MUSIQUE SOUS L'OCCUPATION

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L’attitude des musiciens

Les perturbations qui modifient les conditions d’exercice de leur métier éclairent les comportements des musiciens. Leur conduite ne se révèle pas spécifique à leur profession : comme dans tous les milieux, une minorité fait de la résistance, une autre collabore, alors que la majorité s’accommode de la situation. Dans le milieu musical, les premiers regroupements de résistants datent de juin 1940. L’unique organisation de résistance spécifique aux musiciens est le Front national des musiciens, qui diffuse successivement deux périodiques clandestins, Musiciens d’aujourd’hui puis Le Musicien patriote, prônant la « contrebande musicale », c’est-à-dire incitant à jouer ce qui est interdit. Les musiciens résistants comptent aussi leurs victimes ordinaires. Michel Tagrine et Jean-Claude Touche, deux jeunes violonistes qui ont pris les armes tout en continuant leurs études au Conservatoire, sont tués en août 1944 au cours des combats pour la libération de Paris, tandis que Jean Rousseau, jeune compositeur élève de Charles Kœchlin, meurt au maquis. La conduite de Jacques Ibert, directeur de la Villa Médicis, est sans équivoque : embarqué sur le paquebot Massilia après la débâcle de 1940, il abandonne toute responsabilité institutionnelle sous l’Occupation. Cependant, le maintien dans des fonctions officielles peut aussi servir de couverture. C’est le cas de Claude Delvincourt, qui prend une part active à la résistance, au sein du Front national des musiciens, accueillant sans doute des réunions clandestines au Conservatoire, dont il est le directeur.

Parmi les musiciens que l’application des lois d’exclusion met en danger, Darius Milhaud choisit de quitter en 1940 la France pour les États-Unis, tandis que des compositeurs juifs étrangers fixés en France pendant l’entre-deux-guerres, comme René Leibowitz ou Tibor Harsányi, restent en France et se cachent pendant toute la durée de la guerre. Max Deutsch, lui, s’e [...]

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Écrit par :

  • : docteure en musicolologie, habilitée à diriger des recherches, directrice de recherche en musicologie

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CHANSON FRANÇAISE

  • Écrit par 
  • Hélène HAZERA
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Dans le chapitre « Évolutions et révolutions »  : […] Avec les années 1930 plusieurs révolutions vont changer la face de la chanson française : le cabaretier Louis Leplée découvre la « môme Piaf » (dont la mère travaillait dans un de ses cabarets). Sous l'influence du jazz, les compositeurs inventent une nouvelle écriture ; les textes percutants de Jean Tranchant (1904-1972), l'arrivée de Charles Trenet (1913-2001), les chansons de Mireille (1906-199 […] Lire la suite

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Pour citer l’article

Myriam CHIMÈNES, « MUSIQUE SOUS L'OCCUPATION », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 mai 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/musique-sous-l-occupation/