ONTOLOGIE

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Métaphysique et ontologie

Jusqu'à Kant, l'histoire de l'être, c'est l'histoire de la métaphysique. Et pourtant la question de l'être ne s'y épuise pas ; c'est même parce que la question est plus grande que la réponse de la métaphysique qu'elle ne cesse de renaître sous des formes nouvelles.

On se bornera, dans ce paragraphe, à rapporter la position du problème dans la philosophie grecque, en se limitant même à Parménide, Platon et Aristote, chez qui se discernent le noyau de tous les problèmes et l'origine de toutes les apories. Non pas qu'on ait l'illusion de croire qu'il ne s'est rien passé après Aristote. Le néo-platonisme, la philosophie scolastique, le cartésianisme – sans oublier Malebranche, Spinoza et Leibniz – constituent une série de continents philosophiques qui ont chacun leur configuration propre. Mais, avec Platon et Aristote, toutes les décisions sont prises qui commandent le destin de la métaphysique ; avec eux est déjà atteint quelque chose comme la fin du commencement.

L'être de Parménide

Si l'on fait ici une place à Parménide, alors qu'on sacrifie tant de grands auteurs dont on a gardé autre chose que des fragments, c'est que le Poème de Parménide permet de ressaisir l'affirmation ontologique en deçà de la métaphysique. « Il est », dit le Poème de Parménide ; ce disant, le penseur ne donne pas de sujet au verbe être ; il le laisse être dans sa nudité et sa globalité. Voilà l'ontologie avant la métaphysique ; toutes les fois que l'interrogation humaine revient à « il est » et se demande ce que cela veut dire, elle reprend contact avec le sol ontologique de la pensée. Mais Parménide dit aussi : « Penser e [...]

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Écrit par :

  • : professeur émérite à l'université de Paris-X, professeur à l'université de Chicago

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ABSOLU

  • Écrit par 
  • Claude BRUAIRE
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Dans le chapitre « Sens et existence »  : […] Lorsqu'on tente d'analyser l'absolu, pour énumérer les attributs qui lui conviennent, on le considère comme un objet d'investigation dont on ferait le tour pour reconnaître ses contours et sa manière d'être propre. En termes théologiques, il s'agit de dresser la liste des attributs divins en s'efforçant d'opérer leur conciliation. La pensée erre d'un attribut à l'autre, comme s'ils faisaient cerc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/absolu/#i_51

ANALOGIE

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Dans le chapitre « La tradition antique et médiévale »  : […] L'histoire du concept philosophique d'analogie, dont la théorie de l'« analogie de l'être » est un moment essentiel mais non exclusif, peut être aujourd'hui retracée indépendamment des deux modèles de description qui ont longtemps prévalu dans la tradition historiographique de l'«  aristotélisme médiéval » : l'interprétation strictement « aristotélicienne » et l'interprétation « aristotélico- thom […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/analogie/#i_51

ARISTOTE

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Dans le chapitre « Être quelconque et être suprême »  : […] Cette dualité est déjà saisissable dans le célèbre Proœmium (Prologue) de la Métaphysique (A, 1 et 2), où Aristote analyse l'idée traditionnelle de la philosophie. S'il est clair que la philosophie est un savoir de type scientifique qui s'élève au-dessus de la sensation par l'intermédiaire de l'imagination, de la mémoire et de cette première forme de gé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_51

ARISTOTÉLISME MÉDIÉVAL

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  • Alain de LIBERA
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Dans le chapitre « L'« aristotélisme commun » et la représentation de la nature »  : […] Restent les données de fond de l'aristotélisme, ce qu'on pourrait appeler l'« aristotélisme commun », la multitude des emprunts et des garanties que la science et les sciences aristotéliciennes fournissent au savoir médiéval. La matière est ici inépuisable. L'idée même de science et des critères de la scientificité est, durant toute la période scolastique, proprement aristotélicienne : le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristotelisme-medieval/#i_51

