PALAIS DE TOKYO

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Un site de création contemporaine

Le bâtiment, construit en 1937 pour l'Exposition internationale remplace le musée du Luxembourg pour abriter les collections concernant les artistes vivants. Sur la rive droite de la Seine, il fait face au musée d'Art moderne de la Ville de Paris qui occupe l'aile est du bâtiment. Baptisé musée national d'Art moderne, il ne deviendra vraiment opérationnel qu'en 1947. Son premier conservateur est le poète et humaniste Jean Cassou. Les collections constituées d'importantes donations qui lui sont faites et l'organisation d'expositions, ainsi que la première des manifestations pluridisciplinaires (Les Sources du XXe siècle, 1960), permettent au musée national d'Art moderne d'occuper une place non négligeable au sein des institutions du même type.

En 1968, avec la nomination de Jean Leymarie, une génération de jeunes conservateurs entrent au musée. Ils s'appellent Dominique Bozo, Françoise Cachin, Jean Clair et Jean-Hubert Martin. Promis par la suite à de brillantes carrières, ils s'imposent en organisant une série d'expositions qui réconcilie Paris avec l'art contemporain. En 1977, l'ouverture du Centre Georges-Pompidou entraîne le transfert des collections sur le plateau Beaubourg. Commence alors une période d'installations éphémères comme l'Institut des hautes études en arts plastiques (1988-1990), la Fondation européenne pour les métiers de l'image et du son (1986-1995) ou le Centre national de la photographie (1984-1998).

En 1999, le ministère de la Culture décide de retenir le projet de deux jeunes critiques d'art, Nicolas Bourriaud et Jérôme Sans, qui vont métamorphoser totalement le lieu. Il est baptisé Palais de Tokyo, site de création contemporaine. Ils réhabilitent sans intervention massi [...]

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Maïten BOUISSET, « PALAIS DE TOKYO », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/palais-de-tokyo/