NÉO-PLATONISME

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Esquisse doctrinale

Ce qui caractérise l'école néo-platonicienne, on l'a dit, c'est qu'elle construit son système en déroulant le jeu dialectique du Parménide. Non que les néo-platoniciens tiennent leur vision du monde de cet unique dialogue. Ils puisent dans l'œuvre entière de Platon ; ils retiennent certaines positions aristotéliciennes, plusieurs thèmes stoïciens et sans doute d'autres sources (par exemple, après Plotin, les Oracles chaldaïques, recueil de poèmes religieux composés vers la fin du iie s.). Mais ils utilisent la dialectique du Parménide pour enchaîner et formaliser tous ces apports. Celle-ci consiste à essayer une hypothèse pour voir quelles conséquences entraînent sa position et sa négation. Cette hypothèse est la thèse du Parménide historique : l'unité de l'Être. Mais, pour l'envisager sous tous les points de vue, il faut diviser l'hypothèse en huit ou neuf branches.

Damascios a résumé ainsi les cinq premières hypothèses, les plus décisives.

« Telle est dans son unité la conclusion des cinq hypothèses. Si l'un est, il n'est rien, comme le montrent la première et la cinquième hypothèse. Il est tout, comme le montrent la deuxième et la quatrième hypothèse. Enfin il est et n'est pas à la fois, comme le montre la troisième, qui est le moyen terme de ce groupe de cinq » (Dubitationes et solutiones...).

Qu'est-ce que cela veut dire ? Que la position de l'unité mène à des résultats contradictoires. Mais cette contradiction, loin d'être stérile, est pour ainsi dire l'âme de toute pensée et de toute réalisation.

Si l'on tente, en effet, d'affirmer l'unité pure, cette affirmation l'abolit, parce qu'on ne peut poser et penser que des relations, donc des dualités. La simplicité pure nous aveugle, comme d'ailleurs la pure diversité. Si nous prétendons réaliser l'absolu, nous le supprimons comme absolu, puisqu'il n'a de sens que par rapport au relatif dont il se présente comme la négation. Mais cette impossibilité d'affirmer n'est pas une négation ordinaire, puisque l'un que nous posons co [...]

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ÂME

  • Écrit par 
  • Pierre CLAIR, 
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  • Pierre HADOT
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Maître de Plotin, et des deux Origène (le païen et le chrétien), personnage énigmatique sur lequel on sait très peu de choses, Ammonius Saccas n'a rien écrit, suivant sur ce point l'attitude de certains philosophes de l'Antiquité (Porphyre, Vie de Plotin , x , 1, 37). Il a inspiré très fortement l'enseignement de Plotin ( ibid . […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ammonios-saccas/#i_5788

ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

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Dans le chapitre « L'ascétisme en Grèce »  : […] L' ascétisme a joué un grand rôle dans certaines des écoles philosophiques de la Grèce ancienne. On distinguera ici une tradition dualiste de l'ascèse- purification et une tradition « réaliste » de l'ascèse comme retour à la nature. La première remonte au pythagorisme et à l' orphisme. C'est la tradition du corps-tombeau ( sôma sêma ) à laquelle Plat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ascese-et-ascetisme/#i_5788

ATHÉNAGORE (IIe s.)

  • Écrit par 
  • Universalis
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Philosophe grec chrétien, actif au ii e  siècle apr. J.-C. Les premiers historiens voient en Athénagore un platonicien converti au christianisme. Originaire d'Athènes, il se rend à Alexandrie et y fonde une académie réputée par la suite. Vers 177, il adresse à l'empereur Marc Aurèle et à son fils, Commode, une apologie en 30 chapitres intitulée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/athenagore/#i_5788

AUGUSTIN saint (354-430)

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  • Michel MESLIN
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Dans le chapitre « Jeunesse et conversion »  : […] Augustin est né citoyen romain, d'une famille assez modeste : son père, Patricius, était l'un de ces petits propriétaires fonciers qu'une fiscalité écrasante conduisait assez promptement à la ruine. Mort alors qu'Augustin était jeune, Patricius avait cependant fait commencer à son fils des études supérieures que ce dernier ne put poursuivre que grâce à la générosité d'un ami de sa famille. Il ache […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/augustin/#i_5788