ASÉITÉ

  • Écrit par 
  • Marie-Odile MÉTRAL-STIKER
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Appartenant strictement à la langue philosophique, le terme « aséité », qui évoque inévitablement la causa sui de Spinoza, désigne la propriété de ce qui a sa propre raison d'être en soi-même et n'est pas relatif à un autre pour ce qui est de son existence. Sur ce sens général, Aristote, Descartes et Spinoza sont d'accord. Mais les conceptions de l'aséité sont relativement é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aseite/#i_51

BADIOU ALAIN (1937- )

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  • Elie DURING
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Dans le chapitre « Le multiple pur »  : […] La philosophie d'Alain Badiou se présente donc comme une nouvelle doctrine de la vérité, étayée sur une théorie générale de l'événement. Mais cette pensée de l'exception, de la césure, est aussi une pensée de l'immanence radicale. En effet, les vérités (elles-mêmes multiples et non totalisables) ne sont nullement séparées du multiple, bien qu'elles ne se confondent pas avec lui. Elles coïncident a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alain-badiou/#i_51

CASSIN BARBARA (1947- )

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  • Jean-Baptiste GOURINAT
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Dans le chapitre « L’aventure de la traduction »  : […] Née le 24 octobre 1947 à Boulogne-Billancourt, elle est d’abord l’élève des philosophes Michel Deguy et Jean Beaufret, qui ont grandement contribué à l’introduction de la pensée de Martin Heidegger en France. Grâce à Jean Beaufret, elle participe au mythique séminaire du Thor, près de L’Isle-sur-la-Sorgue, qui se tint chez René Char en 1969, en présence de Heidegger. L’empreinte de la pensée de c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/barbara-cassin/

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Dans le chapitre « Plans de la pensée catégoriale »  : […] La pensée grecque fournit des éléments suffisants pour situer la pensée catégoriale dans la connaissance. a)  Rien dans la philosophie grecque classique ne saurait être dit correspondre à la distinction entre ontologie matérielle et ontologie formelle. Il est vrai que l'Un, corrélat de l'Être selon Aristote ( Métaphysique , 1003  b sqq.), amène à un ent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/categories/

CONCEPTUALISME, philosophie

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Le terme « conceptualisme » s'emploie en deux sens qui ne sont pas compatibles. Dans l'acception la plus largement répandue, on entend par conceptualisme l'ensemble des systèmes philosophiques qui considèrent les Idées (ou Formes) comme immanentes aux choses sensibles, alors que le réalisme platonicien les affirme transcendantes à celles-ci. Appelons cette forme de conceptualisme « conceptualisme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conceptualisme-philosophie/#i_51

CONNAISSANCE

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  • Jean LADRIÈRE
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Dans le chapitre « Mise en question de l'idée de représentation »  : […] Il faudrait évoquer ici la problématique heideggérienne de la déconstruction de la métaphysique, qui contient une mise en question radicale de l'idée de représentation (on remarquera d'emblée que cette mise en question englobe la tentative phénoménologique, interprétée elle-même comme relevant encore d'une « métaphysique de la subjectivité »). Cette problématique doit être comprise sur le fond d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/connaissance/#i_51

CROYANCE

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  • Paul RICŒUR
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Dans le chapitre « La « doxa » des Grecs : croyance et opinion »  : […] C'est donc de la doxa des Grecs qu'il faut partir, de son sens majeur d' opinion et de son sens mineur d' opiner . Là est la source de la double évaluation philosophique de la croyance (nous dirons désormais : croyance-opinion et opiner-juger). Dès le Poème de Parménide, dont il ne nous reste que des fragmen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/croyance/#i_51

DERRIDA JACQUES (1930-2004)

  • Écrit par 
  • Catherine MALABOU
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Dans le chapitre « Une autre définition de l'écriture »  : […] La « grammatologie » ne se propose pas de réhabiliter l'écriture au sens courant de simple transcription de la parole, mais de la redéfinir comme trace, écart imperceptible qui disjoint la présence. Cette écriture, qui englobe tout le champ du langage, c'est-à-dire aussi la parole, se définit encore comme archi-écriture ou archi-trace, toujours dissimulée par le fantasme d'une parole qui rêve de c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-derrida/#i_51

