PALÉOHISTOLOGIE

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Détail d’un os de l’épaule (scapula) d’un dinosaure vu au microscope optique

Détail d’un os de l’épaule (scapula) d’un dinosaure vu au microscope optique
Crédits : Damien Germain/ MNHN

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Coupe d’une défense fossile de mammouth

Coupe d’une défense fossile de mammouth
Crédits : © 2012 Museum of the Rockies, Ellen-Thérèse Lamm, University of California Museum of Paleontology Specimen -UCMP 150077, Columbian Mammoth Tusk

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Élaboration d’une lame mince en histologie et paléohistologie

Élaboration d’une lame mince en histologie et paléohistologie
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Structures de coquilles d’œufs fossiles

Structures de coquilles d’œufs fossiles
Crédits : Encyclopædia Universalis France ; photos : Delphine Angst

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Interprétations paléohistologiques

La paléohistologie permet d’apporter de nombreuses informations sur la paléoécologie et la paléobiologie des vertébrés fossiles, qui pour la plupart ne sont pas déterminables par d’autres méthodes.

Distinction entre œufs d’oiseaux et de dinosaures

Une des premières étapes en paléontologie est d’attribuer des restes fossiles à une espèce en particulier. Bien qu’il existe une large gamme d’outils et de méthodes utilisables pour cette identification, parfois seule la paléohistologie le permet. Cela a été le cas, par exemple, pour l’identification d’une partie des coquilles d’œufs fossiles découvertes dans le sud de la France. Dans cette région, des dinosaures et de grands oiseaux fossiles sont connus et pondaient des œufs. Or, à l’œil nu, il est parfois difficile de distinguer ces deux types d’œufs. Grâce à la réalisation de lames minces de ces coquilles et à leur analyse au microscope optique, il a été possible de savoir à quel type d’animal ces œufs appartenaient car la structure de leur coquille est très différente selon les cas. En effet, chez les dinosaures, la coquille est composée d’une seule couche calcifiée (couche dite sphérolitique) qui est constituée de grands cristaux de carbonate de calcium. En revanche, chez les oiseaux, elle est formée de trois couches de cristaux superposées. La couche mamillaire, la plus petite et la plus interne, comprend à sa base des noyaux mamillaires à partir desquels la minéralisation est initiée. À partir de la couche mamillaire, des cristaux de carbonate de calcium se développent sous forme de calcite en bâtonnets pour constituer la couche palissadique. Cette dernière, la plus épaisse, représente environ 80 p. 100 de l’épaisseur de la coquille. Seules ces deux couches minérales sont préservées au cours de la fossilisation. En revanche, chez les oiseaux actuels, on trouve au-dessus de la couche palissadique une troisième couche cristalline très peu épaisse, composée de petits minéraux et surmontée d’une cuticule [...]

Structures de coquilles d’œufs fossiles

Structures de coquilles d’œufs fossiles

Dessin

L'observation d'une lame mince d'une coquille d'œuf de dinosaure (en A) montre que celle-ci est constituée de grands cristaux de calcite formant alors une structure à une seule couche (couche sphérolitique). La coquille d'œuf d'un grand oiseau fossile du sud de la France (en B) montre une... 

Crédits : Encyclopædia Universalis France ; photos : Delphine Angst

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Écrit par :

  • : docteure, post-doctorante à l'université de Bristol (Royaume-Uni)

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«  PALÉOHISTOLOGIE  » est également traité dans :

OS

  • Écrit par 
  • Jean-Paul CAMUS, 
  • Armand de RICQLÈS
  • , Universalis
  •  • 15 852 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Paléohistologie »  : […] Le degré de préservation du tissu osseux chez les fossiles permet fréquemment de l'étudier avec précision. Grâce aux travaux de A. Seitz (1907), W. Gross (1934), T. /Orvig (1951), D. Enlow et S. Brown (1956-1958), W. Bryant (1936), etc., on connaît ainsi l'histoire du tissu osseux depuis les plus anciens gisements qui aient livré des restes de vertébrés identifiables (sables verts d'Estonie, grès […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/os/#i_23864

PALÉONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Édouard BOUREAU, 
  • Patrick DE WEVER, 
  • Jean PIVETEAU
  •  • 11 007 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Paléozoologie »  : […] Comme au temps de Cuvier, le paléontologue demeure toujours un « antiquaire d'une espèce nouvelle ». Il doit apprendre à restaurer les monuments passés et en déchiffrer le sens, à recueillir et à rapprocher dans leur ordre primitif des fossiles presque toujours isolés, épars, souvent mutilés, brisés ou réduits en fragments. Pour dissiper ces embarras, le paléontologue utilise un principe que lui f […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paleontologie/#i_23864

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Pour citer l’article

Delphine ANGST, « PALÉOHISTOLOGIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/paleohistologie/