NATURE MORTE

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Nature morte avec des œufs et une cruche de lait

Nature morte avec des œufs et une cruche de lait
Crédits : Bridgeman Images

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Nature morte à la tourte, au citron et au pain, P. Claesz

Nature morte à la tourte, au citron et au pain, P. Claesz
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Vanité ou Allégorie de la vie humaine, P. de Champaigne

Vanité ou Allégorie de la vie humaine, P. de Champaigne
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Nature morte avec lièvre, fruit et perroquet, J. Fyt

Nature morte avec lièvre, fruit et perroquet, J. Fyt
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L'Antiquité classique : trompe-l'œil et « Carpe diem »

La nature morte en tant que genre pictural à part entière trouve son origine en Grèce, au début de la période hellénistique, quand apparaît, à côté de la peinture monumentale (mégalographie) ou sur panneau d'inspiration mythologique et historique, un art tourné vers la nature et la vie quotidienne, privilégiant la description de victuailles, de fleurs et de menus objets (rhopographie). De cette production ne nous sont parvenus, hélas, que des copies et des dérivés tardifs : mosaïques et fresques romaines du ier siècle avant J.-C. au ive siècle, découvertes notamment en Campanie (Pompéi, Herculanum) et sur certains sites d'Afrique du Nord.

Nature morte avec des œufs et une cruche de lait

Nature morte avec des œufs et une cruche de lait

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Nature morte avec des œufs et une cruche de lait, peinture murale romaine, Ier siècle. Villa di Giulia Felice, Pompéi, Italie. 

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Selon le témoignage de Pline l'Ancien (Histoire naturelle), le plus illustre adepte du genre aurait été un certain Piraeicos (ive-iiie siècle ?), auteur de tableaux (tabellae) représentant des artisans au travail, des animaux ou des « provisions de bouche et autres denrées du même type » (obsonia ac similia), qui font penser aux xenia, ces présents de vivres que les Grecs fortunés mettaient à la disposition de leurs hôtes. Le fait que Piraeicos ait été surnommé rhyparographos (« peintre de choses sordides ») est à mettre au compte d'une hiérarchie des valeurs esthétiques, d'inspiration littéraire, qui préfigure celle en vigueur en France au xviie siècle, mais dissimule mal le succès d'un genre prisé avant tout pour ses effets illusionnistes : depuis Apollodore, inventeur de la « skiagraphie » (jeu des ombres et des lumières) et le naturaliste Zeuxis (env. 464 avant J.-C.-env. 398 avant J.-C.), l'esthétique du trompe-l'œil prévaut dans la peinture} grecque, inspirant entre autres chefs-d'œuvre la mosaïque dite asarotos oïkos (« la chambre mal balayée ») de Sosos de Pergame (iiie siècle avant J.-C. ; perdue, mais connue par une copie du iie siècle apr. J.-C.). En marge du domaine proprement pictural, on peut mentionner ég [...]


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«  NATURE MORTE  » est également traité dans :

AERTSEN PIETER (1508-1575)

  • Écrit par 
  • Sylvie BÉGUIN
  •  • 355 mots

Surnommé Lange Pier (Pierre le Long), né à Amsterdam et franc-maître à Anvers, en 1535, dont il devient citoyen en 1542 et où il séjournera jusqu'en 1556 environ, après avoir logé dans ses débuts anversois chez le peintre Jan Mandyn, un suiveur habile de Jérôme Bosch, Pieter Aertsen est l'un des peintres qui assurent le mieux le lien entre l'école néerlandaise et l'école flamande et qui font éclat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pieter-aertsen/#i_12101

ARCIMBOLDO GIUSEPPE (1527 env.-1593)

  • Écrit par 
  • Frédéric ELSIG
  •  • 1 569 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Une peinture de la littérature artistique »  : […] Héritier d'une culture mise en place autour de 1500 par les intellectuels de cour (les « rhétoriqueurs »), ce goût se caractérise par un intérêt prononcé pour la virtuosité et pour une approche alchimique du monde, fondée sur l'ambiguïté, la contamination, l'hybridation et la métamorphose. Nourri de valeurs rhétoriques telles que l' inventio et son corollaire la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giuseppe-arcimboldo/#i_12101