DESCARTES (R.), en bref

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 206 mots

Populaire au point d'avoir produit un adjectif – « cartésien » – devenu synonyme d'une certaine forme d'esprit (la foi en l'évidence rationnelle), la pensée de Descartes marque une rupture décisive dans l'histoire de la pensée occidentale. Homme de sciences (mathématiques et optique lui sont redevables de découvertes fondamentales), Descartes fonde la philosophie moderne. Il est à la naissance du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/descartes-r-en-bref/#i_51

DESCARTES RENÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 12 477 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La preuve ontologique »  : […] On trouve pourtant, chez Descartes, une autre preuve de l'existence de Dieu, celle que Kant nommera la preuve ontologique. Dans les Principes , elle est exposée la première. Dans les Méditations , elle se trouve dans la Méditation cinquième . Il s'agit, cette fois, de conclure l'existence de Dieu de l'analyse même de son idée, par u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-descartes/#i_51

DESCRIPTION ET EXPLICATION

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 337 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'explication, réduction de l'arbitraire de la description »  : […] Des comparaisons entre les théories de l'explication nous pouvons conclure ce qui suit. D'abord, l'explication et la description comportent l'emploi d'un langage et d'une ontologie : ce langage contient des règles génératives qui, à partir des propositions et entités primitives, en produisent d'autres. En principe, pour décrire, une générativité pauvre suffit, et l'ontologie est fournie par l'ob […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/description-et-explication/#i_51

DIEU - Problématique philosophique

  • Écrit par 
  • Jacques COLETTE
  •  • 5 672 mots

Dans le chapitre « Dieu et l'intellect »  : […] L'intellect ( nous en grec) est ce qu'il y a en l'homme de divin, et la pensée du divin est tout entière dominée par la relation de l'intellect et de l'intelligible. C'est là une donnée de base de l'aristotélisme. Dieu est pensé comme l'excellence d'une vie parfaite, plaisir ininterrompu, pensée de la pensée. Il meut toutes choses en tant qu'objet d'amour. Mais, comme les di […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dieu-problematique-philosophique/#i_51

DIEU PREUVES DE L'EXISTENCE DE

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 1 014 mots

Au long de l'histoire de la philosophie, les preuves de l'existence de Dieu varient selon le type d'argument choisi pour les fonder. Le philosophe peut partir de l'expérience qu'il fait de la contingence du monde, et en inférer, se plaçant à différents points de vue, l'existence nécessaire d'un Dieu soutenant dans l'être et expliquant à la pensée la contingence de l'expérimenté. C'est ainsi que to […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preuves-de-l-existence-de-dieu/#i_51

ÉLÉATES (VIe-Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Henri Dominique SAFFREY
  • , Universalis
  •  • 1 038 mots

Dans le chapitre « Le monisme éléatique »  : […] Parce qu'il avait purifié et unifié la notion de dieu, on comprend qu'une tradition dont Aristote est le premier témoin ( Métaphysique , I, 5, 986 b 21) ait pu faire de Xénophane le maître de Parménide, le véritable fondateur du monisme éléatique. Cette dépendance a paru tellement incroyable aux historiens modernes qu'ils ont cherché à renverser ce rapport, et Karl Reinhardt […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eleates/#i_51

ESSENCE, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 493 mots

Important terme philosophique ayant une très longue histoire. L'essence d'un être, c'est ce qu'il est vraiment, ce qui fait qu'il est ce qu'il est. « L'essence coïncide avec ce qu'il y a de plus intime et de presque secret dans la nature de la chose, bref ce qu'il y a en elle d'essentiel » (É. Gilson : L'Être et l'essence ). C'est aussi ce qui d'un être est pensé comme immuab […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/essence-philosophie/#i_51

ÊTRE, philosophie

  • Écrit par 
  • Giulio GIORELLO
  •  • 4 682 mots

La « question sur l'être » traverse l'histoire de la philosophie. Pour certains, elle serait le motif même de cette histoire, les différences entre les philosophies découlant, au plus profond, de la diversité des réponses à la question sur l'être. Dans ces termes, l'histoire de la philosophie se confondrait avec l'histoire du sens de l'être ou, plus fortement encore, avec les modalités de la « dis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etre-philosophie/#i_51

L'ÊTRE ET LE NÉANT, Jean-Paul Sartre - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 768 mots
  •  • 1 média

