OPTIQUEOptique cohérente

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Cohérence spatiale

L'autre aspect, la cohérence spatiale, tient aux dimensions de la source. Deux atomes voisins émettent des trains d'ondes, dont la phase relative varie très vite, et au hasard. Par le biais de la séparation en demi-trains d'ondes, chaque atome donne naissance à une figure d'interférences stable, et nous observons la superposition des deux, c'est-à-dire une nouvelle interférence. Toujours en raison de la rapidité de la succession des trains d'ondes, nous ne pouvons voir qu'une moyenne. Le calcul montre dans ces conditions que l'intensité lumineuse observée est simplement la somme des intensités qui seraient dues à chacun des atomes agissant isolément. Il se peut que le changement d'atome émetteur ne modifie pas sensiblement le retard introduit entre les deux demi-trains d'ondes. Les diverses figures d'interférences se superposent exactement, ce que nous pouvons interpréter en admettant que les dimensions de la source sont sans influence sur la cohérence de la lumière. C'est le cas – entre autres – des interférences responsables des bulles de savon. Dans la majorité des cas, toutefois, le retard de marche dépend de la position du point source. Supposons la lumière pratiquement monochromatique, pour obéir à la condition de cohérence temporelle. Si nous voulons que la figure d'interférences due au second atome ne brouille pas celle formée par le premier, il faut que la variation de retard de marche associée au changement de point source soit petite devant la longueur d'onde : une variation d'une demi-longueur d'onde fait passer d'une interférence constructive à une interférence destructive, dont la superposition donne naissance à un éclairement uniforme. Pour la quasi-totalité des interféromètres, cette condition est respectée tant que l'inclinaison des rayons lumineux s'écarte peu d'une valeur moyenne. En d'autres termes, la source doit être vue depuis l'interféromètre sous un « petit angle », le « petit » dépendant de l'interféromètre particulier, et, dans une moindre mesure, de la longueur d'onde. Dans un laser, cette condition est obtenue grâce à [...]

Cohérence spatiale

Dessin : Cohérence spatiale

Cohérence spatiale. Les deux demi-trains d'ondes T1 et T2 issus de S interfèrent en P. L'interférence des demi-trains d'ondes T'1 et T'2, qui n'ont pas parcouru le même chemin est différente et peut compenser celle due à T1 et... 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 7 pages

Médias de l’article

Laser

Laser
Crédits : Planeta Actimedia S.A.© Encyclopædia Universalis France pour la version française.

vidéo

Cohérence temporelle

Cohérence temporelle
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Cohérence spatiale

Cohérence spatiale
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Interféromètre stellaire de Michelson, 2

Interféromètre stellaire de Michelson, 2
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Afficher les 4 médias de l'article


Écrit par :

  • : agrégé de sciences physiques, docteur ès sciences, maître de conférences à l'université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie

Classification

Autres références

«  OPTIQUE  » est également traité dans :

OPTIQUE - Principes physiques

  • Écrit par 
  • Pierre CHAVEL, 
  • Pierre FLEURY, 
  • Christian IMBERT
  •  • 3 794 mots
  •  • 6 médias

Toute classification des domaines de l'optique est en partie arbitraire et comporte de nombreux recouvrements. L'optique géométrique s'appuie essentiellement sur la notion de rayons lumineux susceptibles de fournir des images qu'on observe à l'aide de lunettes ou de microscopes, qu'on enregistre par photographie ou qu'on forme sur d'autres récepteurs physiques pour recevoir des […] Lire la suite

OPTIQUE - Images optiques

  • Écrit par 
  • Michel CAGNET
  •  • 5 743 mots
  •  • 30 médias

Les « pièces optiques » (lentilles et parfois miroirs), seules ou convenablement associées – on dira dans tous les cas les « systèmes optiques » –, permettent d'obtenir d'un objet, lumineux par lui-même ou parce qu'il est convenablement éclairé, une image destinée à agir sur un récepteur tel que l'émulsion photographique ou, le plus souvent, l'œil. Qu'elle soit réelle (observab […] Lire la suite