AVICENNE, arabe IBN SĪNĀ (980-1037)

  • Écrit par 
  • Henry CORBIN
  •  • 8 898 mots
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Dans le chapitre « Pas de rupture entre l'homme et l'ange »  : […] C'est qu'en effet la notion coranique de « nature » autorisait Avicenne à professer cette doctrine. La fiṭra , c'est la nature foncière et originelle de l'homme, telle qu'elle est éclose du mystérieux pacte préexistentiel avec l'Unique ; une telle origine fait aussi bien de cette nature une « surnature ». Et partant aussi, il n'y a pas entre nécessité et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/avicenne/#i_5788

AVICENNISME LATIN

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
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Dans le chapitre « Le premier avicennisme »  : […] Avant la traduction complète d'Averroès (1230 env.), l'assimilation des textes philosophiques arabes reflète avant tout l'idiosyncrasie des traducteurs de Tolède. La traduction latine du De anima d'Avicenne est due à une équipe de traducteurs comprenant un membre arabophone (« Avendauth Israelita »), peut-être Ibn Daud (mort à Tolède vers 1180), et un latiniste (l'« archidia […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/avicennisme-latin/#i_5788

CHALCIDIUS (1re moitié IVe s.)

  • Écrit par 
  • Universalis
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C'est principalement grâce à Chalcidius que le Moyen Âge latin a dû la connaissance relative qu'il eut de Platon. Ce philosophe néo-platonicien, probablement chrétien, avait, en effet, établi une traduction latine d'une partie du Timée qui, accompagnée d'un commentaire, allait avoir une grande influence, au xii e  siècle, en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chalcidius/#i_5788

CLÉMENT D'ALEXANDRIE (140 env.-env. 220)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 2 913 mots

Dans le chapitre « La purification de l'âme »  : […] Le Pédagogue s'adresse aux nouveaux convertis. Un lecteur qui se contenterait de jeter un coup d'œil rapide sur quelques titres de chapitres de l'ouvrage pourrait penser qu'il s'agit simplement d'un traité de morale pratique, ou même seulement d'un manuel de la politesse et des bonnes manières : comment se comporter en ce qui concerne la nourriture et la boisson, la vaisselle, le mobilier, les pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/clement-d-alexandrie/#i_5788

DAMASCIUS (470 env.-env. 544)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 364 mots

Dernier successeur de Platon à la tête de l'Académie, au moment de la fermeture de l'école d'Athènes par Justinien en 529. La critique la plus récente a rendu, à juste titre, au philosophe néo-platonicien qu'est Damascius la paternité de plusieurs ouvrages : nous sommes sûrs maintenant de posséder de lui des fragments d'une Vie de son maître Isidore, des notes d'élèves prise […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/damascius/#i_5788

DENYS ou PSEUDO-DENYS L'ARÉOPAGITE (Ve-VIe s.)

  • Écrit par 
  • René ROQUES
  • , Universalis
  •  • 2 290 mots

La pensée de Denys exerça au Moyen Âge une véritable fascination. Le fait qu'on tienne Denys pour un converti de Paul et pour un témoin de quelque enseignement apostolique secret y contribuait. Mais la raison de la profonde influence de l'Aréopagite est à chercher dans la richesse de sa doctrine mystique. Hugues de Saint-Victor, Robert Grosseteste, Albert le Grand, Bonaventure, Thomas d'Aquin n'o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/denys-pseudo-denys-l-areopagite/#i_5788

DIALOGUE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD, 
  • Robert MISRAHI
  •  • 4 420 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La relation dialoguée des mystiques »  : […] C'est, paradoxalement, chez les mystiques que l'on trouve, fécondé, le meilleur, quant à son contenu, de l'inspiration platonicienne. Le néo-platonicien Plotin (Alexandrin du ii e  s.) avait déjà, dans les Ennéades , symbolisé la relation de l'âme individuelle avec l'Un (substance ultime et unifiante de la totalité du cosmos) […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dialogue/#i_5788

