MYRTALES

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Caractères généraux

La fleur, cyclique, hermaphrodite, actinomorphe ou, assez exceptionnellement, zygomorphe, est caractérisée par son réceptacle, par le nombre des pièces florales (sépales, pétales, étamines, carpelles) dans chaque cycle (calice, corolle, androcée, pistil) et par l'architecture du pistil.

Myrtales : types floraux

Diaporama : Myrtales : types floraux

La forme du réceptacle, le niveau d'insertion des étamines, le degré de liberté du pistil, le style unique déterminent les types floraux des Myrtales. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Le réceptacle, en forme de coupe, d'urne ou de tube porte, sur son bord, les lobes du calice et les pétales ; les étamines sont attachées aussi au bord du réceptacle, ou insérées sur la paroi ou au fond de celui-ci. Le pistil est invariablement posé au fond du réceptacle ; il est soit entièrement libre vis-à-vis de ce dernier, soit plus ou moins soudé, dans toute sa partie ovarienne, à la paroi réceptaculaire : dans le premier cas, le pistil est entouré, à distance, par la couronne périanthaire (périgynie) ; dans le second cas, l'ovaire, surmonté par la couronne périanthaire, est infère (épigynie).

Les pièces florales sont généralement au nombre de deux ou d'un multiple de deux : le plus souvent quatre ou six sépales libres, quatre ou six pétales libres, quatre, six, huit, douze étamines libres, deux, quatre ou six carpelles intimement et complètement soudés, jusqu'à l'extrémité du style, toujours simple. Cependant, chez beaucoup de Myrtales, les étamines sont très nombreuses par fission de quatre, six ou huit ébauches ; les pièces périanthaires peuvent être au nombre de cinq, les étamines de dix, les carpelles de cinq ou de trois. Les graines sont habituellement exalbuminées.

L'appareil caulinaire comporte, typiquement, des feuilles simples à limbe entier, opposées ou verticillées, sans stipules, ou à stipules très petits ou caducs. Cependant, on connaît des Myrtales à feuilles alternes. Dans la plupart des familles, l'appareil conducteur de la tige comporte un liber interne interposé entre le bois et la moelle.

Le nombre des caractères morphologiques et anatomiques permettant de reconnaître une Myrtale est tel que, même si certains d'entre eux font défaut (ou sont aberrants), le tableau composé par ceux qui subsistent (et sont typiques) suffit à lever tous les doutes : le pistil à carpelles soudés, entouré ou enveloppé par le réceptacle, ne manque jamais et oriente l'identification que confirme soit le mode d'insertion des pièces périanthaires, soit le nombre de celles-ci, soit la présence d'un liber interne, soit d'évidentes affinités avec des espèces présentant le tableau complet des caractères qui définissent l'ordre.

Les Myrtales sont manifestement proches des Rosales à fleurs péri- ou épigynes et à graines exalbuminées, en particulier des Rosacées, famille par enchaînement dont la diversité est presque aussi grande que celle de l'ordre ici étudié. Mais les différences sont significatives : chez les Rosacées, les carpelles ne sont pas soudés, ou ne le sont que dans leur partie ovarienne ; le nombre des pétales et des sépales est, typiquement, de cinq ; les feuilles, alternes, sont souvent dentées, découpées, ou même composées ; les stipules sont très développés ; le liber interne fait défaut.

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Myrtales : types floraux

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THYMÉLÉALES

  • Écrit par 
  • Marc-André THIÉBAUD
  •  • 1 125 mots
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Dans le chapitre « Évolution, relations phylogénétiques »  : […] L'évolution des Thyméléales se fait dans le sens d'une simplification du plan floral qui va jusqu'à l'apétalie, l'isostémonie, la monomérie avec un seul ovule dans le gynécée. L'ordre des Thyméléales, souvent incorporé à celui des Myrtales, autrefois partiellement inclus dans les Apétales, peut être considéré comme lignée sœur des Myrtales, bien que sa position systématique ne soit pas claire. Si, […] Lire la suite

Pour citer l’article

Georges MANGENOT, « MYRTALES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 juin 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/myrtales/