C'est durant la « drôle de guerre » que Jean-Paul Sartre (1905-1980) élabore cette somme d'« ontologie phénoménologique » qui paraît en 1943 sous le titre de L'Être et le Néant. Essai d'ontologie phénoménologique , donnant à l'existentialisme français son véritable départ. Avec ce livre, Sartre inaugure un style nouveau en philosophie : les analyses réflexives y deviennent in […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-etre-et-le-neant/#i_51

EXISTENTIAL

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 455 mots

Terme technique de l'ontologie professée par Martin Heidegger et exposée par lui dans L'Être et le Temps ( Sein und Zeit , 1927). Depuis lors, ce terme a été repris par différentes écoles existentialistes, mais non par toutes. Il y a lieu de bien distinguer entre « existentiel » et « existential ». Est existentiel tout ce qui se rapporte à la façon dont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/existential/#i_51

FORME

  • Écrit par 
  • Jean PETITOT
  •  • 27 547 mots

Dans le chapitre « Ontologie qualitative et physique du sens »  : […] Les remarques qui précèdent indiquent qu'il est légitime de penser qu'on dispose à l'heure actuelle d'éléments de phénophysique aussi bien sur le plan technique que sur le plan épistémologique. Sur cette base, il est justifié de reprendre de fond en comble le problème phénoménologique et ontologique de la forme. Ce programme de recherche dépasse la physico-chimie et la thermodynamique en tant que […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/forme/

HEIDEGGER MARTIN

  • Écrit par 
  • Jean BEAUFRET, 
  • Alphonse DE WAELHENS, 
  • Claude ROËLS
  •  • 5 248 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le projet initial de Heidegger »  : […] À la vérité – et Husserl ne s'y trompa point, bien qu'il n'ait jamais compris le véritable sens de l'œuvre de celui qui fut d'abord son disciple –, L'Être et le Temps inaugura dès le départ une réflexion qui était très différente de celle de Husserl et qui devait s'en éloigner toujours davantage. Les premières lignes du livre nous en avertissent déjà : c'est l' ontologie (te […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/martin-heidegger/#i_51

HERMÉNEUTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 3 284 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La compréhension comme modalité de l'être-au-monde (M. Heidegger)  »  : […] Avec la philosophie de Martin Heidegger (1889-1976), la réflexion sur le statut philosophique de l'herméneutique connaît un virage décisif. Tournant résolument le dos aux préoccupations techniques et épistémologiques de F. Schleiermacher et de W. Dilthey, Heidegger s'intéresse exclusivement à la compréhension et à l'explicitation ( Verstehen/Auslegung ) comme manières d'être […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hermeneutique/#i_51

HISTORICITÉ

  • Écrit par 
  • Hans Georg GADAMER
  •  • 6 441 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Existence et finitude »  : […] C'est d'abord dans sa Psychologie des conceptions du monde ( Psychologie der Weltanschauungen , 1919) que Karl Jaspers a exposé sa doctrine des situations limites ; il l'a plus tard développée, en lui donnant une signification fondamentale, dans son ouvrage Philosophie . Mais, plus radicalement que lui, Heidegger a élevé la questio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/historicite/#i_51

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 495 mots

Dans le chapitre « Malebranche »  : […] L'idéalisme est le fait de penseurs qui viennent après Descartes. Plus cartésiens que le maître, ils sont tout près de trouver en lui des vestiges de scolastique et d'infrarationnel. Malebranche et Berkeley, dont les doctrines comportent des analogies et des différences, sont des ecclésiastiques en réaction contre le thomisme et l'aristotélisme, qu'ils jugent trop laïques. Ils ne se doutent pas qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_51

JONAS HANS (1903-1993)

  • Écrit par 
  • Nicolas TERTULIAN
  •  • 1 276 mots

Le trajet philosophique de Hans Jonas a connu une ligne de développement sinueuse, sur laquelle on peut distinguer au moins trois étapes. Si les recherches sur la gnose et le gnosticisme ont dominé au début de son activité théorique, il s'est orienté, à partir de la Seconde Guerre mondiale, vers les questions d'ontologie, pour se concentrer finalement sur les questions d'éthique. Profondément marq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hans-jonas/#i_51