ÉGLISE, architecture

  • Écrit par 
  • Alain ERLANDE-BRANDENBURG
  •  • 8 040 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'Église triomphante et l'architecture aulique »  : […] Il est difficile de porter un jugement sur les lieux où les premiers chrétiens se réunissaient pour célébrer l'Eucharistie. Les témoignages, rares, ne sont pas suffisamment évocateurs pour affirmer l'existence d'une architecture chrétienne. Le culte était célébré dans des maisons individuelles pour échapper aux regards indiscrets et éviter toute difficulté. Les découvertes de Doura Europos, en Syr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eglise-architecture/#i_5788

ENNÉADES, Plotin - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 843 mots

Les Ennéades (de enneas , le chiffre neuf en grec) ne constituent pas à proprement parler une œuvre de Plotin (205-270) , mais la bibliothèque plotinienne : c'est en effet le nom donné au rassemblement par Porphyre, après la mort du maître, de cinquante-quatre traités ou conférences d'importance variable, en six ensembles thématiques de neuf titres chac […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enneades/#i_5788

ESTHÉTIQUE - Histoire

  • Écrit par 
  • Daniel CHARLES
  •  • 11 893 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Plotin »  : […] Par son exigence de rappel à l'ordre, par sa vocation classificatrice, taxinomique, La Poétique recevra, d'une époque à l'autre et jusqu'à la fin de l'âge classique, d'innombrables systématisations. Citons la première en date – qui n'a pas été conservée, mais dont l'essentiel demeure : celle de Théophraste, selon laquelle à la philosophie, discipline formelle, et à la rhéto […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetique-histoire/#i_5788

EXPRESSION, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 991 mots

Ensemble de données perceptives offertes par un être à un moment donné du temps et qui fonctionnent comme des signes manifestant, révélant ou trahissant les émotions, les sentiments et les intentions de cet être. Les sources historiques du concept d'expression appartiennent à la philosophie néo-platonicienne, au spinozisme et à la pensée leibnizienne, enfin à la philosophie hégélienne. Pour le néo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/expression-philosophie/#i_5788

EXTASE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 337 mots

Dès 1901, l'extase a été décrite comme un état morbide par Pierre Janet. La psychologie pathologique la rattache à des états d'hystérie à composante mystique : immobilité du malade, joie mêlée d'angoisse, contemplation intense, perte de contact avec le monde extérieur en sont les signes apparents. Mais l'extase peut affecter des sujets sains, dont la sensibilité vient à défaillir provisoirement, s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/extase/#i_5788

GANDILLAC MAURICE DE (1906-2006)

  • Écrit par 
  • Alain PONS
  •  • 742 mots

Figure importante de la vie philosophique française au xx e  siècle, Maurice de Gandillac est né à Koléa, en Algérie, d'une famille d'origine périgourdine. Il entre à l'École normale supérieure en 1925 et passe l'agrégation de philosophie en 1929. Il y est le condisciple entre autres de Jean-Paul Sartre, Raymond Aron, Georges Canguilhem, Maurice […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maurice-de-gandillac/#i_5788

GHAZĀLĪ AL- (1058-1111)

  • Écrit par 
  • Roger ARNALDEZ
  •  • 3 442 mots

Dans le chapitre « Contre les « philosophes » et les batinites »  : […] Deux ouvrages sont consacrés aux philosophes néoplatoniciens, dont Fārābī et Ibn Sīnā (Avicenne) sont les représentants : Maqāṣid al- falāsifa ( Les Intentions des philosophes ) et Tahāfut al-falāsifa ( Destructio philosophorum , ou encore Incohérence ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-ghazali/#i_5788

GNOSTICISME

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT, 
  • Michel TARDIEU
  •  • 10 629 mots

