O.M.I. (Organisation maritime internationale)

Depuis le mois de mai 1982, l'O.M.I. a remplacé l'Organisation maritime consultative internationale (O.M.C.I.). Ce changement reflète l'évolution qui s'était effectuée : il a conforté l'O.M.I. dans son rôle de créateur de réglementations et lui a permis d'affirmer sa position vis-à-vis d'autres organisations internationales qui auraient pu souhaiter prendre une place en matière maritime.

L'O.M.C.I. est née au début de l'été 1948, lors d'une conférence diplomatique réunie à Genève sur décision du Comité économique et social de l'O.N.U., avec pour mandat d'étudier « la création d'une organisation intergouvernementale des transports maritimes ». Mais l'organisation n'a pourtant commencé à agir que dix ans plus tard, le 17 mars 1958, lorsque le traité qui lui donnait naissance est entré en vigueur. Ce retard s'explique par les entraves que les pays scandinaves ont opposées à la mise en place d'une organisation maritime mondiale dont la vocation était en principe très large. En effet, à l'origine, l'O.M.C.I. avait non seulement une compétence dans le domaine technique, mais également une possibilité d'action en matière économique et commerciale. En réalité, l'O.M.C.I. a essentiellement limité son action au secteur de la sécurité maritime et a acquis, pour tout ce qui touche à la sécurité, une autorité telle que ses recommandations sont difficilement éludables par les gouvernements auxquels elle les adresse.

L'O.M.I., dont le siège est à Londres, est composée, comme toutes les institutions spécialisées des Nations unies, d'une Assemblée, d'un Conseil et d'un Secrétariat, mais le travail le plus efficace se fait au sein de comités : le Comité de la sécurité maritime (le plus ancien), le Comité juridique (créé en 1967), le Comité de la protection du milieu marin (créé en 1973), le Comité de la coopération technique, le Comité de la simplification des formalités. Ces comités, eux-mêmes divisés en commissions de travail selon les besoins, préparent les projets de convention internat [...]

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  • : conseiller juridique du Comité central des armateurs de France, Paris

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Pour citer l’article

Françoise ODIER, « O.M.I. (Organisation maritime internationale) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 août 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/organisation-maritime-internationale/