LANGAGE PHILOSOPHIES DU

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI, 
  • Paul RICŒUR
  •  • 23 532 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Phénoménologie du langage »  : […] Comment la réalité doit-elle être faite pour que des signes apparaissent qui la représentent et la désignent ? Cette question était posée à partir du langage dans les philosophies antérieures : c'était le problème de la référence, et plus précisément de la référence identifiante qui, avec Strawson, conduisait hors du langage et débouchait sur la notion des particuliers de bas […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-du-langage/#i_51

LÉVINAS EMMANUEL (1905-1995)

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 3 188 mots

Dans le chapitre « Autrui me regarde : l'épiphanie du visage »  : […] L'expérience du « déchirement profond d'un monde attaché à la fois aux philosophes et aux prophètes » ( Totalité et Infini ) est un aspect du thème central autour duquel gravite Totalité et Infini , qu'explicite le sous-titre : Essai sur l'extériorité . Lévinas cherche à étayer par des descriptions phénoménologiques originales sa t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-levinas/#i_51

LIBERTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 11 650 mots
  •  • 1 média

La question de la liberté peut être abordée à trois niveaux différents, dont chacun fait appel à un type propre de discours. À un premier niveau, celui du langage ordinaire, « libre » est un adjectif qui caractérise certaines actions humaines présentant des traits remarquables : ce sont des actions intentionnelles ou faites dans une certaine intention ; on les explique par des motifs, en donnant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte/#i_51

MERLEAU-PONTY MAURICE (1908-1961)

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 3 508 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le problème de la fin de l'histoire »  : […] On avait donc raison de penser que l'évolution de Merleau-Ponty trahit un incessant rapprochement de Heidegger. Entre eux, pourtant, la distance demeure grande : elle apparaît dès qu'on considère les thèmes de réflexion qui sont familiers à l'un et à l'autre. C'est ainsi que même dans Le Visible et l'Invisible le thème de l' ontologie n'est que rarement explicite. Certes, en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maurice-merleau-ponty/#i_51

MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 9 360 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La métaphysique d'Aristote »  : […] Comme le remarque Heidegger, la métaphysique d'Aristote répond à deux soucis, par elle confondus et cependant distincts : celui de l'être, celui de la découverte des premiers principes, soucis qu'on vient de rencontrer chez Platon, mais qui prennent ici une forme nouvelle. Toutes les sciences portent sur un genre déterminé d'être, sur des objets spécifiés et considérés en leur particularité propre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/#i_51

MOI

  • Écrit par 
  • Catherine CLÉMENT, 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 12 471 mots

Dans le chapitre « L'héritage de Descartes »  : […] Husserl sera le dernier à lui faire crédit ; ou plutôt il ne recommencera le cartésianisme qu'en le modifiant. S'il recourt au procédé de la suspension du monde, ce n'est pas pour atteindre un cogito qui ne penserait qu'à lui, qui ne penserait que lui ; c'est pour tirer à la lumière la structure intentionnelle de toute connaissance objective. Il n'admet qu'un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moi/#i_51

MONDE

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 5 934 mots

Dans le chapitre « L'horizon de la question du fondement »  : […] Déjà, comme on l'a vu, l'analyse de la notion de monde dans le contexte d'une réflexion sur l'expérience préréfléchie conduit à une problématique de fondement. Mais l'étude de la nature, telle que la pratique la science, semble devoir soulever également, de son côté, un problème de fondement. La physique a donc créé des concepts qui ont un pouvoir totalisant à l'égard des phénomènes de la nature. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/monde/#i_51

LE MOT ET LA CHOSE, Willard van Orman Quine - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI
  •  • 961 mots

Dans le chapitre « Ce qu'il y a »  : […] Si l'enquête de Quine paraît se concentrer sur des questions relatives au langage, elle n'en est pas moins clairement orientée, à travers le problème de la référence, vers une dimension ontologique des problèmes, qui se manifeste dans les interrogations formulées dans les derniers chapitres du livre. Dans le tout dernier, notamment, Quine pose à nouveaux frais la question du nominalisme et du réal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-mot-et-la-chose/#i_51