BAUGIN LUBIN (vers 1610-1663)

  • Écrit par 
  • Claude LAURIOL
  •  • 917 mots
  •  • 1 média

Ce peintre français, fort recherché de son temps, émerge peu à peu de l'oubli dans lequel il était tombé, surtout grâce aux travaux de Jacques Thuillier. Cette méconnaissance est due en partie à la rareté des données (documents, signatures, dates, dessins préparatoires) et en partie à la critique, qui s'exerça contre lui dès le dernier tiers du xvii e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lubin-baugin/#i_12101

BEUCKELAER JOACHIM (1535 env.-env. 1574)

  • Écrit par 
  • Jacques FOUCART
  •  • 536 mots
  •  • 2 médias

Neveu et élève de Pieter Aertsen (ce dernier épousa en 1542 sa tante Catherine Beuckelaer), Joachim Beuckelaer (ou Bueckelaer) donne un prolongement considérable à l'art, si puissamment réaliste, de ce dernier ; son apport dans la constitution d'une peinture de genre et de nature morte spécifiquement nordique est déterminant. Mort assez jeune, il n'a guère pu se dégager de l'emprise stylistique d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/joachim-beuckelaer/#i_12101

BRAQUE GEORGES (1882-1963)

  • Écrit par 
  • Dominique BOZO
  •  • 3 251 mots

Dans le chapitre « Natures mortes et séries »  : […] Blessé en 1915 sur le front d'Artois, Braque est trépané ; il reste à hôpital jusqu'en 1916. Le dialogue avec Picasso, alors en Italie, est interrompu ; son marchand Kahnweiler a quitté la France. Braque, après une longue convalescence à Sorgues, reprend difficilement la peinture ; il est alors influencé par Gris et Laurens avec qui débute une profonde amitié. La Grande Musicienne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/braque-georges-1882-1963/#i_12101

BRAVO CLAUDIO (1936-2011)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 261 mots

Claudio Bravo était un artiste peintre chilien réputé pour le style provocant de ses tableaux hyperréalistes, qui se voulait l'héritier de la grande tradition picturale des maîtres espagnols. Portraitiste des grands de ce monde au Chili et en Espagne au début de sa carrière, il était surtout connu pour ses natures mortes hyperréalistes mettant en scène des objets du quotidien, tels des emballages […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/claudio-bravo/#i_12101

BRUEGEL JAN, dit BRUEGEL DE VELOURS (1568-1625)

  • Écrit par 
  • Jacques FOUCART
  •  • 846 mots

Frère cadet de Pieter II, Jan reçut comme lui un sobriquet, dû à son goût raffiné pour les habits de velours ou à l'extrême finesse veloutée de sa peinture. Plus doué et plus original que son frère, Jan se forma dans un cadre plus large en se rendant, vers 1589, en Italie où il resta jusqu'en 1596 non sans se lier durablement avec le cardinal Federico Borromeo à Milan (d'où la merveilleuse suite d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jan-bruegel/#i_12101

CARAVAGE (vers 1571-1610)

  • Écrit par 
  • Arnauld BREJON DE LAVERGNÉE, 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 4 799 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Les œuvres de jeunesse »  : […] Michelangelo Merisi ou Merighi dit il Caravaggio est originaire de Caravaggio en Lombardie. On pense aujourd'hui que Caravage est né vers 1571. Les débuts du peintre sont mystérieux. Quelle a été sa formation entre 1584 environ et 1590-1591 ? Quelles œuvres d'art a-t-il vues ? Quelles villes a-t-il traversées avant d'arriver à Rome ? Bien que Caravage ait souvent déclaré qu'il ne devait rien à per […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/caravage/#i_12101

CÉZANNE PAUL (1839-1906)

  • Écrit par 
  • Barthélémy JOBERT
  •  • 3 960 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Parcours et formes »  : […] La classification traditionnelle de l'œuvre du peintre repose avant tout sur la chronologie de son évolution stylistique, qui elle-même recoupe les grandes étapes de sa biographie. Aux années de jeunesse et de formation parisienne correspond ainsi une période “romantique”. Lui succède, de 1872 à 1877, la période “impressionniste”, puis, après qu'il s'est détaché du groupe, la période “constructive […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-cezanne/#i_12101