Dans le chapitre « Composantes non distinctives »  : […] Un premier élément de définition se trouve dans la notion de gnose elle-même. On connaît la célèbre définition donnée par le gnostique Héracléon : « Ce n'est pas seulement le baptême qui est libérateur, mais c'est aussi la gnose : Qui étions-nous ? Que sommes-nous devenus ? – Où étions-nous ? Où avons-nous été jetés ? – Vers quel but nous hâtons-nous ? D'où sommes-nous rachetés ? – Qu'est-ce que l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gnosticisme/#i_5788

HYPOSTASE, philosophie

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 321 mots

Du grec hupostasis , ce qui est en dessous, au fond, d'où le sens de dépôt (Aristote), de fondement, de structure, de réalité par opposition à quelque fruit de l'imagination (Aristote). Le terme n'acquiert de sens philosophique que tardivement. L'Épître aux Hébreux, où Jésus-Christ est dit « empreinte de l'hypostase du Père », est la première attestation d'un usage philosophi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hypostase-philosophie/#i_5788

IBN GABIROL SALOMON (1020 env.-1057)

  • Écrit par 
  • Roland GOETSCHEL
  •  • 1 323 mots

Poète et philosophe juif espagnol en qui les Latins virent un penseur arabe du nom d'Avicebron, Shelōmōh ben Yehudāh ibn Gěbirol (Gabirol) est probablement né à Málaga, mais il fut amené encore enfant à Saragosse, où il reçut son éducation ; il était orphelin de père dès son jeune âge et perdit sa mère à vingt-cinq ans. Doté d'une frêle constitution et souvent sujet à des maladies, il mena une exi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/salomon-ibn-gabirol/#i_5788

IBN SAB‘IN (1216-env. 1270)

  • Écrit par 
  • Roger ARNALDEZ
  •  • 339 mots

Mystique musulman, né à Murcie et mort à La Mekke. La vie de Ibn Sab‘in fut agitée par des controverses et des persécutions. Il eut une bonne formation dans les sciences coraniques, juridiques, théologiques et philosophiques. Il s'initia à la réflexion mystique près de son maître Isḥāq b. al-Mar‘a b. Dahhāq. On le trouve à Ceuta, avec quelques disciples, dans une zāwia. Le gouverneur de la ville l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-sab-in/#i_5788

IHWĀN AL-ṢAFĀ' (Frères de la pureté)

  • Écrit par 
  • Yves MARQUET
  •  • 1 383 mots

Dans le chapitre « La création des êtres spirituels. La chute »  : […] Il y eut d'abord une création purement spirituelle, hors temps et espace. Émanent successivement l'un de l'autre à partir de Dieu : l' Intellect universel (contenant comme en un point les archétypes de tous les êtres et événements de la future création matérielle), l'Âme universelle, la Matière première (en elle-même inerte et comme inexistante). La chute dans le monde matériel et la pénible remon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ihwan-al-safa/#i_5788

INTUITION

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 568 mots

Dans le chapitre « La tradition de l'intuition intellectuelle »  : […] Cette tradition se laisse suivre, dans sa formation et ses développements, depuis la pensée antique, platonicienne et aristotélicienne, jusqu'à la pensée classique, dominée par les vues cartésiennes. Malgré la variation du thème, on peut marquer certaines dominantes : le rationalisme idéaliste, dont il est question, sépare nettement l'intuition intellectuelle, opération du νο̃υσ ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intuition/#i_5788

ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET, 
  • Jean JOLIVET
  •  • 9 001 mots

Dans le chapitre « La philosophie en Iran »  : […] Si la tradition philosophique de la falsafa prend fin avec la polémique d'Ibn Rushd, cet événement n'épuise pas la vitalité de la philosophie islamique. Les penseurs iraniens n'ont cessé d'en nourrir la pensée, et cela pendant dix siècles. Rédigeant leurs traités en arabe ou en persan, les philosophes iraniens ont conçu leur œuvre comme une explicitation métaphysique du fai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/islam-la-civilisation-islamique-la-philosophie/#i_5788

IYYUN CERCLE D'

