PATRIMOINE CULTUREL ET CONFLITS ARMÉS

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La destruction des statues du Buddha, Bāmiyān

La destruction des statues du Buddha, Bāmiyān
Crédits : T. Koene/ Age Fotostock

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Vierge à l’enfant dans un paysage, L. Cranach l’Ancien

Vierge à l’enfant dans un paysage, L. Cranach l’Ancien
Crédits : F. G. Mayer/ Corbis

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Dresde en 1945

Dresde en 1945
Crédits : Collection Dagli Orti/ Mondadori Portfolio/ Picture Desk

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Signe distinctif de la Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé

Signe distinctif de la Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Exemples de conflits armés et d’efforts de protection du patrimoine dans les zones de guerre

Lors des conflits armés au Cambodge, la République khmère demande à l’U.N.E.S.C.O., dès le 31 mars 1972 l’inscription des ensembles monumentaux d'Angkor et de Roluos, tout comme des sanctuaires de Pnom-Bok et de Pnom-Krom. Le climat de paralysie propre à la guerre froide empêcha son aboutissement au niveau des procédures intergouvernementales. Dès lors, ces monuments furent sacrifiés aux considérations de la politique internationale.

S’agissant du conflit Iran-Irak (1980-1988), les gouvernements respectifs se sont estimés liés par les stipulations de la Convention de La Haye et se sont ensuite engagés à examiner rapidement la possibilité de mettre en œuvre la procédure de désignation des commissaires généraux aux biens culturels.

Lors de la guerre du Golfe en 1991, immédiatement après l'occupation du Koweït par l’Irak, des collections koweïtiennes, comme la collection « Al Sabah », furent transportées par les Irakiens à Bagdad à titre préventif pour les protéger des bombardements. Immédiatement après la guerre, plus de 25 000 objets provenant du Musée national du Koweït et du Musée islamique furent remis par l'Irak aux représentants koweïtiens, sous la supervision du Groupe des Nations unies pour la restitution des biens (U.N.R.O.P.), qui conduisit une procédure d'inspection et d'évaluation des dommages. Si des dommages ont bien sûr été commis, l’opération Tempête du désert a pu être présentée comme exemplaire dans la mesure où l’armée américaine a porté une attention particulière à ses objectifs militaires tout en s’assurant de la protection des biens culturels susceptibles d’être endommagés par la guerre.

Pour la guerre d’Irak (2003), le manuel militaire des forces armées américaines se référait directement au Règlement de La Haye et au Pacte Roerich, même si les États-Unis n’étaient pas encore partie contractante à la Convention de 1954 qu’ils ont ratifiée en 2009. Le Conseil de sécurité a adopté la résolution no 1483 du 22 mai 2003 concernant la protection du patrimoine irakien et interdisant le commerce internati[...]

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Julien ANFRUNS, « PATRIMOINE CULTUREL ET CONFLITS ARMÉS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 août 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/patrimoine-culturel-et-conflits-armes/