CHARDIN JEAN-BAPTISTE SIMÉON (1699-1779)

  • Écrit par 
  • Philippe LEVANTAL
  •  • 2 788 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Un art médité »  : […] Une comparaison avec l'art de Vermeer s'impose ici. Mais, tandis que le métier aigu et lisse du maître de Delft ne se laisse point pénétrer ou ne se livre qu'au travers d'une lumière toute d'irréalité et de distante discrétion, l'art de Chardin garde une humaine présence qui nous touche plus directement. Tout tient d'abord à un métier des plus nouveaux pour l'époque. Rembrand […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-baptiste-simeon-chardin/#i_12101

CLAESZ PIETER (1597/98-1661)

  • Écrit par 
  • Françoise HEILBRUN
  •  • 973 mots
  •  • 1 média

Peintre hollandais de natures mortes, l'un des créateurs et des plus grands représentants, avec Willem Claesz Heda, de la nature morte monochrome à Haarlem . Né en Westphalie, mais d'origine hollandaise, Pieter Claesz est signalé comme peintre à Haarlem en 1617 (sur le registre de mariages) et, en 1661, est enterré dans la même ville : tels sont les rares faits connus concernant sa biographie. En […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pieter-claesz/#i_12101

COURBET GUSTAVE (1819-1877)

  • Écrit par 
  • Pierre GEORGEL
  •  • 3 489 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Le poème de la nature »  : […] L' Atelier , dont la présentation à l'Exposition universelle de 1855 souligna le caractère de « somme », est la seule peinture de Courbet qui offre une telle densité de pensée, mais la plupart des tableaux de cette époque sont aussi des « allégories réelles ». À ceux qui constatent l'étroitesse et la rigidité de l'ordre social et mettent en lumière les facteurs concrets d'opp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/courbet-gustave-1819-1877/#i_12101

DESPORTES FRANÇOIS (1661-1743)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre MOUILLESEAUX
  •  • 869 mots

Il semble que l'apprentissage de François Desportes chez le Flamand Nicasius Bernaerts — installé en France et chargé de décorer la ménagerie de Versailles — ait beaucoup compté. La leçon de son maître, un élève de Snyders, demeura présente tout au long de sa carrière de peintre animalier. Très tôt pourtant, il essaie de se faire un nom dans le genre plus noble du portrait, et passe une année à la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-desportes/#i_12101

ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Arts et culture) - Les arts plastiques

  • Écrit par 
  • François BRUNET, 
  • Éric de CHASSEY, 
  • Erik VERHAGEN
  • , Universalis
  •  • 13 475 mots
  •  • 22 médias

Dans le chapitre « Performances d'excentriques »  : […] Si le réalisme minutieux, si caractéristique de tant de toiles américaines du xix e  siècle, s'accorde souvent avec le poids de suspicion et la demande sociale d'utilité qui pèsent alors sur l'art, il participe aussi, de loin en loin, à des démarches plus audacieuses, quoique plus confidentielles. La nature morte, genre par excellence formaliste […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etats-unis-d-amerique-arts-et-culture-les-arts-plastiques/#i_12101

FANTIN-LATOUR IGNACE HENRI (1836-1904)

  • Écrit par 
  • Pierre GEORGEL
  •  • 493 mots
  •  • 1 média

Peintre français. L'œuvre de Henri Fantin-Latour réalise éminemment le vœu de Baudelaire qui, dans le Salon de 1845 , souhaitait l'avènement de peintres sachant exprimer la poésie de la vie moderne. Il appartient à la génération qui commence à s'affirmer vers 1860 (plus particulièrement au groupe hétéroclite qui exposa en 1863 au Salon des refusés). Il bénéficie donc de l'acq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ignace-henri-fantin-latour/#i_12101

FYT JAN (1611-1661)

