OASIS

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Les différentes techniques de l'eau

C'est, non sans raison, aux différentes techniques de l'eau que va l'intérêt de ceux qui procèdent à l'étude des régions arides et des oasis qui s'y trouvent. Cependant il importe de souligner, dès l'abord, que l'énumération et la localisation des différentes méthodes qui sont utilisées pour disposer, en quantité relativement considérable, de l'eau nécessaire à la culture dans les régions très chaudes et très sèches ne constituent qu'une étude extrêmement partielle des différents problèmes que posent les oasis.

Kuthwa, Oman

Photographie : Kuthwa, Oman

Photographie

Kuthwa, une petite oasis omanaise de la région de Bouraïmi, dans le nord-ouest du pays. 

Crédits : B. Dumortier

Afficher

Les oasis les plus vastes et les plus peuplées sont celles qui se trouvent dans les vallées des grands fleuves allogènes, qu'ils viennent de lointaines régions très arrosées (Nil) ou qu'ils descendent de hautes montagnes fortement enneigées (oasis d'Asie centrale). La crue de ces fleuves recouvre le lit majeur, et depuis des millénaires on y pratique des cultures de décrue. Les techniques mises en œuvre peuvent être très élémentaires, mais, dans la plupart des oasis, depuis longtemps, différents procédés (canaux, digues, submersibles) sont utilisés pour provoquer, compte tenu des données de la topographie, l'étalement de la crue sur les plus grandes surfaces possible et pour tenter de stocker le maximum d'eau derrière de petits barrages ou dans des casiers formés de petites digues de boue séchée. Ce sont les techniques de l'inondation dirigée.

Les oasis d'Iran et d'Afghanistan et certaines oasis maghrébines du piémont saharien captent l'eau grâce à des réseaux de galeries souterraines : foggaras d'Afrique du Nord, kharez et qanat iraniens ou afghans. Il s'agit de grands systèmes de drainage destinés à capter l'eau infiltrée dans les piémonts alluviaux et à la concentrer sur les oasis.

Pour tirer parti de la nappe phréatique, la plupart des oasis se caractérisent par la diversité des techniques de puisage ; qu'il s'agisse des puits à balancier (chadouf), des puits à poulie actionnée par un animal attelé, des puits dotés de roue d'engrenage mue par [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 6 pages

Médias de l’article

Kuthwa, Oman

Kuthwa, Oman
Crédits : B. Dumortier

photographie

Palmeraie près de Bahla, Oman

Palmeraie près de Bahla, Oman
Crédits : C. Sappa/ De Agostini/ Getty Images

photographie


Écrit par :

  • : docteur ès lettres, professeur à l'université de Paris-VIII-Saint Denis

Classification

Autres références

«  OASIS  » est également traité dans :

ARABIE HEUREUSE

  • Écrit par 
  • Jean-Marc PROST-TOURNIER
  •  • 436 mots

Ensemble des hautes terres de l'Arabie du Sud-Ouest dont l'ancien Yémen du Nord constitue le cœur. Le nom d'Arabie Heureuse, traduction de l'expression latine Arabia Felix , est dû aux conditions climatiques nettement favorables : l'altitude de ce massif cristallin recouvert parfois d'énormes empilements de basalte, dépassant 2 500 mètres et culminant à 3 400 mètres, lui permet de bénéficier des p […] Lire la suite

ARABIE SAOUDITE

  • Écrit par 
  • Philippe DROZ-VINCENT, 
  • Ghassan SALAMÉ
  •  • 18 450 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre «  Géographie »  : […] Le royaume est né dans la province centrale de la péninsule, le Najd, une plate-forme peu élevée, traversée du nord au sud par la chaîne de Touaiq, d'où partent des wadis (cours d'eau non permanents) qui se dirigent vers le golfe Arabo-Persique, comme le wadi Hanifa au sud de Riyad, ou vers l'ouest, comme le grand wadi Ar-Rummah. Le Najd est ponctué par de nombreuses oasis, souvent nourries par […] Lire la suite

ASIE (Géographie humaine et régionale) - Espaces et sociétés

  • Écrit par 
  • Philippe PELLETIER
  •  • 23 138 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Le Moyen-Orient et l'Asie centrale steppiques et arides  »  : […] À l'ouest et au centre du continent asiatique s'impose le domaine aride, semi-aride, désertique et steppique. Il regroupe des pays où sont majoritaires les espaces recevant moins de 250 millimètres de précipitations annuelles, avec des étés très secs et des hivers inégalement humides. Les montagnes ou la proximité humidifiante de certaines mers peuvent atténuer la sécheresse, mais le désert et […] Lire la suite