OPTIQUE - Optique instrumentale

  • Écrit par 
  • Albert ARNULF
  •  • 6 768 mots
  •  • 11 médias

On appelle « instrument d'optique » tout système formant l'image d'un objet sur un ou plusieurs récepteurs sensibles à la lumière et dont le rôle est de percevoir ou d'exploiter cette image. Par exemple, une lunette comporte plusieurs lentilles formant l'image et un récepteur associé, généralement l'œil ; la cinématographie fait intervenir deux instruments, […] Lire la suite

OPTIQUE - Optique électronique

  • Écrit par 
  • Albert SEPTIER
  •  • 4 860 mots
  •  • 2 médias

L'optique électronique ou plus généralement l'optique corpusculaire s'intéresse aux trajectoires d'électrons libres accélérés, et à tous les procédés permettant de guider ces particules dans un espace où règne un vide poussé.On peut en effet se servir d'électrons issus d'une surface émissive pour obtenir l'image de cette surface sur un écran fluorescent, ou bien utiliser ces électrons accélérés so […] Lire la suite

OPTIQUE - Optique non linéaire

  • Écrit par 
  • Daniel RICARD
  •  • 4 941 mots
  •  • 5 médias

L'optique non linéaire est l'ensemble des phénomènes qui résultent de la non-linéarité de la réponse d'un milieu matériel à l'action d'une onde électromagnétique du domaine optique. Elle est une conséquence de l'invention du laser : le premier exemplaire a été construit en 1960 ; la première expérience d'optique non linéaire fut faite en 1961 (génération de second harmonique) ; dès 1962, la plupar […] Lire la suite

ASHKIN ARTHUR (1922-2020)

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 1 269 mots
  •  • 1 média

Le physicien américain Arthur Ashkin a reçu le prix Nobel de physique en 2018 pour ses « inventions révolutionnaires dans le domaine de la physique des lasers ». Né le 2 septembre 1922 à New York, au sein d’une famille d’origine juive ukrainienne, Ashkin a passé sa jeunesse dans le quartier de Brooklyn, à New York. Son père, Isadore Aschkinase, émigré aux États-Unis en 1909, naturalisé et ayant a […] Lire la suite

BABINET THÉORÈME DE

  • Écrit par 
  • Josette CACHELOU
  •  • 163 mots

Considérons une source lumineuse ponctuelle A dont un système optique donne une image ponctuelle A′. Limitons maintenant l'ouverture du système soit par un écran percé d'un petit trou T, soit par l'écran complémentaire E, c'est-à-dire ayant la forme du trou T. Autour de A′, dans une région normalement non éclairée, on observe une figure de diffraction. Babinet a démontré que les anneaux de diffrac […] Lire la suite

CHAMBRE NOIRE ou CHAMBRE OPTIQUE, reproduction graphique

  • Écrit par 
  • Jean RUDEL
  •  • 514 mots

L'invention de la camera oscura (chambre obscure dite aussi chambre noire) comme moyen de reproduction d'une image et son exploitation perspective remonte à des temps très anciens. Déjà Aristote, dans ses Problematica avait fait remarquer que les rayons passant par une ouverture constituaient une image dont la grandeur augmentait à mesure que s'accroissait la distance à partir de l'ouverture. Dè […] Lire la suite

CINÉMASCOPE

  • Écrit par 
  • Victor BACHY
  •  • 239 mots

Le premier des procédés de film large projeté sur grand écran qui ait connu un grand succès commercial ( La Tunique , de H. Koster, 1953). Le Cinémascope est fondé sur un procédé optique très ancien, l'anamorphose, qui, par un jeu de miroirs et de lentilles, comprime l'image dans le sens vertical et la restitue ensuite dans sa largeur normale. Le physicien et inventeur français Henri Chrétien (187 […] Lire la suite

COULEUR

  • Écrit par 
  • Pierre FLEURY, 
  • Christian IMBERT
  •  • 7 848 mots
  •  • 21 médias

Les radiations lumineuses perçues par notre œil se distinguent non seulement par leurs intensités, mais aussi par des caractéristiques qualitatives, leurs couleurs, qui n'ont d'abord été définies que par des comparaisons souvent grossières : les lumières comparables à celle du jour sont dites blanches, celles qui nous viennent de la plupart des feuilles au printemps sont vertes... Les mêmes adject […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Michel HENRY, « OPTIQUE - Optique cohérente », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 septembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/optique-optique-coherente/