OSCAR WILDE, L'IMPERTINENT ABSOLU (exposition)

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Le critique d’art

Né à Dublin en 1854, Oscar Wilde étudie cinq ans au Magdalen College d’Oxford où il fait la connaissance de John Ruskin puis de Walter Pater. Leurs théories esthétiques auront pour lui une importance capitale. Après le « tour » européen classique et les voyages de formation (Italie, Grèce), Wilde s’installe à Londres et fait, en 1877, ses débuts comme critique d’art de l’exposition inaugurale de la toute nouvelle Grosvenor Gallery. Il rédigera une autre recension d’exposition en ce même lieu deux ans plus tard. Si l’œuvre critique ultérieure, un recueil d’essais publié en 1891 sous le titre Intentions, est généraliste, ces deux comptes rendus le sont moins et offrent l’occasion de voir les œuvres précises commentées alors par Wilde et présentées à la Grosvenor Gallery, en opposition avec le conservatisme de la Royal Academy. Wilde estime que trois peintres sont détenteurs « des clés d’or qui ouvrent la Maison de la Beauté » : George Frederic Watts, William Holman Hunt, Edward Burne-Jones. De Watts, il admire particulièrement Orphée et Eurydice : « distinguée par toute la vigueur splendide d’un dessin noblement ordonné, la peinture possède des qualités non moins grandes de couleur » ; de Hunt, l’étonnante Dernière Lueur du crépuscule en Égypte ; de Burne-Jones, le splendide polyptique Les Jours de la Création (platinotype sur panneau de bois vitré). Il loue également William Blake Richmond (Électre sur la tombe d’Agamemnon) ou Evelyn De Morgan (La Nuit et le Sommeil), mais se montre moins enthousiaste à l’égard de James Tissot ou de James Whistler.

Ses jugements évolueront cependant : en vrai partisan de la modernité, il verra d’abord dans une peinture « une surface harmonieusement colorée sans plus de message ou de signification qu’un exquis fragment de verre de Venise ou [...]


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Françoise COBLENCE, « OSCAR WILDE, L'IMPERTINENT ABSOLU (exposition) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/oscar-wilde-l-impertinent-absolu/