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 260 mots

Expression désignant un ensemble de textes, non de personnes, ces écrits étant tous anonymes. Leurs dénominateurs communs sont leur lieu d'origine (on suppose qu'il s'agit de la Provence ou de la Castille), leur date (fin du xii e  s. ou déb. du xiii e  s.) et une similarité idéologique qui compor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cercle-d-iyyun/#i_5788

JAMBLIQUE (250 env.-env. 330)

  • Écrit par 
  • Jean TROUILLARD
  •  • 1 689 mots

Jamblique est, au début du iv e  siècle de notre ère, le troisième maître de l'école néo-platonicienne, après Plotin et Porphyre. Il en recueille la succession au moment où l'école est aux prises avec un problème grave. Devant la montée du christianisme, un disciple de Pythagore et de Platon peut-il rester indifférent et laisser périr les traditi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jamblique/#i_5788

JEAN SCOT ÉRIGÈNE (810 env.-env. 877)

  • Écrit par 
  • René ROQUES
  •  • 1 738 mots

L'œuvre de Jean Scot dit l'Érigène représente sans doute l'ensemble littéraire, philosophique, exégétique et théologique le plus considérable et le plus élaboré de la pensée occidentale latine entre le vi e et le xii e  siècle. On y retrouve l'empreinte profonde des auteurs de l'Antiquité profane […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-scot-erigene/#i_5788

KABBALE

  • Écrit par 
  • François SECRET, 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 7 274 mots

Dans le chapitre « La kabbale chrétienne »  : […] L'expression de kabbale chrétienne désigne un courant d'idées fort complexes qui, depuis le scandale des thèses De omni re scibili de Pic de La Mirandole , à la fin du Quattrocento, se développa avec des fortunes diverses à travers l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, la France, l'Angleterre, les Pays-Bas, la Suède, jusqu'à la publication en 1911 de la traduction du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kabbale/#i_5788

LATINES (LANGUE ET LITTÉRATURE) - La littérature chrétienne

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 6 338 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les nouvelles sources d'inspiration »  : […] Malgré toute son importance, cette fidélité à la tradition latine classique n'est qu'un aspect mineur de la littérature latine chrétienne. La vie chrétienne, dans ses formes extérieures et intérieures, représente évidemment un fait nouveau qui introduit dans la littérature latine des thèmes, des problèmes, des sentiments jusqu'alors inconnus. L'enseignement chrétien s'appuie sur des textes sacrés […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/latines-langue-et-litterature-la-litterature-chretienne/#i_5788

LÉON L'HÉBREU JUDA BEN ISAAC ABRAVANEL dit (1460 env.-env. 1521)

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
  •  • 245 mots

Médecin, poète et philosophe juif de la Renaissance. Né à Lisbonne, où son père Isaac (Isaac ben Juda, connu sous le nom d'Abrabanel ou Abravanel) était trésorier d'Alfonse V de Portugal, Léon l'Hébreu étudia la médecine et la philosophie juive et arabe ; il gagna l'Espagne en 1483 puis l'Italie après l'expulsion des Juifs d'Espagne. Il enseigna la médecine et l'« astrologie » à l'université de Na […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leon-l-hebreu/#i_5788

MAXIME D'ÉPHÈSE (mort en 370)

  • Écrit par 
  • Richard GOULET
  •  • 264 mots

Philosophe néo-platonicien du iv e  siècle, élève d'Aedesius, lui-même disciple de Jamblique. Parallèlement à son travail de philosophie scolaire (Simplicius mentionne un Commentaire sur les Catégories d'Aristote qu'il aurait écrit). Maxime était très versé dans la théurgie et la magie pratiquées dans l'école de Jamblique. L […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maxime-d-ephese/#i_5788

MICHEL PSELLOS (1018-1078)

  • Écrit par 
  • Denis COUTAGNE
  •  • 830 mots

Écrivain byzantin, dont la vie fut agitée, scandée par les remous politiques et ses propres ambitions. Tantôt il prend la défense de Michel Cérulaire, tantôt il l'accuse, selon l'opportunité. Pourtant, peu d'hommes ont joué un rôle aussi important, dans la vie intellectuelle de Constantinople au xi e  siècle, que ce personnage à l'esprit encyclopé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/michel-psellos/#i_5788

