NÉOKANTISME

AXIOLOGIE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 314 mots

Étude ou théorie (en grec : logos ) de ce qui est digne d'estime (en grec : axion ), de ce qui vaut, de ce qui peut être objet d'un jugement de valeur. Pratiquement, axiologie est synonyme de « philosophie des valeurs ». Cette philosophie s'est développée, depuis 1892, à la suite des travaux de H. Rickert, néo-kantien de l'école badoise. Pour Rickert, qui reprend une distinction de Kant, puis de F […] […] Lire la suite

POSSIBILISME, géographie

  • Écrit par 
  • Vincent BERDOULAY, 
  • Olivier SOUBEYRAN
  •  • 1 530 mots

Dans le chapitre « Une solution novatrice pour des débats récurrents »  : […] Du point de vue de ses fondements épistémologiques, le possibilisme vidalien s'ancre dans deux mouvements de pensée, d'ailleurs eux-mêmes parfois liés : le néolamarckisme et le néokantisme français. Le premier lui fournit les moyens de penser le milieu et son rôle, tandis que le second permet d'affiner la conception de la science et du sujet connaissant. La réflexion sur le milieu se fait au conta […] […] Lire la suite

RICKERT HEINRICH (1863-1936)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 321 mots

Le philosophe allemand Heinrich Rickert fut, avec Wilhelm Windelbland, une des principales figures de l'école néo-kantienne de Baden, dans le sud-ouest de l'Allemagne, et proposa une approche axiologique de l'épistémologie kantienne, offrant une plus grande objectivité dans les jugements de valeur fondant la théorie de la connaissance. Né le 25 mai 1863 à Danzig, en Prusse (aujourd'hui Gdańsk, Pol […] […] Lire la suite

SCIENCES Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 713 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Science et axiologie »  : […] La science décrit ce qui est, mais ne s'interroge pas sur ce qui doit être. C'est ce que relève le néo-kantien Wihelm Windelband, qui établit une distinction fondamentale entre deux types de propositions : les jugements de fait ( Urteilen ), d'une part, et les jugements de valeur ( Beurteilungen ), d'autre part. Les premiers expriment la coappartenance de deux représentations objectives, les se […] […] Lire la suite

SIMMEL GEORG (1858-1918)

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON
  •  • 2 758 mots

Dans le chapitre « Les fondements de la sociologie « formelle » »  : […] Très célèbre de son vivant et jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, Simmel a subi, en France surtout, une éclipse d'une vingtaine d'années, éclipse qui, comme celle de Weber d'ailleurs, trouve sa principale explication dans le fait que son œuvre ressortit à ce qu'on appelle souvent la sociologie de l'action. Or les principes de celle-ci sont peu compatibles avec les mouvements d'idées qui, comme le […] […] Lire la suite

STRUCTURALISME

  • Écrit par 
  • Jean-Louis CHISS, 
  • Michel IZARD, 
  • Christian PUECH
  •  • 24 054 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Structuralisme et néo-kantisme : Ernst Cassirer »  : […] Il faudrait également, pour rendre compte des rapports de la philosophie au structuralisme, distinguer les appréciations globales du structuralisme en philosophie selon les époques où elles sont portées. Par exemple, en 1963, Paul Ricœur prend acte de la pensée structurale (celle de Lévi-Strauss) et de son incidence sur la philosophie : c'est l'alternative entre structuralisme et herméneutique qu […] […] Lire la suite

VÉRITÉ

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Antonia SOULEZ
  •  • 10 672 mots

Dans le chapitre « De la distinction entre le vrai dans l'être et le vrai dans la pensée à la critique de la vérité comme adéquation »  : […] Du Cratyle au Sophiste , Platon procède en quelque sorte à la mise en place du concept de vérité dans son rapport au discours. Il ne suffit pas en effet de débattre, comme dans le Cratyle , de la « justesse des noms » pour répondre à la question de la vérité. Une fois libérée d'une illusoire confiance dans les mots, reste encore à s'assurer de la façon dont il faut « partir de la vérité » des «  […] […] Lire la suite