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « Grammaire, logique et théologie »  : […] Contrairement à ce que suggère le mot d'ordre bonaventurien de reductione artium ad theologiam , l'interdépendance des disciplines, tout particulièrement des arts du langage et de la théologie, ne signifie pas que la logique médiévale n'ait eu qu'une fonction de « servante » ( philosophia ancilla theologiae ). Au vrai, la réflexion théologique est si peu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_51

NÉANT

  • Écrit par 
  • Jean LEFRANC
  •  • 3 210 mots

Dans le chapitre « « L'homme est l'être par qui le néant arrive au monde » »  : […] Malgré la part faite aux références germaniques, c'est à partir de Descartes que Jean-Paul Sartre va élaborer une ontologie dualiste indiquée par le titre même de son ouvrage L'Être et le Néant et dont la première partie porte sur « le problème du néant ». En face de la massivité, de la matérialité de l'être des choses qui ne sont jamais que ce qu'elles sont et coïncident a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neant/#i_51

NIETZSCHE FRIEDRICH

  • Écrit par 
  • Jean GRANIER
  •  • 9 775 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'idéal onto-théologique »  : […] On discerne le postulat qui soutient tout l'édifice de la métaphysique : la croyance à l'harmonie préétablie entre le réel et les exigences humaines. En découlent l'affirmation que l'« être » est une substance supra-sensible ainsi que la définition de l'essence de la vérité. Le critère de la vérité est d'être gratifiante, béatifiante. Les opérations de l'intelligence et les élans du cœur doivent t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/friedrich-nietzsche/#i_51

NOMINALISME

  • Écrit par 
  • Paul VIGNAUX
  •  • 3 602 mots

Dans le chapitre « La théorie des distinctions »  : […] Dans le commentaire d'Ockham sur le Livre des sentences de Pierre Lombard, les cinq Questions sur les universaux sont posées en vue d'une sixième sur « l' univocité » de « l'être » que le théologien dit de Dieu comme des créatures ; ce terme garde-t-il le même sens comme gardent le même sens les prédicats spécifiques ou génériques appliqués aux individus ou aux espèces ? L'ex […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nominalisme/#i_51

NON & NÉGATION, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 962 mots

Opérateur linguistique de la négation, « non » apparaît dans le dialogue ou dans l'interaction comme réponse à l'interlocuteur ou au partenaire et exprime soit le rejet d'une croyance, soit le refus de la poursuite d'un processus. On peut distinguer : La réponse à une simple interrogation, qui met fin à son indétermination et à son ambivalence : « As-tu bien dormi ? — Non ! » Le non équivaut à une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/non-et-negation-philosophie/#i_51

NON-ÊTRE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 355 mots

Le non-être n'est pas le néant, si l'on entend par néant la simple absence d'être (l'idée de néant ne surgit qu'après coup, de façon imaginaire, comme suppression de l'être). Au sens le plus fort, le non-être est la part de négativité qui est présente dans le réel ou bien le pouvoir de négation qui appartient à l'esprit. Par réaction contre une conception de l'être pur (Parménide), Platon a découv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/non-etre/#i_51

PARMÉNIDE (VIe-Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Clémence RAMNOUX
  •  • 2 233 mots
  •  • 1 média

Les indications de Diogène Laërce situent la maturité de Parménide autour de 500 avant J.-C. et en font un contemporain d'Héraclite. Celles de Platon la situent autour de 480. Dans son Parménide , Platon place Socrate en position d'étudiant par rapport à Zénon, et Zénon en position de disciple par rapport à Parménide. Ce qui vaut dans ce témoignage, c'est moins une histoire, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parmenide/#i_51

SOPHISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG, 
  • Barbara CASSIN
  •  • 6 775 mots

Dans le chapitre « De l'ontologie à la logologie »  : […] Si la philosophie veut réduire la sophistique au silence, c'est sans doute parce que, à l'inverse, la sophistique produit la philosophie comme un fait de langage. Sur la nature ou sur le non-étant  : le titre conservé par Sextus Empiricus ( Adv. Math. , VII, 65) au traité de Gorgias est provocant. C'est le titre même donné aux écrits de presque tous les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sophistique/#i_51