  • Écrit par 
  • Jacques FOUCART
  •  • 557 mots
  •  • 1 média

D'abord apprenti chez l'obscur Jans Van den Berch en 1622, Jan Fyt semble bien avoir été l'élève de Snyders, même s'il manque pour l'affirmer de manière absolue une preuve documentaire ; en tout cas, Snyders aida financièrement la mère du jeune Fyt en 1629, alors que ce dernier devenait maître de la guilde d'Anvers, et encore en 1631. À Snyders il devrait ainsi son orientation décisive vers la pei […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jan-fyt/#i_12101

GIOVANNI DA UDINE (1487-1561)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 499 mots

C'est apparemment en chassant et en capturant des oiseaux avec son père que, tout enfant, Giovanni prend le goût d'observer les animaux et de les dessiner. Son père, frappé de ses dispositions, le met en apprentissage, à Udine, chez Pellegrino da San Daniele. Après avoir séjourné à Venise, il part pour Rome et devient le collaborateur de Raphaël. Les grotesques découverts dans les grottes de l'Esq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giovanni-da-udine/#i_12101

GROOVER JAN (1943-2012)

  • Écrit par 
  • Karen SPARKS
  •  • 306 mots

La photographe américaine Jan Groover travailla sur les notions d'espace et d'illusion dans des natures mortes de grand format représentant des objets du quotidien, souvent des ustensiles de cuisine disposés sur un évier. Elle est cependant essentiellement connue pour ses œuvres, diptyques et triptyques en couleurs, constituées de photographies « de rue » saisissant, le temps d'un court instant, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jan-groover/#i_12101

HEDA WILLEM CLAESZ (1593/94-entre 1680 et 1682)

  • Écrit par 
  • Françoise HEILBRUN
  •  • 1 084 mots

Bien qu'il ait aussi peint des portraits et des tableaux religieux, Heda est surtout célèbre pour ses natures mortes : c'est lui qui, avec Pieter Claesz, a donné à la peinture haarlemoise de « repas servi » son expression la plus haute. Un portrait de lui, peint en 1678 par Jan de Bray, son concitoyen et confrère à la Guilde de Saint-Luc (où il sera lui-même mentionné pour la première fois en 1631 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/willem-claesz-heda/#i_12101

KALF WILLEM (1619-1693)

  • Écrit par 
  • J. BOUTON
  •  • 726 mots

Élève selon Houbraken du peintre de Haarlem, Hendrick Pot, dont l'influence ne se laisse guère remarquer chez lui, paysagiste d'occasion en 1639 dans le goût de Van Goyen (unicum apparu sur le marché d'art en 1886), Willem Kalf semble s'être très vite spécialisé dans la nature morte (les plus anciennes remontant à 1643 au moins) et sans doute a-t-il fréquenté l'atelier ou vu des œuvres de Frans Ry […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/willem-kalf/#i_12101

LA FRESNAYE ROGER DE (1885-1925)

  • Écrit par 
  • Jean-Marie MARQUIS
  •  • 398 mots

Né au Mans, Roger Noël François André de La Fresnaye, descendant d'une vieille famille normande, mort à quarante ans, a joué un rôle non négligeable dans l'histoire du cubisme français. Élève de l'académie Julian, où il se lie avec Dunoyer de Segonzac, puis de l'académie Ranson, il devient l'élève du nabi Maurice Denis, dont l'influence est évidente sur ses œuvres de jeunesse ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roger-de-la-fresnaye/#i_12101

MANET. LES NATURES MORTES (exposition)

  • Écrit par 
  • Barthélémy JOBERT
  •  • 955 mots

Les natures mortes occupent dans l'œuvre de Manet une place considérable : un cinquième de ses tableaux relèvent spécifiquement de ce genre, qui est également présent dans certains portraits ou certaines compositions plus ambitieuses de l'artiste. L'une de ses œuvres les plus célèbres, Le Déjeuner sur l'herbe , autrefois dénommée par l'artiste lui-même […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/manet-les-natures-mortes/#i_12101

MATISSE HENRI (1869-1954)

  • Écrit par 
  • Hervé VANEL
  •  • 3 015 mots

Dans le chapitre « La peinture mise en scène »  : […] La peinture de Matisse met en scène la peinture elle-même et ses éléments constitutifs ; elle expose, interroge et dérègle méthodiquement ses conventions. En 1907, le critique Louis Vauxcelles saisissait parfaitement devant le Nu bleu (souvenir de Biskra) , un jeu d'influences réciproques (qu'il redoutait) entre les lois internes du tableau, la réalité observée et la représen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-matisse/#i_12101

