OLFACTION ou ODORAT

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Sens : odorat

Sens : odorat
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Électro-olfactogramme recueilli à partir de la muqueuse olfactive de grenouille stimulée par le butanol

Électro-olfactogramme recueilli à partir de la muqueuse olfactive de grenouille stimulée par le butanol
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Structure de l'appareil olfactif

Au stade embryonnaire, le neuroépithélium olfactif dérive du prosencéphale et, après une migration vers sa position définitive, constitue une portion extériorisée du tissu cérébral. Chez les Mammifères, il tapisse le sommet et le fond des fosses nasales ; cette région, désignée sous le nom de cavité olfactive, communique avec le reste des fosses nasales par une fente étroite entre le cornet moyen et le septum. Dans les conditions normales de la respiration, le courant respiratoire n'atteint pas cette entrée de la cavité olfactive. Une faible proportion des molécules odorantes en dilution dans le flux aérien y parvient par diffusion. En revanche, lors du flair, inspiration courte et rapide, le courant respiratoire redressé atteint directement l'organe sensoriel. Ces conditions, et en particulier la vitesse de l'accès des molécules odorantes à proximité du neuroépithélium, sont des variables importantes de la stimulation.

La surface du neuroépithélium, qui se distingue macroscopiquement de l'épithélium respiratoire environnant par sa couleur brunâtre, couvre dans chacune des deux fosses nasales une surface variable avec l'espèce, jusqu'à 200 cm2 chez un chien de grande taille. La surface de l'épithélium sensoriel est couverte d'une mince couche de mucus aqueux. Dans les espèces à vie aérienne, les molécules en phase gazeuse entrent en solution dans cette barrière liquide avant d'atteindre dans cet état les lieux d'impact avec les membranes réceptrices.

L'analyse histologique de l'épithélium olfactif montre qu'il est composé de trois types de cellules : les cellules de soutien, ou interstitielles, qui forment sur leur bordure superficielle un feutrage de microvillosités ; les cellules sensorielles, ou neurorécepteurs olfactifs, enserrées dans les précédentes et sont des neurones ; enfin, les cellules basales situées dans la profondeur de l'épithélium. Ces dernières confèrent au système olfactif une propriété très originale. En effet, elles ont la propriété de se diviser pour donner naissance, tout au long de la vie, à de nouveaux neuro [...]


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Écrit par :

  • : professeur de neurosciences, directeur du laboratoire neurosciences et olfaction, unité C.N.R.S., université Claude-Bernard
  • : directeur de recherche au C.N.R.S., directeur de laboratoire à l'École pratique des hautes études

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Pour citer l’article

André HOLLEY, Jacques LE MAGNEN, « OLFACTION ou ODORAT », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/olfaction-odorat/