OASIS ÉGYPTIENNES, archéologie

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Une entité géographique

Les oasis s'alignent approximativement suivant une ligne nord-sud, parallèle au Nil, dont certains géologues pensent qu'il s'agirait d'un ancien cours asséché du fleuve, distant d'environ 200 kilomètres de la vallée. Elles correspondent à des zones où, en plein désert, l'eau peut jaillir en sources naturelles ou être atteinte par le forage de puits artésiens, parfois profonds d'une centaine de mètres. Cette pratique est attestée pendant toute l'époque historique, mais on ignore quand elle a commencé. L'existence d'une nappe d'eau reposant sur une couche d'argile imperméable, extrêmement profonde, n'a pas encore reçu d'explication satisfaisante et demeure l'objet de discussions scientifiques : s'agit-il d'une poche d'eau remontant à une époque très ancienne et retenue par les couches géologiques ou d'une couche de formation plus récente, due à l'accumulation des eaux de pluie ?

Ces oasis se caractérisent aussi par leur très faible altitude par rapport au niveau de la mer ; dans certains cas, elles se situent même au-dessous de ce niveau alors que les plateaux environnants sont relativement élevés, ce qui leur confère un aspect très caractéristique ; en particulier Dakhla et Baharia, qui apparaissent comme des cuvettes entourées de falaises rocheuses. La dépression de Qattarah, occupée par des chotts salins et qui fait partie du même ensemble géologique, se situe, elle, très au-dessous du niveau de la mer.

Le climat très sec ne connaît qu'exceptionnellement des chutes de pluie. En revanche, des vents y soufflent presque constamment, qui ont contribué à l'érosion éolienne des monuments antiques mais ont aussi permis leur protection par un ensablement rapide.

Points d'eau, donc possibilité de vie au milieu d'un environnement aride et hostile, les oasis jouèrent toujours un rôle important le long des pistes qu'empruntaient les caravanes depuis une haute antiquité. Cela explique pour une part leur développement dès la préhistoire et l'intérêt que manifestèrent plus tard pour elles les habitants de la vallée. Au sud de Kharga, le site de Douch, près d [...]


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Écrit par :

  • : chargée de recherche au C.N.R.S., chargée de conférences à l'École pratique des hautes études, Ve section

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Pour citer l’article

Christiane M. ZIVIE-COCHE, « OASIS ÉGYPTIENNES, archéologie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/oasis-egyptiennes-archeologie/