PHÉNOMÉNOLOGIE

  • Écrit par 
  • Renaud BARBARAS, 
  • Jean GREISCH
  •  • 7 227 mots

Dans le chapitre « La phénoménologie après Husserl »  : […] En vertu de son caractère arborescent et inachevé, l'œuvre de Husserl ne pouvait que donner lieu à une postérité complexe. La structure de l'œuvre du maître excluait l'orthodoxie. Il n'en reste pas moins qu'il y a une unité des pensées que l'on qualifie de « phénoménologies » – par-delà le souci de fidélité aux phénomènes fréquemment invoqué – et que cette unité se comprend à partir de Husserl : t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomenologie/#i_51

PHILOSOPHIE ANALYTIQUE

  • Écrit par 
  • Francis JACQUES, 
  • Denis ZASLAWSKY
  •  • 13 431 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'analyse linguistique et conceptuelle »  : […] Comme on l'a bien vu jusqu'ici, les rapports sont particulièrement étroits entre la philosophie analytique actuelle et la recherche linguistique au sens technique du terme : en un sens, la « philosophie du langage » n'est plus très différente, aujourd'hui, de ce que les linguistes – sous son influence d'ailleurs – appellent la « pragmatique ». Pourtant, il y a toujours eu, depuis les débuts de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie-analytique/#i_51

PHILOSOPHIQUES SYSTÈMES

  • Écrit par 
  • Jacques MOUTAUX
  •  • 6 726 mots

Dans le chapitre « Les décisions fondatrices de l'histoire de la philosophie comme étude des systèmes »  : […] Ces définitions fondatrices définissent une discipline philosophique positive et autonome dont les tâches et les méthodes sont déterminées par le fait philosophique lui-même, par les prétentions, les exigences et la dignité de la justification rationnelle en philosophie ; elles excluent donc toutes les attitudes qui négligent, méconnaissent, mécomprennent, ignorent ou refusent la systématicité phi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systemes-philosophiques/#i_51

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 741 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La pensée des essences et la réminiscence »  : […] Les choses sensibles étant sans cesse emportées par le devenir, le discours ne peut pas les dire sans être condamné à se contredire. Les « antilogiques » exploitent ces contradictions et en déduisent l'impossibilité de tout raisonnement vrai ; ils n'ont pas tort, s'il n'y a de réalité que sensible. On ne peut parler et penser en vérité que si le devenir n'est pas la totalité de ce qui est et de c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_51

POÈME, Parménide - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 786 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'affirmation ontologique »  : […] Selon toute apparence et de façon assez simple, il est possible de diviser ce qui nous reste du poème (connu avant tout par l'entremise de Théophraste, Simplicius, Sextus...) en trois parties : une première, mythique, disant l'initiation par la déesse Vérité, une seconde proprement philosophique, voire « métaphysique » avant la lettre, décrivant « la Voie de la Vérité », et enfin une partie « cosm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poeme/#i_51

QUINE WILLARD VAN ORMAN (1908-2000)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 1 566 mots

Dans le chapitre « Une certaine idée de la philosophie »  : […] La philosophie n'a, pour Quine, ni objet propre à explorer, ni méthode autonome, ni sources spécifiques, ni point de vue privilégié ; elle n'a aucune capacité particulière à assurer quelque fondement que ce soit, ni aucune affinité spéciale pour les questions qui sont encore irrésolues ou qui sont réputées devoir provisoirement échapper à l'examen scientifique. Elle est une affaire sérieuse qui, a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/willard-van-quine/#i_51

RÉALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 966 mots

Dans le chapitre « Historique »  : […] Anciens et médiévaux sont réalistes. Les présocratiques commencent par un réalisme de la substance, qui pouvait être, dans les cosmogonies milésiennes, une qualité ou une phase de l'être. Avec Anaximandre apparaît la substance au sens développé plus tard par Aristote, de substrat ou de support de qualités ( hypokeiménon plutôt que ousia ). L'atomisme an […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realisme-philosophie/#i_51