ASIE (Géographie humaine et régionale) - Dynamiques régionales

  • Écrit par 
  • Manuelle FRANCK, 
  • Bernard HOURCADE, 
  • Georges MUTIN, 
  • Philippe PELLETIER, 
  • Jean-Luc RACINE
  •  • 24 809 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Fleuves, eaux cachées, eaux perdues, montagnes-refuges »  : […] La présence de très hautes montagnes (pic Samani, ex-pic du Communisme, 7 495 m) souvent enneigées et possédant notamment les glaciers les plus longs du monde (glacier Fedchenko, 77 km) assure à toute l'Asie centrale d'abondantes ressources en eau. Certains fleuves majeurs (Tigre, Euphrate, Indus) s'écoulent vers l'extérieur de la région, mais la plupart se perdent dans des lacs et mers intérieur […] Lire la suite

CHIRĀZ

  • Écrit par 
  • Jean CALMARD
  •  • 592 mots
  •  • 3 médias

Chef-lieu de la province iranienne du Fārs, Chīrāz est une vaste oasis urbaine située dans un bassin fertile, îlot de résistance sédentaire dans une région de forte nomadisation. Après avoir vu tout d'abord son rôle diminué par l'orientation de la vie économique vers le Khūzistān et l'axe Téhéran-Abadān, cette cité au passé prestigieux a profité du développement de manière moins désordonnée que d' […] Lire la suite

DJÉRID

  • Écrit par 
  • Roger COQUE
  •  • 430 mots

Domaine des belles palmeraies, le Djérid (Tunisie) est un des pays les plus anciens et les mieux individualisés du bas Sahara. Dès l'Antiquité, il doit sa réputation d'opulence aux oasis échelonnées sur la bordure septentrionale d'une vaste sebkha, improprement appelée le chott el-Djérid. Leur existence est liée à des essaims de grosses sources, émergences naturelles d'abondantes nappes artésienne […] Lire la suite

ÉGYPTE - Géographie

  • Écrit par 
  • Éric DENIS
  •  • 5 784 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Le milieu physique »  : […] L'Égypte utile demeure une étroite bande fertile de plus de 1 100 km de longueur qui s'ouvre au nord sur un delta de quelque 22 000 km 2 . La surface habitée couvre 3,5 p. 100 du pays, soit environ 35 000 km 2 sur 997 739 km 2 (5 p. 100 si l'on ajoute les bonifications agricoles post-1950). L'Égypte est bordée à l'ouest par la Libye, suivant le 25 e méridien de longitude est, conformément à l'a […] Lire la suite

FEZZAN

  • Écrit par 
  • Jean-Marc PROST-TOURNIER
  •  • 340 mots

Une des trois régions traditionnelles de la Libye, le Fezzan est une zone d'oasis située au sud de la Tripolitaine, climatiquement hyperaride, mais riche en eaux souterraines proches de la surface qui ont permis l'apparition et le développement d'un certain nombre d'oasis (où l'on pratique la culture irriguée des céréales et du palmier dattier) groupées en trois alignements principaux qui sont ori […] Lire la suite

GABÈS

  • Écrit par 
  • Roger COQUE
  •  • 265 mots
  •  • 1 média

Située au fond du large golfe homonyme, à proximité du site romain antique de Tacapae, la ville tunisienne de Gabès (116 323 hab. en 2004) comprend les grosses agglomérations traditionnelles de Menzel et de Djara, des quartiers modernes développés vers la mer et un port marchand. Jadis point d'aboutissement d'un trafic caravanier transsaharien, Gabès a connu une certaine prospérité, mais les resso […] Lire la suite

GAFSA

  • Écrit par 
  • Roger COQUE
  •  • 228 mots
  •  • 1 média

Située au bord du Sahara, la ville tunisienne de Gafsa (84 676 hab. en 2004) doit l'ancienneté de son existence (c'est l'antique ville numide de Capsa) à la large trouée ouverte entre les djebels Ben Younès et Orbata, d'où un passage facile vers les hautes steppes de la Tunisie. À cette position privilégiée, l'existence d'un chapelet de sources abondantes ajoutait les possibilités de développer un […] Lire la suite

Voir aussi

Les derniers événements

Arabie Saoudite. Attentat d'Al-Qaida contre des étrangers. 29-30 mai 2004

Le 29, à Al-Khobar, un centre pétrolier situé sur la côte est du pays, un commando attaque les locaux d'une compagnie pétrolière, faisant une dizaine de morts, puis prend en otages une cinquantaine de personnes dans le complexe résidentiel Oasis, où vivent les étrangers employés dans l'industrie […] Lire la suite

Tchad – Libye. Nouvelle offensive libyenne au Tchad. 11-28 décembre 1986

offensive pour le contrôle du massif du Tibesti. Le 24, François Mitterrand réaffirme le refus de la France de s'engager militairement au nord du 16e parallèle. Le 28, l'oasis de Zouar, située sur la piste qui relie l'extrême nord du Tchad et la frontière libyenne à la grande palmeraie de Faya-Largeau, tombe à son tour aux mains des Libyens. […] Lire la suite

Pour citer l’article

Yves LACOSTE, « OASIS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 septembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/oasis/