MORANDI GIORGIO (1890-1964)

  • Écrit par 
  • Charles SALA
  •  • 1 098 mots

Dans le chapitre « L'expérience métaphysique »  : […] Après 1915, Morandi poursuit ses études portant sur la structure élémentaire des objets. Les Nature morte des collections Mattioli et Frua sont intéressantes à cet égard, car elles confirment la persistance d'une profonde recherche formelle. Ces tableaux cependant recèlent une dimension nouvelle, en introduisant le spectateur dans un espace où les objets échappent nettement […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giorgio-morandi/#i_12101

NÉERLANDAISE ET FLAMANDE PEINTURE

  • Écrit par 
  • Lyckle DE VRIES
  •  • 10 165 mots
  •  • 18 médias

Dans le chapitre « Le premier quart du XVIIe siècle »  : […] Le premier quart du siècle est marqué par la diversité. Toutes sortes de courants se rencontrent et s'influencent mutuellement. On a déjà mentionné les « académistes » de Haarlem et d'Utrecht. L'avenir eût été à eux si Rubens n'était pas revenu d'Italie. Grâce à une technique minutieuse et à l'emploi du petit format, Jan Breughel dit Breughel de Velours avait gardé son indépendance à l'égard du j […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peinture-neerlandaise-et-flamande/#i_12101

OUDRY JEAN-BAPTISTE (1686-1755)

  • Écrit par 
  • Georges BRUNEL
  •  • 381 mots

Le nom de Jean-Baptiste Oudry est resté assez célèbre comme celui du meilleur peintre d'animaux au xviii e siècle. Il convient pourtant de ne pas négliger les autres aspects de sa carrière . Oudry fut le disciple de Largillière, lequel lui aurait conseillé de se spécialiser dans la peinture des animaux. Les leçons de cet enseignement ont profondé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-baptiste-oudry/#i_12101

PEINTURE - Les catégories

  • Écrit par 
  • Antoine SCHNAPPER
  •  • 4 716 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « La hiérarchie des genres »  : […] La formation d'esprits capables, devant les tableaux, d'adopter une attitude esthétique indépendante de leurs sujets semble le fait des humanistes italiens. Cette attitude nouvelle permet la création d'un marché, alimenté en grande partie par les artistes flamands, qui furent en somme « les virtuoses, non les créateurs » des genres (Ch. Sterling). Les importations de tapisseries et de peintures fl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peinture-les-categories/#i_12101

PELLAN ALFRED (1906-1988)

  • Écrit par 
  • Maïten BOUISSET
  •  • 418 mots

Considéré, avec Paul-Émile Borduas, comme l'un des peintres canadiens les plus importants de sa génération, Alfred Pellan est fortement marqué par les grandes tendances de l'avant-garde parisienne, qu'il côtoiera pendant près de quinze ans (entre 1926 et 1940). Ses premières œuvres, surtout des natures mortes, s'inscrivent dans une forme de cubisme académique, où se lisent, outre l'influence de Pi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alfred-pellan/#i_12101

PETO JOHN F. (1854-1907)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 305 mots

Peintre américain, né le 21 mai 1854 à Philadelphie (Pennsylvanie), mort le 23 novembre 1907 à Island Heights (New Jersey). Les renseignements biographiques que l'on possède sur John Frederick Peto sont maigres et il a laissé peu d'œuvres signées ou datées. Sans doute a-t-il été élève de l'Académie des beaux-arts de Philadelphie. De 1879 à 1886, il participe de manière irrégulière à des exposition […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-f-peto/#i_12101

PICASSO PABLO (1881-1973)

  • Écrit par 
  • André FERMIGIER, 
  • Hélène SECKEL
  •  • 3 145 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Souvenirs romains et thèmes freudiens »  : […] En 1917, Picasso, que la guerre a séparé de Braque et des peintres de Montmartre, part pour Rome, sur les instances de Jean Cocteau, et exécute les décors de Parade pour Serge de Diaghilev. Il collaborera souvent par la suite aux Ballets russes ( Le Tricorne , Pulcinella ), s'éprendra du monde du théâtre et de la danse, ramènera d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pablo-picasso/#i_12101

