OBÉISSANCE (psychologie)

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Les principaux facteurs qui influent sur l’obéissance dans l’expérience de Milgram

La soumission à une autorité, ici destructrice, est un phénomène robuste, mais qui varie grandement en fonction de différentes variables. Tout d’abord, la proximité physique avec la victime réduit l’obéissance. En effet, le taux d’obéissance chute à 30 p. 100 lorsque l’enseignant est contraint d’avoir un contact physique avec l’élève. La légitimité de l’autorité joue également un rôle important. L’expérience princeps se déroulait à la prestigieuse université Yale. Lorsque le même mode opératoire est appliqué dans un immeuble commercial, le taux d’obéissance chute à 47,5 p. 100.

Le processus de déresponsabilisation, identifié dans nombre de génocides, a également été mis à l’épreuve. Comme on peut s’y attendre, l’accroissement de la distance entre l’enseignant et l’élève, par la création d’un intermédiaire (une tierce personne enverra le choc uniquement si le participant le lui demande), génère une augmentation du taux d’obéissance (92,5 p. 100). Plusieurs variables de personnalité semblent également impliquées. Les personnes ayant un haut niveau d’autoritarisme, d’amabilité et d’esprit consciencieux obéiraient davantage.

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Pour citer l’article

Michaël DAMBRUN, Michel CHAMBON, « OBÉISSANCE (psychologie) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/obeissance-psychologie/