MÉDIÉVALE MUSIQUE

ADAM DE LA HALLE (1235 env.-env. 1285)

  • Écrit par 
  • Paul ZUMTHOR
  •  • 1 080 mots

Dans le chapitre « L'œuvre poétique et musicale »  : […] Son œuvre se caractérise par sa diversité. Les inspirations qu'elle manifeste sont principalement polarisées par des éléments tirés de la tradition lyrique des trouvères. Pourtant, Adam se situe aux confins de cette esthétique et d'un ars nova dont il est l'un des premiers créateurs, d'où une certaine dualité, et parfois l'ambiguïté de sa poésie. On y peut distinguer un type de poème artificiel, […] Lire la suite

ANGLAIS (ART ET CULTURE) - Musique

  • Écrit par 
  • Jacques MICHON
  • , Universalis
  •  • 6 928 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre «  Des origines à la fin du Moyen Âge »  : […] Les premières manifestations de la musique anglaise se perdent dans la nuit des temps. Ce qui est probable, sinon certain, c'est qu'en Grande-Bretagne comme ailleurs la monodie a précédé la polyphonie, encore que l'une et l'autre aient pu très tôt coexister. En outre, le chant grégorien, expression privilégiée de la liturgie chrétienne, fut assurément une source inépuisable d'inspiration et d'empr […] Lire la suite

ARS ANTIQUA

  • Écrit par 
  • Edith WEBER
  •  • 1 899 mots
  •  • 2 médias

L'expression ars antiqua (forgée par les historiens de la musique – par opposition au nom du traité Ars nova , rédigé par Philippe de Vitry, s'appliquant à l'époque de Guillaume de Machaut en France et Francesco Landini en Italie, au xiv e  siècle) désigne l'école musicale parisienne des xii e et xiii e  siècles et, plus particulièrement, la musique médiévale française de 1230 à 1320 environ. Le […] Lire la suite

ARS NOVA

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 6 409 mots
  •  • 2 médias

Ars nova , tel est le titre d'un traité que le compositeur et théoricien Philippe de Vitry (1291-1361) écrivit à Paris vers 1320. Plus qu'un manifeste, c'était la prise de conscience d'une évolution esthétique, dont les signes précurseurs apparaissaient dans la seconde moitié du xiii e  siècle. D'autres théoriciens, le « conservateur » Jacobus de Liège dans son Speculum musicae , le « progressiste […] Lire la suite

ARS NOVA (P. de Vitry)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 311 mots

Le compositeur et théoricien de la musique Philippe de Vitry, qui occupera des charges importantes – notaire royal, maître des requêtes, conseiller... – auprès des rois de France Charles IV le Bel, Philippe VI et Jean II le Bon avant de devenir en 1351 évêque de Meaux, fait paraître vers 1320 un traité théorique en latin, Ars nova , qui va infléchir le cours de la musique occidentale en proposant […] Lire la suite

ARS NOVA - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 468 mots

XII e  siècle-début du XIV e  siècle L' ars antiqua (ou ars veterum , ou ars vetus ), que l'on peut traduire par la « vieille école », désigne, d'une manière générale, l'école musicale parisienne des xii e et xiii e  siècles ou, de manière plus restrictive, la musique française de 1230 à 1320 environ. 31 octobre 1291 ? Naissance de Philippe de Vitry, peut-être en Champagne. 1310-1318 ? Le Ro […] Lire la suite

BALLADE, musique

  • Écrit par 
  • Edith WEBER
  •  • 959 mots
  •  • 2 médias

La ballade (en italien ballata , de ballare  : danser) est un genre littéraire et musical d'essence lyrique et de structure répétitive. Cette forme, monodique et polyphonique, est en usage de la fin du xiii e siècle jusqu'au xvi e siècle. Elle est chantée et dansée par les troubadours, les trouvères et les Minnesänger. Les ballades monodiques peuvent être accompagnées au luth, à la harpe, à la v […] Lire la suite

BASSE, musique

  • Écrit par 
  • Henry BARRAUD
  •  • 3 508 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La basse dans la polyphonie »  : […] Un son qui s'identifie comme étant par essence une basse doit nécessairement, comme on l'a vu plus haut, être une basse par rapport à quelque chose. Cela revient à dire qu'il n'y a basse qu'au sein d'une combinaison de plusieurs sons dont le plus grave prend une valeur particulière en vertu de quelque loi mystérieuse et qui demande à être éclaircie. Une combinaison de plusieurs sons au sein desque […] Lire la suite

BERNARD DE VENTADOUR (1145 env.-env. 1195)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 256 mots

