PATRIMOINE ETHNOLOGIQUE & MÉTIERS MENACÉS

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Les industries de luxe, comme la mode, la bijouterie, les arts de la table, font appel à une multitude de petits métiers qui requièrent des compétences rares, voire uniques, et qui ne sont souvent accessibles qu'au terme d'un long apprentissage.

Industrie florissante en France, la haute couture est dépendante d'un ensemble de métiers dont la transmission est loin d'être assurée. On peut ainsi déplorer, comme le signale un maître brodeur, cité dans l'étude de Philippe Carré et Sophie Tiévant, la disparition des dernières passementières, la rareté des brodeuses et des gantières spécialisées : « Lorsque les smocks ont été remis au goût du jour par les créateurs, il a fallu réapprendre la technique qui s'était perdue. »

Le métier de modiste, qui tient dans la création et la réalisation de chapeaux de mode, est exemplaire d'un métier menacé pour lequel il existe pourtant une demande relativement importante dans des secteurs comme la haute couture ou le costume de théâtre. Comme beaucoup d'autres métiers rares, celui de modiste fait appel à des savoir-faire multiples et complexes. Ainsi, une bonne modiste doit faire preuve tant d'une bonne maîtrise de techniques très variées (coudre, modeler, façonner, former, piquer à la machine, couper, teindre, apprêter...) que d'un grand sens de l'esthétique (sens des volumes, des proportions, respect des styles...) qui nécessiteront pour les acquérir non seulement plusieurs années de pratique après le C.A.P. mais aussi une passion et un certain don.

La haute couture, comme l'ameublement, nécessite aussi de recourir en amont à des entreprises mobilisant des savoir-faire très rares. C'est le cas de certains tisseurs. Il n'existe plus en France que deux entreprises, l'une à Tours, l'autre à Lyon, qui soient capables de tisser le velours de Gênes. Et, en 1990, une des deux dernières fabriques de guipure, l'usine Sidoux de Saint-Quentin, a fermé ses portes.

La bijouterie-joaillerie, activité largement concentrée dans la région parisienne et même dans certains [...]


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ARTISANAT

  • Écrit par 
  • Denis CHEVALLIER, 
  • Louis LERETAILLE
  • , Universalis
  •  • 7 093 mots

Dans le chapitre « Un contexte nouveau »  : […] On peut dater de 1975 les débuts de la politique nationale de soutien aux métiers d'art, dont les grands principes sont désormais établis. Soucieux de ne pas voir disparaître un ensemble de spécialités utiles à l'entretien du patrimoine national, le président Valéry Giscard d'Estaing commande à Pierre Dehaye, ancien directeur des Monnaies et Médailles, un rapport sur les difficultés des métiers d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/artisanat/#i_85420

ÉCONOMUSÉES

  • Écrit par 
  • Denis CHEVALLIER
  •  • 2 496 mots
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Une enquête française réalisée en 1995 à la demande du C.N.R.S. recensait dans 29 pays d'Europe 286 établissements ayant pour mission de documenter, de conserver et de montrer au public des techniques et des savoir-faire artisanaux ou industriels traditionnels. Cette enquête faisait apparaître, à côté de 136 musées, écomusées, musées de plein air ou musées techniques réalisant des démonstrations e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/economusees/#i_85420

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Pour citer l’article

Isac CHIVA, Denis CHEVALLIER, « PATRIMOINE ETHNOLOGIQUE & MÉTIERS MENACÉS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/patrimoine-ethnologique-et-metiers-menaces/