NÉO-POSITIVISME ou POSITIVISME LOGIQUE

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Logique et langage

Si l'entreprise encyclopédiste des néo-positivistes repose en définitive sur une unification du langage, c'est que la fonction logique de l'expression linguistique est pour eux essentielle.

L'héritage wittgensteinien

C'est avant tout du Wittgenstein du Tractatus logico-philosophicus (1921) qu'ils reçoivent sur ce point l'héritage. Pour ce philosophe, le langage est l'image du monde, et la science n'est rien d'autre que l'ensemble des propositions qui le décrivent. Chacune de ces propositions est l'image d'un « fait », qui s'analyse par liaisons entre faits élémentaires, ou « états de choses », à chacun desquels correspond une proposition élémentaire qui en est l'image et qui consiste en l'association d'un prédicat et des noms qui s'y rapportent. Ainsi, la logique, c'est-à-dire l'aspect a priori de la connaissance scientifique, se réduit à l'ensemble des contraintes qui règlent l'usage des liaisons propositionnelles et l'usage des prédicats. La logique n'est rien d'autre qu'une « grammaire » de la langue qui décrit le monde.

Wittgenstein

Photographie : Wittgenstein

Photographie

D'origine autrichienne, le philosophe britannique Ludwig Wittgenstein (1889-1951) a enseigné à Cambridge. 

Crédits : Hulton Archive/ Getty Images

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Les néo-positivistes en retiendront que l'analyse du langage est la seule voie d'accès à la logique et que l'appareil de la logique symbolique est l'instrument que doit appliquer le philosophe à l'élucidation de tout énoncé quel qu'il soit.

Syntaxe, sémantique, pragmatique

L'importance de cette « nouvelle logique » est telle, pour les néo-positivistes, que l'association du formalisme linguistique et de l'empirisme constitue l'une de ses novations fondamentales.

L'un des représentants de cette attitude, Charles W. Morris, introduira une triple distinction, devenue classique, dans cette analyse du langage à laquelle il donnera le nom général de « sémiotique », théorie des signes, à la fois science particulière et organon de toutes les sciences. Les signes ont des rapports entre eux en tant que signes : leur étude constitue la syntaxe ; ils ont des r [...]

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Pour citer l’article

Gilles Gaston GRANGER, « NÉO-POSITIVISME ou POSITIVISME LOGIQUE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 mai 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/neo-positivisme-positivisme-logique/