PATRIMOINE INDUSTRIEL (France)

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Vue en perspective de la ville de Chaux, C. N. Ledoux

Vue en perspective de la ville de Chaux, C. N. Ledoux
Crédits : AKG

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Pavillon central du Familistère de Guise (Aisne)

Pavillon central du Familistère de Guise (Aisne)
Crédits : Françoise Weyl

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Cour intérieure du pavillon central du Familistère de Guise (Aisne)

Cour intérieure du pavillon central du Familistère de Guise (Aisne)
Crédits : Françoise Weyl

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Haut-fourneau U4 à Uckange, Lorraine

Haut-fourneau U4 à Uckange, Lorraine
Crédits : D.R.

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Des sites industriels singuliers

L'architecture industrielle ne se limite pas aux seuls vestiges du passé proto-industriel, ni aux monuments étatiques ou aux bâtiments privés servant la gloire de leurs commanditaires. La notion de patrimoine industriel déborde du cadre architectural classique. Elle inclut des édifices qui privilégient le côté fonctionnel et dont la conception est guidée par des nécessités de production. La fin du xixe siècle et surtout le début du xxe siècle voient l'émergence de nouveaux concepts de construction, qui prennent en compte des impératifs économiques et des exigences de solidité au détriment du côté esthétique. Pour autant, ces bâtiments ne sont pas dénués d'intérêt architectural, l'utilisation du fer, de l'acier et l'avènement du béton armé ayant ouvert la voie à de nouvelles structures irréalisables auparavant. Le côté insolite ou le gigantisme de certaines constructions leur confère une dimension patrimoniale importante. Également en raison des nombreuses destructions opérées parmi les édifices issus de la révolution industrielle, ceux qui ont survécu font désormais partie de l'histoire, mais sont encore trop nombreux pour être tous réaffectés.

La sucrerie-distillerie de Francières (Oise) fournit l'exemple d'une friche industrielle de grande ampleur comprenant de vastes bâtiments et une infrastructure nécessaire aux transports des matières premières pour un domaine sucrier qui comptait 1 500 hectares. Les bâtiments abandonnés depuis 1969, après 150 ans d'exploitation, ont été inscrits au titre des Monuments historiques en 1999. Mais la survie de cet ensemble est loin d'être assurée en dépit de la volonté de créer un musée du sucre.

On observe une situation semblable à Armentières (Nord) avec la malterie et brasserie Motte-Cordonnier fondée au début du xxe siècle sur un terrain de huit hectares. Depuis la fermeture en 2004, les bâtiments sont promis [...]


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Écrit par :

  • : professeur associé à l'université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense
  • : élève architecte à l'École nationale supérieure d'architecture de Versailles

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Voir aussi

HALLES    MINES & CARRIÈRES    O.N.E.R.A.    RENAULT

Pour citer l’article

Bruno CHANETZ, Laurent CHANETZ, « PATRIMOINE INDUSTRIEL (France) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/patrimoine-industriel-france/