NOIR & BLANC. UNE ESTHÉTIQUE DE LA PHOTOGRAPHIE (ouvrage collectif)

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Affirmer une esthétique

Celui-ci s’affirmera au gré des avancées techniques. L’introduction du gélatino-bromure d’argent pour les plaques négatives dans les années 1880 puis le développement par révélateur vont introduire, à la différence de procédés antérieurs, un noir franchement noir. La découverte des rayons X, celle des plaques hypersensibles rendant possible les effets de nuit sous éclairage électrique, ou encore les techniques de photogravure et de diffusion des images à grande échelle habituent l’œil au noir et blanc tout en donnant à celui-ci un vernis de modernité. En adoptant ces valeurs, la photographie se rapproche aussi de pratiques artistiques reconnues comme le dessin et la gravure.

Paradoxalement, cette affirmation du noir et blanc bénéficie de l’invention de la couleur, qui s’impose entre 1935 et 1980, adoptée par les médias de masse, la publicité, les magazines de mode, et ainsi associée à la frivolité, au consumérisme, voire à la vulgarité. Le noir et blanc, symbole de sobriété et de sérieux, ne restera pas longtemps un pis-aller face à cette évolution : il deviendra une prise de position, un mode d’expression engagé, un parti pris esthétique et un genre photographique en soi.

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Armelle CANITROT, « NOIR & BLANC. UNE ESTHÉTIQUE DE LA PHOTOGRAPHIE (ouvrage collectif) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 mai 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/noir-blanc-une-esthetique-de-la-photographie-ouvrage-collectif/