MORT - Les interrogations philosophiques

  • Écrit par 
  • René HABACHI
  •  • 7 525 mots

Dans le chapitre « Les doctrines de la chute »  : […] Si le courant des doctrines de la chute est dominé par la figure de Platon, son élaboration philosophique s'inaugure cependant avec les Upanishads et se prolonge, par-delà Origène, jusqu'à Descartes et Malebranche. L'axe qui joint des philosophies aussi différentes est le dualisme de l'âme et du corps. La vie humaine naît de leur rencontre et la mort est leur séparation. Mais, pour la pensée grec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mort-les-interrogations-philosophiques/#i_5788

NÉO-PLATONICIENNE D'ATHÈNES ÉCOLE

  • Écrit par 
  • Henri Dominique SAFFREY
  •  • 2 001 mots

À l'intérieur du vaste mouvement philosophique que l'on désigne globalement sous le nom de néo-platonisme et qui se développe du iii e au vi e  siècle après J.-C., on distingue des écoles diverses. Fondé à Rome par Plotin, qui y enseigne de 245 à 270, et maintenu vivant sur place par Porphyre et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-neo-platonicienne-d-athenes/#i_5788

NOMBRES SYMBOLIQUE DES

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 1 176 mots

De nombreuses études d'ethnologie comme de philosophie comparée, d'histoire des religions comme de psychologie des profondeurs ont montré que la pensée dite « sauvage » comme la connaissance symbolique présentent une compréhension qualitative du nombre. Cette compréhension expliquerait, semble-t-il, la préséance des nombres dits « naturels » sur toute autre structure arithmétique. Dans de telles m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/symbolique-des-nombres/#i_5788

NON-ÊTRE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 355 mots

Le non-être n'est pas le néant, si l'on entend par néant la simple absence d'être (l'idée de néant ne surgit qu'après coup, de façon imaginaire, comme suppression de l'être). Au sens le plus fort, le non-être est la part de négativité qui est présente dans le réel ou bien le pouvoir de négation qui appartient à l'esprit. Par réaction contre une conception de l'être pur (Parménide), Platon a découv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/non-etre/#i_5788

OLYMPIODORE LE JEUNE (VIe s.)

  • Écrit par 
  • Michel GAREL
  •  • 177 mots

Philosophe néo-platonicien, Olympiodore vécut à Alexandrie, où il fut l'élève d'Ammonios et eut pour disciples David et Élias. Les noms de ceux-ci laissent penser qu'ils étaient chrétiens, mais on ignore s'il en allait de même pour Olympiodore. Sa pensée, telle qu'elle nous a été transmise par ses commentaires sur Platon et sur Aristote, ne dénote d'ailleurs aucune originalité. Il s'est, en effet, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/olympiodore-le-jeune/#i_5788

PANTHÉISME

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 7 630 mots

Dans le chapitre « Plotin »  : […] Cette affirmation est évidemment le point d'arrivée et non pas le point de départ du plotinisme ; conclusion éthique et existentielle et non pas commencement philosophique. Le commencement, chez Plotin, est une réflexion sur l'être qui est avant toute chose, c'est-à-dire, à la lettre, sur le Premier (τ̀ο Πρ̃ωτ̀ον). On sait l'importance du néo-platonisme de Plotin dans la formation des grands cou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pantheisme/#i_5788

PERGAME ÉCOLE DE

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 149 mots

École philosophique fondée à Pergame après la mort du philosophe Jamblique, vers 330, par son disciple Aidesios. Elle regroupe Maxime d'Éphèse, Chrysanthe, Priscus et un certain Eusèbe. C'est dans ce milieu et cette tradition jambliquienne, tout particulièrement sous la direction de Maxime d'Éphèse, que l'empereur Julien fut initié au néo-platonisme. Presque tous les renseignements sur ces personn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-de-pergame/#i_5788

PIC DE LA MIRANDOLE (1463-1494)

