OSCAR WILDE, L'IMPERTINENT ABSOLU (exposition)

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Du triomphe aux abîmes

Comme Morris et les préraphaélites, Wilde estime que la beauté se trouve partout, dans l’art décoratif, les objets, les tissus… – ces arts dits, à tort, « mineurs ». C’est pourquoi la défense de l’art décoratif sera au centre des conférences données aux États-Unis en 1882. De ce séjour qui dure près d’un an, l’exposition montre notamment les étonnants portraits photographiques réalisés par Napoléon Sarony : Wilde pose debout ou assis, en fourrure, avec chapeau, gants ou canne. L’épisode américain lui assure un grand succès et des ressources suffisantes pour ses séjours à Paris (il y rencontrera notamment Jacques-Émile Blanche et Mallarmé) et à Londres. Pour les années qui suivent sont présentés photographies et portraits de Constance Lloyd, qu’il épouse en 1884, et de leurs deux fils, Cyril (né en 1885) et Vyvyan (né en 1886). Wilde devient rédacteur en chef d’un magazine féminin, The Lady’s World ; le plus fameux de ses livres et son seul roman, Le Portrait de Dorian Gray, est publié en 1890. Il est suivi de plusieurs pièces de théâtre dont L’Importance d’être constant (l’une des plus célèbres) et Salomé, avec les illustrations noir et blanc aux formes serpentines d’Aubrey Beardsley (certaines furent censurées). Les années 1890-1895 sont celles du triomphe de l’écrivain : de ses succès témoignent, à côté des magnifiques éditions des livres de contes ou des pièces de théâtre, les dessins de Beardsley, les caricatures de Max Beerbohm, ou encore les panneaux de Toulouse-Lautrec (1895) pour la baraque de la Goulue à la foire du Trône, où Wilde est reconnaissable parmi les spectateurs.

La Danse mauresque, H. de Toulouse-Lautrec

La Danse mauresque, H. de Toulouse-Lautrec

Photographie

La Danse mauresque, ou Les Almées, est un des deux panneaux peints pour la baraque de la Goulue à la foire du Trône à Paris. De droite à gauche, Félix Fénéon, Toulouse-Lautrec, Jane Avril et Oscar Wilde. Henri de Toulouse-Lautrec, La Danse mauresque, 1895. Huile sur toile. Musée... 

Crédits : Erich Lessing/ AKG-images

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En 1891, Wilde fait la connaissance d’Alfred Douglas, qui devient l’un de ses amants. La chute est connue ; elle ne survient pourtant qu’en 1895, quand le marquis de Queensberry, père de Douglas, dépose dans un club dont Wilde est membre une carte le traitant de sodomite. Qu’est-ce qui pousse alors Wilde à entamer contre le marquis un procès perdu d’avance ? L’Angleterre victorienne le condamne à deux ans de prison. Là, c’es [...]



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Françoise COBLENCE, « OSCAR WILDE, L'IMPERTINENT ABSOLU (exposition) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/oscar-wilde-l-impertinent-absolu/