OCCASIONNALISME

GEULINCX ARNOLD (1624-1669)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 454 mots

Philosophe flamand né à Anvers, métaphysicien et moraliste, Geulincx enseigna à Louvain, d'où il fut chassé en 1658 pour ses critiques de la scolastique ; il alla à Leyde et se convertit alors du catholicisme au calvinisme. Influencé dans ses études par le cartésien Guillaume Philippi, il attaqua dans son enseignement la physique scolastique à partir des principes cartésiens ; il fut aussi attiré […] Lire la suite

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 495 mots

Dans le chapitre « Berkeley »  : […] Berkeley a construit le prototype de la métaphysique idéaliste, son épure la plus audacieuse et la plus simple. Il rejette l'existence d'un monde matériel (immatérialisme). Seul existe le monde sensible ; l'entendement, autant qu'il va au-delà de la perception, fabrique des artefacts et des schémas instrumentaux : la connaissance se réduit à l'intuition et la déduction est un instrument. La sensa […] Lire la suite

MALEBRANCHE NICOLAS (1638-1715)

  • Écrit par 
  • Ginette DREYFUS
  •  • 8 465 mots

Dans le chapitre « Le système de l'univers »  : […] Le souci de dégager Dieu de la responsabilité du mal inspire, pour l'essentiel, la construction malebranchiste du monde. Tâche d'autant plus ardue que, d'une part, on tient Dieu pour la seule cause efficace et que, d'autre part, se refusant à réduire, avec Descartes ou Leibniz, le mal à une simple apparence, à un simple defectus , on affirme son caractère positif. Le nœud de la solution, c'est le […] Lire la suite

OCKHAM GUILLAUME D' (1290 env.-env. 1349)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC, 
  • Jeannine QUILLET
  •  • 6 684 mots

Dans le chapitre « Le « terminisme » et le problème des universaux »  : […] Ockham, instaurateur, tant pour ses adversaires que pour ses disciples, de la voie moderne, considère pourtant comme des novateurs ceux qui professent le réalisme des universaux et des relations ; pour l'essentiel, il se croit et se veut fidèle à la théorie aristotélicienne de la connaissance, mais en la libérant des dernières traces de platonisme. Son univers est fait de « choses » ( res ) singul […] Lire la suite

PHYSIOCRATES

  • Écrit par 
  • Abel POITRINEAU
  •  • 4 077 mots

Dans le chapitre « La théorie »  : […] La position des physiocrates découle d'une conception de la connaissance qui combine le sensualisme anglais et la doctrine de Malebranche. En effet, Quesnay estime d'une part que c'est par la voie des sens, de l'extérieur, que nous viennent toutes nos idées – ce qui est le point de vue de Hobbes – et d'autre part, comme Malebranche dans sa théorie des « causes occasionnelles », que nos sensations […] Lire la suite