NÉGATIVITÉ, philosophie

EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

  • Écrit par 
  • Jean WAHL
  •  • 6 149 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Entre l'être et le néant »  : […] Pour Kant, le monde est une idée, c'est-à-dire que l'idée du monde permet d'unifier les phénomènes extérieurs. Mais l'idée reste idée, et l'on ne peut prétendre unifier tous les phénomènes extérieurs sous l'idée de monde, pas plus que l'on ne peut unifier tous les phénomènes intérieurs sous l'idée d'âme. Peut-être, sur ce point, la pensée de Leibniz est-elle plus profonde lorsqu'il parle du monde […] Lire la suite

IMMANENCE ET TRANSCENDANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 4 276 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La transcendance horizontale »  : […] Mais transascendance ou transdescendance ressortissent encore à « l'imagination en hauteur » dont parlait Brunschvicg, et le tout-autre de Jaspers comme le tout-autre d'Emmanuel Lévinas se situent également à la verticale de l'homme. C'est avec l'existentialisme athée de Heidegger et de Sartre qu'on aperçoit une nouvelle forme de la transcendance, tout à la fois intérieure à ce monde-ci et distin […] Lire la suite

INFINI, philosophie

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 6 339 mots

Dans le chapitre « Tout est infini »  : […] Selon le jeune Spinoza, la bonté divine implique le transfert total du divin dans la créature. L'infini de Dieu et l'infini du monde ne font plus qu'un dans le spinozisme pour ne se distinguer que comme natura naturans et natura naturata . « Par Dieu, j'entends un être absolument infini, c'est-à-dire une substance consistant en une infinité d'attributs dont chacun exprime une essence éternelle e […] Lire la suite

MORALE

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 15 730 mots

Dans le chapitre « La liberté »  : […] Ce nouveau principe ne se distingue pas de l'ancien par un refus de la recherche du bonheur : il promet, au contraire, au fidèle la félicité éternelle. Ce n'est pas, non plus, qu'il abandonne le concept d'un monde ordonné, sensé, capable d'assigner à l'homme sa place. Mais cette félicité n'est plus de ce monde et ne saurait y être cherchée, et le cosmos ne se montre pas comme objet de connaissance […] Lire la suite

NÉANT

  • Écrit par 
  • Jean LEFRANC
  •  • 3 210 mots

Dans le chapitre « « L'être et le néant sont la même chose » »  : […] La réduction « humaniste » de la dialectique permettait d'éviter ou d'atténuer le paradoxe des formulations de la Science de la logique . Hegel s'attendait d'ailleurs à des sarcasmes qui n'ont pas manqué. « Cela n'exige pas une grande dépense d'esprit, écrit-il dans la Logique de 1817, de tourner la proposition qu'être et néant sont la même chose et d'avancer des niaiseries en assurant qu'elles s […] Lire la suite

VIOLENCE

  • Écrit par 
  • Yves MICHAUD
  •  • 8 198 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Violence et négativité »  : […] Hegel s'inscrit dans cette tradition. Pour lui, l'Être, ou ce qu'il appelle la substance, est sujet : il ne se réalise que dans le mouvement de son développement, qui ne saurait aller sans douleur ni déchirement. La vie, l'accomplissement de la nature et de l'esprit, l'histoire, sont la manifestation de l'Être et celle-ci demande « le sérieux, la douleur, la patience et le travail du négatif » (P […] Lire la suite