La poésie du troubadour Bernard de Ventadour est considérée comme l'une des expressions les plus achevées de la langue d'oc. Les quelques éléments de sa vie ne nous sont connus qu'à travers le texte des vidas , ces courtes biographies postérieures d'un demi-siècle au moins et destinées à présenter l'œuvre des troubadours à un auditoire étranger – celui des cours italiennes notamment. Si certaines […] Lire la suite

CHANSON À BOIRE

  • Écrit par 
  • Daniel POIRION
  •  • 572 mots

Les manuscrits du xiii e  siècle contiennent, parmi toutes les pièces lyriques qui ne relèvent pas des grands genres courtois, un certain nombre de chansons à boire. Celles-ci sont dans une large mesure la transposition en langue vulgaire des chansons goliardiques. Elles développent cependant quelques aspects propres au lyrisme roman. Plus souvent, en effet, que le simple éloge du vin ou de la cer […] Lire la suite

Chanson de mai, NEIDHART VON REUENTAL

  • Écrit par 
  • Alain FÉRON
  •  • 523 mots

Dans le chapitre « Auteur »  : […] Minnesänger d'origine bavaroise, Neidhart von Reuental sert le duc Othon II de Bavière et participe à deux croisades, avec Léopold d'Autriche (1217-1219) et avec le duc Frédéric II (1228). Il s'installe en Autriche en 1232 et vit à Vienne au service de Frédéric II. Le nombre de textes que l'on possède de lui est exceptionnel : 68 pièces de danses, 29 chants d'été et 39 d'hiver (il s'agit de danses […] Lire la suite

CHANSON FRANÇAISE

  • Écrit par 
  • Hélène HAZERA
  •  • 5 009 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « De la révolution occitane à la chanson populaire »  : […] La Chanson de Roland (vers 1100) et d'autres chansons de geste, psalmodiées, accompagnées d'instruments, les lais de Marie de France, poétesse établie en Angleterre (active entre 1160 et 1185), relèvent-ils de la chanson, hors du système couplets-refrain ? Une chose est certaine : la première grande révolution chansonnière se situe en Occitanie, avec l'apparition des troubadours, dans la premiè […] Lire la suite

CHORALE MUSIQUE

  • Écrit par 
  • Jacques CHAILLEY, 
  • Universalis
  •  • 3 109 mots

Dans le chapitre « Moyen Âge »  : […] La pratique romaine, en musique comme ailleurs, n'ajoute rien à celle de la Grèce. Le christianisme remet bientôt tout en cause en plaçant l'office, et surtout l'office psalmodique, au centre des préoccupations. Dès le début, la détermination des rôles respectifs du soliste et du chœur, considéré comme l'ensemble des fidèles, constitue le problème majeur. D'abord, l'un et l'autre alternent (chant […] Lire la suite

CICONIA JOHANNES (1340 env.-1411)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 480 mots

Compositeur et théoricien liégeois, le plus grand musicien entre Guillaume de Machaut (1300-1377) et Guillaume Dufay (1400-1474), dont l'influence, en Italie notamment, redonna vie à une production musicale déclinante. Ciconia vécut à Avignon, où, en 1350, il fut clerc et familier d'Aliénor de Comminges-Turenne, nièce du pape Clément VI ; c'était l'époque où les principes de l'ars nova (Guillaume […] Lire la suite

CLAUSULE, musique

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 164 mots

Forme musicale polyphonique du xiii e  siècle, la clausule comporte deux parties strictement mesurées. On trouve les exemples les plus représentatifs de clausules dans les sections de déchant utilisant des fragments mélismatiques (c'est-à-dire à plusieurs notes par syllabe) de chant grégorien, qui, dans l' organum de l'école de Notre-Dame, alternent avec des sections présentant des passages de ty […] Lire la suite

CONCERT

  • Écrit par 
  • Jacques CHAILLEY, 
  • Universalis
  •  • 2 858 mots

Dans le chapitre « Musique religieuse »  : […] Musique religieuse, musique de cour : ce sont, si on laisse de côté la musique populaire sans contact avec la musique « savante », les deux seules formes de concert au Moyen Âge. Jusqu'aux alentours du xii e siècle, elles se limitent d'une part à la participation aux offices de l'assemblée (plain-chant et compositions locales apparentées), d'autre part à l'activité assez réduite des musiciens de […] Lire la suite

CONTREPOINT

  • Écrit par 
  • Henry BARRAUD
  •  • 4 645 mots

Dans le chapitre « Consonance et parallélisme »  : […] Il faut admettre cependant que l'amorce de l'audition simultanée de deux sons différents existe déjà dans le fait que des voix féminines chantent tout naturellement une mélodie à l'octave des voix masculines. Ainsi se trouve affirmé le principe de consonance parfaite entre deux sons à distance d'une octave. Mais de tout temps, et même dans les systèmes musicaux les plus primitifs, l'oreille humain […] Lire la suite

