PANAMÉRICANISME

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Simon Bolivar

Simon Bolivar
Crédits : Hulton Archive/ Getty Images

photographie

Fidel Castro, 1960

Fidel Castro, 1960
Crédits : Keystone/ Getty Images

photographie

Fidel Castro aux Nations unies, 1975

Fidel Castro aux Nations unies, 1975
Crédits : Hulton Getty

photographie


Le panaméricanisme dans l'isolement continental

L'isolationnisme nord-américain n'a été inspiré que par la volonté de rompre avec l'Europe, vieux continent marqué des péchés de l'obscurantisme religieux, de la misère et de la guerre. Les « Pilgrim Fathers » avaient voulu créer un monde nouveau au Nouveau Monde. Pour autant, rien n'interdisait au gouvernement de Washington des entreprises vers le Sud, où apparaissaient des États américains, certes, mais de traditions différentes, instables, n'ayant pas encore acquis la morale politique et celle des affaires que, précisément, le tuteur du Nord souhaitait leur apporter.

Le panaméricanisme colonial

À l'initiative du secrétaire d'État, James Blayne, fut convoquée, en 1899, à Washington, une conférence interaméricaine dont l'objet était de favoriser les échanges commerciaux. Elle créa, à cette fin, un Bureau des républiques américaines, premier organe permanent, à l'origine de toute une série d'institutions qui, empiriquement, verront le jour au cours des décennies suivantes.

En 1901, une seconde conférence se tint à Mexico, suivie, de quatre ans en quatre ans, d'une nouvelle réunion, chaque fois dans une ville différente.

L'organe plénier du système interaméricain, la Conférence panaméricaine, s'était ainsi dégagé spontanément, sans charte préalable, de la nécessité de rencontres périodiques.

Entre-temps, le bureau, doté d'un directeur, constituait le secrétariat de ce que l'on appelait, avant la Première Guerre mondiale, l'Union panaméricaine, dont le siège était à Washington et qui comprenait également un conseil directeur présidé par le secrétaire d'État des États-Unis et composé des ambassadeurs des républiques latines accrédités auprès du gouvernement américain. Ainsi, apparaissait nettement le rôle directeur de celui-ci dans le système.

Les États-Unis ne renoncent pas aux habitudes prises au siècle précédent et développées sous la présidence de Theodore Roosevelt avec la big stick policy (politique du gros bâton) et la dollar diplomacy (diplom [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 7 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  PANAMÉRICANISME  » est également traité dans :

ALLIANCE POUR LE PROGRÈS

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 920 mots

Créée le 13 mars 1961 à Washington, l'Alliance pour le progrès (Alianza para el progreso) est lancée en août par la conférence de Punta del Este qui définit ses objectifs et ses organes d'exécution. L'effort entrepris s'inscrit dans la ligne politique inaugurée par les États-Unis, en 1895, lors de la première conférence panaméricaine de Washington et prolongée juridiquement par l'adoption en avril […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alliance-pour-le-progres/#i_19838

AMÉRIQUE LATINE - Évolution géopolitique

  • Écrit par 
  • Georges COUFFIGNAL
  •  • 7 468 mots

Dans le chapitre «  Le poids historique des États-Unis »  : […] Le 2 décembre 1823, James Monroe, cinquième président des États-Unis, fixait dans un message au Congrès les principes qui devaient guider la politique étrangère de Washington vis-à-vis de l'Europe et de l'Amérique latine : « ... we should consider any attempt on their part to extend their system to any portion of this hemisphere as dangerous to our peace and safety » . Ce me […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/amerique-latine-evolution-geopolitique/#i_19838

MONROE DOCTRINE DE

  • Écrit par 
  • Claude FOHLEN
  •  • 1 842 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le fondement de l'impérialisme des États-Unis (1895-1970) »  : […] Le tournant du xx e  siècle inaugure une ère nouvelle dans l'interprétation de la doctrine. Désormais, la puissance américaine est fortement assise, la conquête du continent est terminée, la Frontière a disparu. Le monde est livré aux grandes puissances. Dans ce contexte nouveau, la doctrine de Monroe se mue en une forme d'impérialisme au profit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/doctrine-de-monroe/#i_19838

O.E.A. (Organisation des États américains)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 364 mots
  •  • 3 médias

Instituée le 30 avril 1948 par les États qui participaient à la IX e  conférence panaméricaine réunie à Bogotá, l'Organisation des États américains (O.E.A.) regroupe l'ensemble des États souverains de l'Amérique . Sa charte constitutive lui donne pour objectifs d'œuvrer au renforcement de la paix et de la sécurité sur le continent, d'assurer le règlement pacifique des diff […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/organisation-des-etats-americains/#i_19838

PUNTA DEL ESTE CONFÉRENCES DE (1961 et 1967)

  • Écrit par 
  • Jean MAILLET
  •  • 319 mots

La première Conférence de Punta del Este (Uruguay), qui réunit en 1961 les États membres de l'Organisation des États américains, fut marquée par la signature de la Charte créant l'Alliance pour le progrès. Ce pacte fut présenté par le président Kennedy comme l'instrument de nouveaux rapports, fondés sur une coopération plus efficace, entre les États-Unis et les États latino-américains. La Charte s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conferences-de-punta-del-este/#i_19838

Voir aussi

Pour citer l’article

René Jean DUPUY, « PANAMÉRICANISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/panamericanisme/