RELATION

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 7 662 mots

Dans le chapitre « La doctrine des catégories : Aristote et Kant »  : […] Une théorie des catégories fournit un lieu dans lequel peut s'inscrire le concept de relation et assigne à celui-ci une place déterminée dans ce lieu ; il le situe, si l'on peut dire, topologiquement. On retiendra ici deux conceptions des catégories, qui ont l'une et l'autre une signification exemplaire : celle d' Aristote et celle de Kant. Chez ces deux auteurs, les catégo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/relation/#i_51

ROSMINI-SERBATI ANTONIO (1797-1855)

  • Écrit par 
  • François EVAIN
  •  • 655 mots

Prêtre, philosophe et patriote italien. Né en 1797 à Rovereto, Antonio Rosmini-Serbati fit ses études universitaires à Padoue (1817-1819). Il fonda en 1828 une congrégation religieuse, l'Institut de la charité (rosminiens). Le roi Charles-Albert l'envoya établir des accords politiques avec Pie IX. Rosmini accompagna le pape en fuite à Gaète (nov. 1848) et attira en vain son attention sur la montée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antonio-rosmini-serbati/#i_51

SARTRE JEAN-PAUL

  • Écrit par 
  • Jacques LECARME, 
  • Juliette SIMONT
  •  • 8 906 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Pour-soi et en-soi »  : […] L'Être et le Néant (1943) porte en sous-titre : Essai d' ontologie phénoménologique . L'influence husserlienne est donc encore présente, mais le terme d'« ontologie », qui renvoie à la question heideggérienne de l'Être, indique une nouvelle orientation de la pensée de Sartre – qui va de pair avec une certaine […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-paul-sartre/#i_51

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Science et ontologie »  : […] Radicalisant la critique husserlienne, Heidegger affirme, dans un cours donné en 1952 à l'université de Fribourg-en-Brisgau : « la science ne pense pas, et ne peut pas penser ; et c'est même là, ajoute-t-il, sa chance, je veux dire ce qui lui assure sa démarche propre et bien définie » ( Qu'appelle-t-on penser ? ). Revenant quelque temps après sur cette proposition, si choqua […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_51

SUBLIME, philosophie

  • Écrit par 
  • Philippe LACOUE-LABARTHE
  •  • 6 168 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Longin : la question de l'essence de l'art »  : […] Comme dans tous les traités de ce genre et de cette époque (l'Antiquité alexandrine), la question initiale de Longin est une question restreinte. Elle demande si le sublime relève ou non d'une technè particulière, s'il y a, ou non, des « préceptes techniques » du sublime. Technè , dans cette première question, est pris au sens relativement faible de «  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sublime-philosophie/#i_51

SUBSTANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 5 343 mots

Dans le chapitre « Aristote »  : […] C'est la définition de la « philosophie première » qui, chez Aristote (à travers les livres Γ, Λ, Ζ, Θ de la Métaphysique ), va se constituer comme l'origine simultanée de la métaphysique occidentale et de la philosophie d'Aristote ; la philosophie première est la science de l'être en tant qu'être et non pas la connaissance particulière de tel ou tel domaine de la réalité. Ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/substance/

VÉRITÉ ET MÉTHODE, Hans Georg Gadamer - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 818 mots

Dans le chapitre « L'horizon du langage »  : […] La troisième partie du livre, intitulée « Tournant ontologique pris par l'herméneutique sous la conduite du langage », jette les bases d'une telle tâche à partir de la prise en compte de « l'universalité du langage ». « La langue est [...] le médium universel dans lequel s'opère la compréhension même, qui se réalise dans l'interprétation. » Bien loin de n'être qu'un simple moyen de communication d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite-et-methode/#i_51

VIOLENCE

  • Écrit par 
  • Yves MICHAUD
  •  • 8 198 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Violence et négativité »  : […] Hegel s'inscrit dans cette tradition. Pour lui, l'Être, ou ce qu'il appelle la substance, est sujet : il ne se réalise que dans le mouvement de son développement, qui ne saurait aller sans douleur ni déchirement. La vie, l'accomplissement de la nature et de l'esprit, l'histoire, sont la manifestation de l'Être et celle-ci demande « le sérieux, la douleur, la patience et le travail du négatif » (P […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/violence/#i_51

Voir aussi

Pour citer l’article

Paul RICŒUR, « ONTOLOGIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/