NATURE MORTE À LA CHAISE CANNÉE (P. Picasso)

  • Écrit par 
  • Isabelle EWIG
  •  • 225 mots

Réalisée à Paris en mai 1912, la Nature morte à la chaise cannée de Picasso marque, dans l'histoire de la peinture, la découverte du collage. Celle-ci est issue du désir commun à Picasso et à Braque de retourner à la réalité face au risque d'abstraction du cubisme analytique dans sa phase la plus hermétique : après que Braque eut peint, en 1910, des éléments en trompe l'œil […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nature-morte-a-la-chaise-cannee/#i_12101

PSYCHANALYSE & PEINTURE

  • Écrit par 
  • Jean-François LYOTARD
  •  • 7 908 mots

Dans le chapitre « La peinture et l'impouvoir »  : […] Depuis le recensement monumental fait par Venturi sur l'œuvre de Cézanne, on a coutume de distinguer dans celle-ci quatre périodes : sombre, impressionniste, constructive, synthétique. Liliane Brion-Guerry reprend cette analyse à son compte, mais elle la dramatise deux fois. Tout d'abord, elle montre que ce qui motive cette odyssée plastique, c'est la recherche d'une solution à un problème égaleme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychanalyse-et-peinture/#i_12101

PURISME, mouvement artistique

  • Écrit par 
  • Arnauld PIERRE
  •  • 3 262 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La peinture puriste »  : […] La solidarité avec l'esprit moderne, l'empathie avec l'âge de la machine n'impliquent pas que le peintre puriste soit tributaire de sujets modernes. Représenter des machines conserverait l'art dans une sorte de contingence nuisible à la recherche du général et du permanent. La peinture puriste, comme la peinture cubiste avant elle, sera essentiellement une peinture d'objets quotidiens, une peintu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/purisme-mouvement-artistique/#i_12101

RECCO GIUSEPPE (1634-1695)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 269 mots

Issu d'une famille de peintres, Giuseppe Recco se forma d'abord près de son père, Giacomo, dans un milieu auquel Aniello Falcone avait transmis l'impulsion décisive du caravagisme. Dans l'histoire de la nature morte napolitaine, Recco, peintre de fleurs, ne peut être considéré comme un chef d'école ; il lui revient pourtant d'avoir initié à ce genre quelques-uns de ses meilleurs représentants : Pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giuseppe-recco/#i_12101

RUYSDAEL SALOMON VAN (1600 env.-1670)

  • Écrit par 
  • Françoise HEILBRUN
  •  • 691 mots

Oncle de Jacob van Ruisdael et père de Jacob Salomonsz van Ruisdael, né à Naarden, membre de la gilde de Haarlem en 1626, mort dans la même ville en 1670, Salomon van Ruysdael est, avec son contemporain le Leydois Jan van Goyen dont l'œuvre présente un développement parallèle, un des premiers grands peintres de paysages et de marines hollandais. Comme Van Goyen lors de son passage à Haarlem, Ruysd […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/salomon-van-ruysdael/#i_12101

SÁNCHEZ COTÁN fray JUAN (1560-1627)

  • Écrit par 
  • Marcel DURLIAT
  •  • 482 mots
  •  • 1 média

Né à Orgaz, une bourgade des monts de Tolède, Sánchez Cotán étudia la peinture avec le Tolédan Blas del Prado. Cet artiste, de tradition maniériste, était surtout apprécié comme peintre de fleurs. En 1603, la quarantaine passée, Sánchez Cotán entre chez les chartreux. Apparemment, cette vocation n'est pas la conséquence d'une crise intérieure, mais l'épanouissement d'une piété profonde. Elle n'éta […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sanchez-cotan-fray-juan/#i_12101

SÉBASTIEN STOSKOPFF (exposition)

