NILOTIQUES

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Origines des Nilotiques

Ces sociétés, voisines parfois ou dispersées parmi d'autres, porteuses d'une communauté de langue et de culture ont vraisemblablement une origine commune. Linguistes et historiens, anthropologues et sociologues se sont efforcés de découvrir le foyer originel des Nilotiques et leurs itinéraires de dispersion, mais les différentes hypothèses ne s'accordent pas.

G. W. B. Huntingford distingue deux familles de langues parmi celles qui sont dites nilotiques. Dans certaines d'entre elles, il voit les vestiges d'une langue dans laquelle T et K étaient les désinences du singulier et du pluriel ; il appelle ces langues nilo-hamitiques ; il réserve le nom de nilotiques aux autres langues de la même famille qui ne présentent pas cette particularité. Selon Huntingford, les groupes parlant des langues nilo-hamitiques auraient leur point d'origine dans la région du lac Turkana (anciennement lac Rodolphe) tandis que les Nilotiques se seraient dispersés à partir d'un centre situé au sud-est du Bahr el-Ghazal. Ces derniers auraient d'abord migré vers le nord jusqu'au Nil blanc et, s'y installant, auraient donné naissance à la société shilluk. D'autres Nilotiques, prenant la direction du sud, auraient poursuivi la migration jusqu'aux Grands Lacs ; les groupes laissés en cours de route aux étapes favorables se différenciant ultérieurement, seraient devenus les diverses sociétés nilotiques connues aujourd'hui. Quant aux Nilo-Hamites, certains seraient demeurés dans la région du lac Turkana tandis que les autres auraient suivi plusieurs directions, constituant les communautés parlant actuellement des langues nilohamitiques.

La reconstitution faite par George Peter Murdock est très différente. Cet anthropologue part de la classification linguistique de Joseph Greenberg qui récuse celle de Huntingford. Pour Greenberg, les langues nilo-hamitiques de Huntingford ne sont pas apparentées à la grande famille hamito-sémitique mais sont, au contr [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 6 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  NILOTIQUES  » est également traité dans :

ANTHROPOLOGIE RÉFLEXIVE

  • Écrit par 
  • Olivier LESERVOISIER
  •  • 3 441 mots

Dans le chapitre « L'équation personnelle du chercheur »  : […] La publication en 1967 du journal posthume de Malinowski marque une étape importante dans la prise de conscience de la nécessité de ne plus passer sous silence les effets de la dimension intersubjective de l'enquête de terrain. En dévoilant les frustrations et les colères de l'ethnologue contre ses hôtes, l'ouvrage révèle le caractère illusoire d'une observation neutre et montre la manière dont l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anthropologie-reflexive/#i_32473

DINKA

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 457 mots

Dans la province du Bahr el-Ghazal (Soudan du Sud), entre Wau et Malakal, dans le bassin central du Nil, vivent, au début du xxi e siècle, environ 2 millions de Dinka, étroitement apparentés à leurs voisins du Nord-Est, les Nuer. Ils sont divisés en un très grand nombre de tribus dont les principales sont celles des Agar, des Aliab, des Bor, des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dinka/#i_32473

KARAMOJONG

  • Écrit par 
  • Roger MEUNIER
  •  • 477 mots

Le terme de Karamojong désigne à la fois un groupe de populations nilotiques et l'une des ethnies de ce groupe, les Karamojong proprement dits. Apparentées linguistiquement, ces populations sont localisées au nord-ouest du Kenya et dans les régions adjacentes de l'Ouganda ; outre les Karamojong, elles comprennent les Toposa et les Turkana. Les Karamojong vivent dans une région de plateaux, entouré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/karamojong/#i_32473

KENYA

  • Écrit par 
  • Bernard CALAS, 
  • Denis Constant MARTIN, 
  • Marie-Christine MARTIN, 
  • Hervé MAUPEU
  •  • 12 133 mots
  •  • 12 médias

Dans le chapitre « L'histoire précoloniale »  : […] Les fouilles pratiquées en Afrique de l'Est ont permis de recueillir, sous forme d'ossements ou de pierres taillées, des témoins anciens d'une occupation humaine ou pré-humaine. Au Kenya, deux zones sont particulièrement riches de ce point de vue : le pourtour du lac Victoria (où furent découverts des restes d'un Proconsul Africanus datant du Miocène inférieur, soit environ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kenya/#i_32473

OUGANDA

  • Écrit par 
  • Bernard CALAS, 
  • Odette GUITARD, 
  • Henri MÉDARD
  •  • 9 738 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Dualisme culturel entre le nord et le sud »  : […] Au-delà d'une extrême variété de paysages, il existe deux ensembles distincts liés aux cultures vivrières dominantes : le sud et l'ouest, marqués par l'omniprésence du bananier, des légumineuses ou des tubercules, s'opposent aux régions céréalières du nord. Loin d'être le seul résultat des contraintes écologiques qui pèsent sur les systèmes agraires, cette distinction renvoie à des nuances aliment […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ouganda/#i_32473

ROI DIVIN, anthropologie

  • Écrit par 
  • Claude TARDITS
  •  • 5 001 mots

Dans le chapitre « La construction de Frazer »  : […] Frazer, qui distingue radicalement la magie de la religion ( Le Roi magicien , I), fait d'abord passer l'humanité par un âge de la magie ; plus tard, après avoir découvert la fausseté intrinsèque de la magie, les hommes sont conduits à la pratique de la religion, en tentant de se concilier les puissances supérieures. Au premier stade de son évolution, l'homme se croit en mesu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roi-divin-anthropologie/#i_32473

SHILLUK

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 187 mots

Installés principalement près de la ville de Malakal, au Soudan du Sud, sur les rives du Nil Blanc, les Shilluk sont estimés à 50 000 environ dans les années 1990. Leur nombre actuel est inconnu en raison de l'incertitude des données sur les provinces méridionales du Soudan (Soudan du Sud aujourd'hui), ravagées à la suite de la rébellion de 1983 contre l'autorité du gouvernement de Khartoum, qui a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/shilluk/#i_32473

TESO

  • Écrit par 
  • Roger MEUNIER
  •  • 561 mots

Population nilotique du groupe central, les Teso appartiennent au même groupe linguistique que les Karamojong. Seconde ethnie de l'Ouganda, ils sont localisés dans l'est du pays et constituent environ 4 p. 100 de la population ougandaise dans les années 2000, soit 1 200 000 environ. Ils sont également présents au Kenya dans la province de Nyanza, où ils sont connus sous le nom de Iteso, ou Itesyo. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/teso/#i_32473

TURKANA

  • Écrit par 
  • Roger MEUNIER
  •  • 581 mots

Population nilotique, les Turkana appartiennent au groupe Karamojong dont ils constituent la tribu la plus importante. Ils occupent une vaste région aride de plaines et de plateaux — le Turkana —, située dans le nord-ouest du Kenya, entre le lac Turkana (ancien lac Rodolphe) et l'escarpement qui marque la frontière avec l'Ouganda. Des reliefs vigoureux au sud, une zone désertique au nord donnent a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/turkana/#i_32473

Voir aussi

Pour citer l’article

Jacques MAQUET, « NILOTIQUES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/nilotiques/