  • Écrit par 
  • Jean-Claude MARGOLIN
  •  • 4 887 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'un et le multiple, Dieu et le monde »  : […] Dans aucun de ses traités, Pic n'a fait un exposé complet et systématique de sa philosophie, mais on peut également dire que les thèmes dominants de sa pensée apparaissent dans la plupart d'entre eux, l' Heptaplus , le De ente et uno , l' Oratio de hominis dignitate. Philosophe de la conciliation – […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pic-de-la-mirandole/#i_5788

PLATONISME MÉDIÉVAL

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 898 mots

La question du platonisme médiéval étant particulièrement complexe, il faut dire d'abord selon quels partis pris elle est ici traitée. En premier lieu on rangera sous le nom de « platonisme » toute doctrine, d'ensemble ou même de détail, qui se fonde en dernière instance sur les œuvres des auteurs que l'Antiquité tardive et les médiévaux appelaient platonici (« platoniciens  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platonisme-medieval/#i_5788

PLOTIN, en bref

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 186 mots

Instigateur de ce que l'on appellera après lui le « néo-platonisme », Plotin retient avant tout de Platon l'idée de la transcendance absolue du Bien. Édités par son disciple Porphyre, les soixante-trois traités que comportent les Ennéades décrivent les niveaux de la réalité qui vont de l'expérience humaine jusqu'à l'Un en passant par le monde « sublunaire », l'ordre cosmique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/plotin-en-bref/#i_5788

PLOTIN

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  •  • 4 962 mots

Dans le chapitre « Le maître du néo-platonisme »  : […] On ne sait rien de sûr quant aux origines de Plotin. Probablement romain, il a dû naître en Égypte, peut-être à Lycopolis (l'actuelle Assiout) en 205. La biographie qu'a laissée Porphyre éclaire davantage sur sa carrière. Âgé de vingt-huit ans, il « s'attache à la philosophie », non à quelque mystérieuse sagesse orientale mais au platonisme éclectique qu'enseignait à Alexandrie Ammonios Saccas. A […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/plotin/#i_5788

PORPHYRE (234 env.-310)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 2 155 mots

Philosophe néo-platonicien, Porphyre a joué un rôle considérable dans l'évolution de la pensée, à la fin de l'Antiquité et pendant tout le Moyen Âge. Son œuvre immense, aujourd'hui en grande partie disparue, a été beaucoup lue et a laissé des vestiges chez de nombreux auteurs grecs, latins et arabes. La manière dont il a systématisé et interprété l'œuvre de son maître Plotin a donné naissance à u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/porphyre/#i_5788

PROCLUS (412-485)

  • Écrit par 
  • Jean TROUILLARD
  •  • 1 989 mots

Dans la condition historique qui était la sienne, le génie propre de Proclus a conduit le néo-platonisme à ce point d'équilibre qu'on peut appeler classique. Entre la puissance inventive un peu désordonnée de Plotin, qui fonde l'école néo-platonicienne au iii e  siècle après J.-C., et l'analyse critique de Damascios, qui est son dernier maître à A […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proclus/#i_5788

SACREMENTS

  • Écrit par 
  • Louis-Marie CHAUVET, 
  • Jean TROUILLARD
  • , Universalis
  •  • 3 801 mots

Dans le chapitre « La théurgie païenne »  : […] Si on l'abstrait du contexte théologique dans lequel elle s'est développée pendant les derniers siècles du paganisme antique, la notion de théurgie rejoint celle de sacrement. C'est une structure élémentaire de la vie religieuse, et, comme telle, elle peut s'insérer dans des ensembles hétérogènes. Car, conformément à l'étymologie ( théou-ourgia ), elle se définit comme une ac […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sacrements/#i_5788

SHAFTESBURY ANTHONY ASHLEY COOPER 3e comte de (1671-1713)

  • Écrit par 
  • John S. MORRILL
  • , Universalis
  •  • 351 mots

Politicien et philosophe anglais, né le 26 février 1671 à Londres, mort le 15 février 1713 à Naples. Petit-fils du premier comte de Shaftesbury, Anthony Ashley Cooper est d'abord éduqué sous la férule du penseur John Locke, puis fréquente le prestigieux collège de Winchester. Il entre au Parlement en 1695. Devenu troisième comte de Shaftesbury à la mort de son père en 1699, il mène une politique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anthony-ashley-cooper-3er-comte-de-shaftesbury/#i_5788

