyl

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Haut-fourneau U4 à Uckange, Lorraine

Haut-fourneau U4 à Uckange, Lorraine
Crédits : D.R.

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Sauvegarde : entre conservation et reconversion

Les vestiges laissés par l'industrie au cours des siècles représentent un patrimoine considérable. Si les édifices les plus anciens, contemporains d'une industrie balbutiante, occupent des espaces de dimension moyenne, ceux qui ont été légués par le xxe siècle montrent un gigantisme plus difficilement conciliable avec une réhabilitation. Or, comme le souligne Jean Nouvel, « un édifice quel qu'il soit doit pouvoir gagner sa vie par lui-même ». C'est le cas des bâtiments occupés par les industries qui ont réussi à perdurer à travers les siècles parce qu'elles fabriquent toujours des produits recherchés pour leur authenticité.

Haut-fourneau U4 à Uckange, Lorraine

Haut-fourneau U4 à Uckange, Lorraine

Photographie

Le haut-fourneau U4 à Uckange (Moselle), fermé en 1991, a été sauvegardé grâce à son inscription à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 2001. Dans ce parc dédié à la mémoire industrielle, les visiteurs peuvent découvrir la chaîne de production. 

Crédits : D.R.

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D'autres bâtiments doivent leur survie à leur transformation en musée. C'est d'ailleurs la première idée, qui vient aux associations de sauvegarde : musée de la bière, du sucre, du verre... Toutefois, à l'heure où les musées existants subissent une manière de désaffection de la part du public, ce qui, pour certains, met en péril leur existence même, il n'est plus possible de multiplier ces créations. Cependant, l'expérience a montré que des musées originaux, tel que celui de la mine Delloye à Lewarde, pouvaient fonctionner. On recourt alors à un savant mélange de ludique (le train de la mine) et de sentiment. Dans le nord de la France, une région durement éprouvée au cours du dernier quart du xxe siècle par la désindustrialisation, et où les mines avaient rythmé la vie des habitants durant plusieurs générations, il était impératif de conserver un site minier qui témoigne de l'histoire sociale du Nord. La même nostalgie se retrouve au Creusot, également sinistré par le déclin de l'industrie sidérurgique. Ces sites font partie de la mémoire collective d'une région et, à ce titre, ne pouvaient totalement disparaître.

Le musée n'est pas la solution universelle, d'abord en raison de l'impossibilité de faire coexister des thématiques similaires, comme pour le site d'Oignies, trop proche de Lewarde et qui aurait périclité malgré son classement au titre des Monuments historiques si la Mission bassin minier e [...]

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Écrit par :

  • : professeur associé à l'université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense
  • : élève architecte à l'École nationale supérieure d'architecture de Versailles

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Pour citer l’article

Bruno CHANETZ, Laurent CHANETZ, « PATRIMOINE INDUSTRIEL (France) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/patrimoine-industriel-france/