PALÉOHISTOLOGIE

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Méthodes de la paléohistologie

La méthode la plus ancienne, la plus classique et la plus facile à mettre en œuvre correspond à la réalisation de lames minces. Celles-ci sont élaborées à partir d’un prélèvement de tissu fossile qui est ensuite intégré dans un bloc de résine pour préserver son intégrité. Ce bloc est poli puis découpé. Chaque section obtenue est collée sur une lame de verre et amincie par abrasion jusqu’à l’obtention d’une fine épaisseur permettant l’observation des structures souhaitées. Les lames minces peuvent alors être étudiées grâce à un microscope optique. Toutefois, cette méthode est destructrice et difficile à appliquer aux fossiles rares et précieux.

Élaboration d’une lame mince en histologie et paléohistologie

Dessin : Élaboration d’une lame mince en histologie et paléohistologie

Ce schéma représente les différentes étapes de la réalisation d'une lame mince, depuis le prélèvement jusqu'à l'obtention de la lame mince dont l'épaisseur est de l'ordre d'une dizaine de micromètres. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les avancées de l’imagerie 3D permettent désormais de réaliser des études paléohistologiques non destructrices. Pour celles qui ne nécessitent pas une haute résolution de l’image et un niveau de détail très élevé (comme la microanatomie), les instruments utilisés peuvent être des scanners tridimensionnels à rayons X (technique d’imagerie par tomographie à rayons X) de type CTscan (CT pour computed tomography) ou même des outils d’imagerie médicale tels que l’IRM (imagerie par résonance magnétique) ou la radiographie. Le CTscan est l’outil qui donne les meilleurs résultats pour l’imagerie des fossiles. Cette méthode consiste à mesurer l’absorption des rayons X par les tissus, coupe par coupe ou « tranche par tranche » (en faisant avancer le fossile au sein de la machine, ce qui permet l’obtention d’une succession de coupes virtuelles), et à reconstruire des images 2D ou 3D par traitement informatique. En revanche, dans les études de paléohistologie pour lesquelles la résolution des images doit être suffisante pour observer la structure microscopique du tissu, seule l’utilisation de l’imagerie synchrotron permet d’atteindre cette haute résolution. Toutefois, les infrastructures permettant d’obtenir de telles images synchrotron sont rares, peu disponibles et onéreuses. De plus, ces images sont difficiles à manipuler car elles sont particulièrement lourdes et nécessitent des ordinateurs très puissan [...]

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Médias de l’article

Détail d’un os de l’épaule (scapula) d’un dinosaure vu au microscope optique

Détail d’un os de l’épaule (scapula) d’un dinosaure vu au microscope optique
Crédits : Damien Germain/ MNHN

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Coupe d’une défense fossile de mammouth

Coupe d’une défense fossile de mammouth
Crédits : © 2012 Museum of the Rockies, Ellen-Thérèse Lamm, University of California Museum of Paleontology Specimen -UCMP 150077, Columbian Mammoth Tusk

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Élaboration d’une lame mince en histologie et paléohistologie

Élaboration d’une lame mince en histologie et paléohistologie
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Structures de coquilles d’œufs fossiles

Structures de coquilles d’œufs fossiles
Crédits : Encyclopædia Universalis France ; photos : Delphine Angst

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Écrit par :

  • : docteure, post-doctorante à l'université de Bristol (Royaume-Uni)

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«  PALÉOHISTOLOGIE  » est également traité dans :

OS

  • Écrit par 
  • Jean-Paul CAMUS, 
  • Armand de RICQLÈS
  • , Universalis
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Dans le chapitre « Paléohistologie »  : […] Le degré de préservation du tissu osseux chez les fossiles permet fréquemment de l'étudier avec précision. Grâce aux travaux de A. Seitz (1907), W. Gross (1934), T. /Orvig (1951), D. Enlow et S. Brown (1956-1958), W. Bryant (1936), etc., on connaît ainsi l'histoire du tissu osseux depuis les plus anciens gisements qui aient livré des restes de vertébrés identifiables (sables verts d'Estonie, grès […] Lire la suite

PALÉONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Édouard BOUREAU, 
  • Patrick DE WEVER, 
  • Jean PIVETEAU
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Pour citer l’article

Delphine ANGST, « PALÉOHISTOLOGIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 septembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/paleohistologie/