PESTE NOTION DE

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Flagellants

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Le rat, vecteur de la peste

Le rat, vecteur de la peste
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Peste bovine, Afrique du Sud

Peste bovine, Afrique du Sud
Crédits : Institut de recherches Vétérinaires d'Onderstepoort, Afrique du Sud

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Les Animaux malades de la peste, gravure de Gustave Doré

Les Animaux malades de la peste, gravure de Gustave Doré
Crédits : Liszt Collection/ Heritage Images/ Age Fotostock

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Les signes de la peste humaine sont sans ambiguïté

Le mot « peste » vient du latin pestis. Pestis, selon les époques, les auteurs et leurs intentions, désignait certes des maladies contagieuses et leurs épidémies, mais il transmettait plus souvent une image diffuse de ruine, de destruction et, de manière générale, de fléau affectant l'État, les personnes ou les biens. Cette polysémie se retrouve en français dès les premiers usages connus du mot peste, vers 1280. Certes, à la fin du xive siècle, le terme désigne surtout la Peste noire qui ravage l'Europe depuis 1347. Mais il continue, tout comme en latin, à désigner toutes sortes de fléaux qui se traduisent par des atteintes rapides et graves aux personnes ou à leurs biens, les troubles sociaux par exemple. Enfin, le mot peste sert à nommer tant la source de malheurs que les personnes importunes ou qui causent des troubles. Ainsi, Georges Chastellain (1405-1475), historiographe des ducs de Bourgogne, utilise-t-il le mot « peste » dans ses chroniques, dans toutes ces acceptions. Le mot se réduit ensuite progressivement chez l'homme à la peste humaine, mais son emploi figuré, si bien illustré par La Fontaine, persiste de nos jours dans de nombreuses expressions, « petite peste » ou « peste brune », par exemple.

Flagellants

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Confrérie de flagellants de Tournai, durant la Peste noire, en 1349. Illustration de la Chronique de Gilles Li Muisis, abbé de Tournai (mort en 1353). Bibliothèque royale, Bruxelles. 

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Le rat, vecteur de la peste

Le rat, vecteur de la peste

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Les rats (Rattus rattus et Rattus norvegicus) sont les principaux animaux vecteurs intermédiaires de la peste. Lorsqu'ils sont infectés, les puces qui les piquent s'infectent à leur tour, et peuvent transmettre le bacille à l'homme, causant la peste humaine. Dans certaines régions du monde,... 

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La nosographie de la peste bubonique était à peu près établie par Ambroise Paré dès son Traicté de la peste de la petite vérolle & rougeolle de 1568 : « Fièvre, bubons, charbons, pourpre, flux de ventre, délire, phrénésie, douleur d'estomac, palpitation de cœur, pesanteur et lassitude de tous les membres, sommeil profond et sens tout hébétés, inquiétude, difficulté de respirer, vomissements fréquents, flux de sang par le nez et autres parties du corps, appétit perdu, langue sèche, noire et aride, regard hideux, face pale... tremblement universel, puanteur des excréments... » Celle des autres formes de peste restait plus incertaine. Cependant, au début du xixe siècle, la maladie et ses manifestations étaient parfaitement défi [...]


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Écrit par :

  • : chercheur en histoire des sciences, université Paris-VII-Denis-Diderot, ancien chef de service à l'Institut Pasteur

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Pour citer l’article

Gabriel GACHELIN, « PESTE NOTION DE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/notion-de-peste/