NAMBIKWARA

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Tribu indienne d'Amérique du Sud vivant au sud du Mato Grosso. Jadis estimée à plus de 20 000 personnes, elle s'est réduite, par suite des maladies et des épidémies (typhoïde et fièvre jaune), à 990 personnes dans les années 1990, et est remontée à environ 1 150 peronnes en 2000. Les Nambikwara commencent à s'opposer à l'invasion de leur territoire. Après une première réunion en 1985, leurs chefs se sont rendus à Brasília en 1989 pour protester contre la construction d'une centrale hydroélectrique sur leurs terres. Ils sont également victimes des orpailleurs qui polluent leurs rivières et menacent leur survie. La langue des Nambikwara (Nambicuara, Nambikuara) ne semble se rattacher à aucune autre.

Le mode de subsistance varie avec l'époque de l'année : en saison sèche, les Nambikwara se disséminent par bandes et vaquent aux travaux de la cueillette et de la chasse, déplaçant leur campement chaque jour ; en saison de pluie, ils établissent pour un temps leur campement en clairière, nettoient le sol sur une certaine surface et sèment leurs graines sur brûlis. Les chefs de village et autres notables sont polygames, ayant le plus souvent pour femmes plusieurs sœurs ou encore une femme et les filles qu'elle a eues d'un premier mari. Ces Indiens cultivent un peu de coton, tissent la fibre et se font des bandelettes et des ceintures de tissu, cela à titre de décoration puisqu'ils vivent nus. Les Nambikwara croient aux esprits et lient leur existence à celle des forces naturelles. Censé guérir les maladies et communiquer avec les esprits, le chamane tient un rôle de première importance. Chez les Nambikwara, tout comme chez ces autres nomades forestiers que sont les Siriono, les rituels et cérémonies sont peu développés en raison même, semble-t-il, du nomadisme.

—  Agnès LEHUEN

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POLYGAMIE

  • Écrit par 
  • Roger BASTIDE
  •  • 9 887 mots

Dans le chapitre « La polygynie du chef, gage de la sécurité individuelle »  : […] On doit donc distinguer plusieurs types de polygynie. Nous appellerons la première archaïque. Elle a été étudiée par Lévi-Strauss chez les Nambikwara du Brésil où existe la polygamie des chefs (et des sorciers) en opposition à la monogamie des sujets. « Le groupe, dit-il, a échangé les éléments d'une sécurité individuelle qui s'attachaient à la règle monogame contre une sécurité collective qui d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/polygamie/#i_26690

Pour citer l’article

Agnès LEHUEN, « NAMBIKWARA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/nambikwara/