NABATÉENS

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Les Nabatéens, des Arabes

Les sources antiques désignent les Nabatéens comme des Arabes. C’est le cas de Diodore de Sicile qui, au ier siècle av. J.-C., décrit les Nabatéens à des époques plus anciennes, notamment à la fin du ive siècle, où ils seraient déjà considérés comme les Arabes les plus riches du désert (Bibliothèque Historique, xix, 94-100). Au iie siècle, toujours d’après Diodore (iii, 43, 4-5), « les Arabes appelés Nabatéens » occupent de nombreux villages le long du golfe d’Aqaba et pratiquent la piraterie. D’autres sources, de Flavius Josèphe l’historien juif du ier siècle à Procope de Césarée, au vie siècle, en passant par les deux Livres des Maccabées, écrits en grec et intégrés dans la Bible des Septante, les qualifient d’Arabes. Dans le IIe Livre des Maccabées (v, 8), il est ainsi question d’un roi nabatéen, Arétas, baptisé « tyran des Arabes », auprès duquel, en 168 av. J.-C., l’ancien grand prêtre Jason, partisan du clan favorable à l’hellénisation des Juifs, a trouvé refuge. Selon Flavius Josèphe (Antiquités juives, xiii, 10 et I Macc. ix, 35), Jonathan Maccabée, un des acteurs de la révolte juive contre les autorités hellénistiques en Judée, a envoyé son frère, vers 160 av. J.-C., chez les « Arabes nabatéens, ses amis, afin d’y laisser ses bagages qui étaient considérables ». Quant à Procope (Guerres de Justinien, I, xix, 19-20), il rappelle que « le roi des Arabes », dans les temps anciens, avait son palais à Pétra.

Un autre argument utilisé pour dire que les Nabatéens étaient des Arabes réside dans le fait qu’un certain nombre de leurs noms propres sont arabes parce qu’ils sont composés de mots étymologiquement arabes ou parce qu’ils contiennent l’article employé en arabe, al-. Cet argument doit cependant être manié avec précaution, car le lien entre le nom propre porté par un individu et son appartenance ethnique reste très in [...]

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Le royaume nabatéen

Le royaume nabatéen
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Deux bétyles en relief posés dans une niche à édicule, Hégra (Arabie Saoudite)

Deux bétyles en relief posés dans une niche à édicule, Hégra (Arabie Saoudite)
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Intérieur d’un tombeau, Hégra (Arabie Saoudite)

Intérieur d’un tombeau, Hégra (Arabie Saoudite)
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Khaznah, Pétra (Jordanie)

Khaznah, Pétra (Jordanie)
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Laïla NEHMÉ, « NABATÉENS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 avril 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/nabateens/