ORFEO ED EURIDICE (C. W. von Gluck)

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Argument

L'action se situe aux alentours du tombeau d'Eurydice : « Pour conserver l'unité de lieu de ce poème, on suppose que son tombeau est placé dans une campagne voisine du lac d'Averne, qui conduit à l'entrée des Enfers » (livret imprimé chez Delormel, 1774).

Acte I. Une ouverture conventionnelle, sans lien avec l'action, fait place à une impressionnante scène de tombeau. Le chœur chante une déploration sur la mort d'Eurydice, entrecoupée par les cris déchirants de son époux. Après que les Bergers et les Nymphes ont rendu les suprêmes honneurs à l'épouse défunte, Orphée s'abandonne à sa douleur, que seuls l'écho et la nature environnante perçoivent. L'Amour apparaît alors, et décide de lui venir en aide. Il lui ouvre les chemins de l'Enfer, mais édicte le célèbre interdit : il ne pourra regarder son aimée avant d'avoir revu le jour. Orphée s'y résout.

Acte II. La première scène (commune à toutes les versions) se situe au seuil des Enfers. Orphée fait face au chœur des Furies et à Cerbère qui lui interdisent le passage. Il les charme peu à peu par ses chants. « Tout cède à la douceur de son art enchanteur, il est vainqueur. » La seconde scène nous conduit aux champs Élysées, le séjour des « Ombres heureuses ». La version de Paris, plus développée, fait entendre un ballet (avec son célèbre solo de flûte) puis un air d'Eurydice (devenue « Une Ombre heureuse » dans la version Berlioz). Les versions coïncident ensuite, avec l'air d'Orphée découvrant la paix qui règne en ces lieux. Le chœur des Ombres heureuses conduit Eurydice auprès de son époux impatient. Un ballet conclut l'acte dans la version de 1774.

Acte III. Eurydice retrouve Orphée. Son bonheur est vite terni par le doute : pourquoi son époux ne veut-il pas la regarder ? Le dialogue, de plus en plus véhément, fait place à un duo où l'incompréhension se mue en désespoir. « Ne me rends-tu la vie que pour les tourments ? » Eurydice, en larmes, ne trouve plus la force de respirer. Orphée se retourne pour la secourir : elle expire alors dans ses bras. Au comble du désespoir, Orphée chante alors son air célèbre : « [...]


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Écrit par :

  • : professeur d'analyse et de culture musicale à l'École nationale de musique de Montbéliard et au Conservatoire national supérieur de musique de Paris

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Pour citer l’article

Denis MORRIER, « ORFEO ED EURIDICE (C. W. von Gluck) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/orfeo-ed-euridice/