  • Écrit par 
  • X.-Y. LANDER
  •  • 1 498 mots

À l'occasion du quatre centième anniversaire de la naissance de Sébastien Stoskopff, le musée de l'Œuvre Notre-Dame de Strasbourg – relayé par le Suermont-Ludwig Museum d'Aix-la-Chapelle – a organisé en 1997 une grande exposition de l'œuvre de ce peintre strasbourgeois, la seconde après celle, plus modeste, d'Idstein, en 1987. Comme La Tour et Vermeer, Stoskopff est l'un de ces artistes du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sebastien-stoskopff/#i_12101

SNYDERS FRANS (1579-1657)

  • Écrit par 
  • Jacques FOUCART
  •  • 1 087 mots
  •  • 2 médias

Avec Fyt, Frans Snyders est la figure majeure de la peinture d'animaux et de natures mortes de chasse si florissante en Flandre au xvii e  siècle . Élève de Pieter Bruegel II, vers 1593/94, et peut-être aussi de Van Balen, il est reçu maître dans la Gilde d'Anvers en 1602, séjourne en Italie en 1608, à Rome puis à Milan. À cette occasion, Jan Brue […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/frans-snyders/#i_12101

VAN DE VELDE LES

  • Écrit par 
  • Jacques FOUCART
  •  • 1 186 mots

Dynastie de peintres hollandais. Né à Amsterdam, Esaias van de Velde (env. 1590-1630) était probablement le fils du peintre Anthony van de Velde et le cousin de Jan van de Velde le graveur. Dès 1610, on le trouve à Haarlem où il entre dans la gilde en 1612. En 1618, il est inscrit comme membre à la gilde de La Haye où il a été honoré des commandes des stadhouders Maurice et Frédéric-Henri. Selon H […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-van-de-velde/#i_12101

VAN ELK GER (1941- )

  • Écrit par 
  • Béatrice PARENT
  •  • 534 mots

Né à Amsterdam, Ger Van Elk est avec Jan Dibbets l'un des artistes hollandais les plus représentatifs de la génération apparue à la fin des années 1960. Il poursuit une réflexion critique et analytique sur l'art du xvii e siècle, notamment sur la peinture de genre hollandaise : nature morte, paysage et portrait. Ses débuts sont liés à une concept […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ger-van-elk/#i_12101

VELÁZQUEZ DIEGO (1599-1660)

  • Écrit par 
  • Véronique GERARD-POWELL
  •  • 2 349 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Apprentissage et début de carrière à Séville »  : […] Velázquez naît à Séville en 1599, dans une famille de petite noblesse. La ville connaît alors l'apogée d'un développement spectaculaire, fondé sur une activité portuaire tournée vers l'Amérique. L'installation de nombreux ordres religieux à vocation missionnaire favorise une intense activité artistique. Séville est en outre une ville d'humanistes et de poètes qui se réunissent dans des académies […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/velazquez-diego-1599-1660/#i_12101

VINCENT VAN GOGH : D'ARLES À AUVERS - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Barthélémy JOBERT
  •  • 540 mots

20 février 1888 Van Gogh arrive à Arles sous la neige où il désire installer un « atelier du Midi ». Il commence à peindre dès le 22 février (une vieille Arlésienne, un paysage sous la neige, la boutique d'un boucher). Il loge à l'hôtel, louant à partir de mai quatre chambres dans « la Maison jaune ». Il peint sans cesse, mais, par mesure d'économie, décide, fin avril, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vincent-van-gogh-d-arles-a-auvers-reperes-chronologiques/#i_12101

ZURBARÁN FRANCISCO DE (1598-1664)

  • Écrit par 
  • Antonio BONET-CORREA
  •  • 2 359 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Natures mortes et portraits »  : […] Zurbarán est avant tout un portraitiste, bien que, pour des raisons de clientèle, il ait assez peu cultivé ce genre. Dans ses tableaux historiques comme le Secours de Cadiz (musée du Prado), dans les scènes narratives ou les portraits de moines, en dehors des valeurs des tissus et des formes plastiques des personnages, il n'oublie pas la personnalité psychologique de ses mod […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francisco-de-zurbaran/#i_12101

Voir aussi

Pour citer l’article

Robert FOHR, « NATURE MORTE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/nature-morte/