SIMPLICIUS (fin Ve-déb. VIe s.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 251 mots

Philosophe grec néo-platonicien, commentateur d'Aristote, Simplicius fut élève d'Ammonius Hermeiou à Alexandrie et de Damascius à Athènes. Après la fermeture de l'école d'Athènes par l'empereur Justinien (529), il fit partie du groupe de philosophes néo-platoniciens qui partirent pour la Perse demander asile au roi Chosroes Nuschirvan. Dès 533, ils étaient de retour à Athènes, Chosroes ayant concl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/simplicius/#i_5788

SOHRAWARDĪ ou SUHRAWARDĪ SHIHĀBODDĪN YAHYĀ (1155-1191)

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET
  •  • 5 029 mots

Dans le chapitre « La philosophie orientale »  : […] Contrairement à la tradition péripatéticienne, qui veut que la totalité des existants forme une gradation homogène de substances, Sohrawardī pense que « les choses se divisent en ce qui est lumière dans la réalité essentielle de soi-même » et ce qui est ténèbre. Il donne ainsi une dignité métaphysique à un sentiment gnostique de la vie, fondé dans la reconnaissance d'un mal radical : « Combien ré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sohrawardi-suhrawardi/#i_5788

SUGER (1081-1151)

  • Écrit par 
  • Philippe VERDIER
  •  • 1 995 mots

Dans le chapitre « Métaphysique néo-platonicienne de la lumière »  : […] Suger eut une forte et vibrante conception de la beauté comme forme lumineuse émanant de la source divine et permettant, par la contemplation d'objets transfigurés par la lumière, de remonter vers son origine dans une anabase, ou anagogie , de moins en moins sensible et de plus en plus intellectuelle. C'est l'esthétique de Plotin et des néo-platoniciens. Ce sera celle de Rob […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/suger/#i_5788

SYNÉSIUS DE CYRÈNE (entre 370 et 375-apr. 413)

  • Écrit par 
  • Richard GOULET
  •  • 493 mots

Rhéteur, philosophe néo-platonicien, puis, après sa conversion, évêque chrétien. Synésius, né à Cyrène en Libye, fut initié à la philosophie et à la science (astronomie et mathématiques) par la célèbre Hypatie, à Alexandrie. Il conserva toute sa vie une double fidélité, typiquement platonicienne, à la vie intérieure et à l'engagement politique. Personnalité influente de Cyrénaïque, Synésius assuma […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/synesius-de-cyrene/#i_5788

THIERRY DE FREIBERG (1250 env.-env. 1310)

  • Écrit par 
  • Denis COUTAGNE
  •  • 547 mots

Maître dominicain qui, au xiii e  siècle, en dépit de l'entrée d'Aristote dans les universités, se montre fidèle au néo-platonisme. Reçu dans l'ordre des Frères prêcheurs, Thierry de Freiberg gagna Paris en 1285, où il devint maître en théologie en 1297. Malgré les fonctions qu'il remplit dans son ordre, il écrivit de nombreux ouvrages portant sur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thierry-de-freiberg/#i_5788

UN PHILOSOPHIES DE L'

  • Écrit par 
  • Jean TROUILLARD
  •  • 3 714 mots

Dans le chapitre « L'Un au-delà de l'Être »  : […] Ainsi définie, la philosophie de l'Un au-delà de l'Être coïncide avec le néo-platonisme. On entend par cette dénomination, non pas n'importe quel platonisme, mais une école déterminée de commentateurs platoniciens, dont les grands maîtres sont Plotin ( iii e  s. apr. J.-C.), Porphyre, Jamblique ( iii e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-l-un/#i_5788

Voir aussi

Pour citer l’article

Jean TROUILLARD, « NÉO-PLATONISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/neo-platonisme/