DU BUS GERVAIS (fin XIIIe-déb. XIVe s.)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 505 mots

Notaire de la chancellerie royale, Gervais du Bus compose entre 1310 et 1314 le Roman de Fauvel , poème satirico-allégorique de 3 280 vers. Fauvel, nom souvent donné à un cheval, est ici une désignation emblématique : il est formé des initiales de Flatterie, Avarice, Vilenie, Variété, Envie et Lâcheté. La couleur fauve est signe d'hypocrisie. La glose étymologique interprète aussi le mot comme com […] Lire la suite

DUFAY GUILLAUME

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 3 689 mots
  •  • 1 média

Guillaume Dufay est l'un des plus grands musiciens français du xv e  siècle. Familier des cours princières européennes, tant laïques qu'ecclésiastiques, il a dû assimiler les techniques des écoles musicales de France, d'Angleterre et d'Italie, et en réussir la synthèse. Son œuvre, notamment ses messes, a servi de modèle aux générations suivantes. Il est le fondateur de cette école dite « franco- […] Lire la suite

DUFAY GUILLAUME - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 391 mots

Vers 1400 Naissance de Guillaume Dufay (Du Fay, Du Fayt), peut-être dans la région de Cambrai, peut-être à Bersele (Beersel), près de Bruxelles. La date du 5 août 1397 a été avancée par certains musicologues. 1423 À Rimini (Italie), où il est au service des Malatesta, Dufay compose l'épithalame Resvelliés vous et faites chiere lye , dont il utilisera le thème pour la messe Resvelliés vous . Anné […] Lire la suite

ESTAMPIE

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 341 mots

Avec l'estampie apparaît, aux xiii e et xiv e  siècles, la première musique instrumentale indépendante de paroles préexistantes ; il s'agit probablement d'un genre inspiré par les musiques à danser, nées en France, et qui se développa tout particulièrement en Angleterre ; l'estampie passa également en Italie ( istanpida ou balletto ). Jean de Grouchy (alias Johannes de Grocheo) énumère, au début […] Lire la suite

FRANCO-FLAMANDS MUSICIENS

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 855 mots

Expression controversée désignant un groupe de musiciens du xv e et du xvi e siècle. On rencontre aussi les dénominations de musique ou d'« école » néerlandaise, flamande, wallonne, bourguignonne, italo-bourguignonne, franco-bourguignonne, néerlando-bourguignonne. Les dénominations s'enchevêtrent au gré des doctes, s'entrechoquent au fracas des nationalismes, englobant à peu près toujours les mê […] Lire la suite

HARPE À CADRE

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 276 mots

Instrument de musique dans lequel la console et la caisse de résonance sont réunies par une colonne de soutien, qui s'arc-boute contre la tension des cordes. C'est l'une des principales formes de harpe et, aux temps modernes, on la trouve exclusivement en Europe et chez les Ostiaks, peuple finlandais de l'ouest de la Sibérie. Les harpes à cadre existent en Europe depuis le ix e  siècle et en Irlan […] Lire la suite

HARPE IRLANDAISE

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 286 mots

La harpe dite irlandaise ( cláirseach en irlandais, clàrsach en gaélique écossais), est une harpe traditionnelle médiévale d'Irlande et d'Écosse caractérisée par une importante caisse de résonance creusée d'un seul bloc dans du bois, une console incurvée et une colonne fortement incurvée vers l'extérieur, une forme qui était partagée par la harpe écossaise médiévale. La harpe irlandaise était co […] Lire la suite

AVANT-GARDE

  • Écrit par 
  • Marie-Laure BERNADAC, 
  • Nicole BRENEZ, 
  • Antoine GARRIGUES, 
  • Jacinto LAGEIRA, 
  • Olivier NEVEUX
  •  • 10 101 mots
  •  • 14 médias

Dans le chapitre « Les tendances modernistes avant la « seconda prattica » »  : […] Cette idée de modernité est liée à l'Italie au seuil du xvii e  siècle, à Claudio Monteverdi qui oppose, en 1605, dans son Cinquième Livre de madrigaux , la manière traditionnelle d'écrire, ou prima prattica – celle des grands contrapuntistes qui l'ont précédé –, à la nouvelle, moderne et audacieuse seconda prattica , à laquelle lui-même consacre désormais son œuvre. Monteverdi oriente ce con […] Lire la suite

ISOCHRONIE & ISORYTHMIE

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 245 mots

Isochronie renvoie à rythme isochrone et se distingue d'isorythmie. Est isochrone ce qui est égal en durée, ce dont le temps est identique. Ainsi, des éléments rythmiques d'écriture différente peuvent avoir même valeur : un triolet apparaissant dans une mesure binaire, ou à l'inverse un duolet dans une mesure ternaire, etc. L'isorythmie est un concept voisin qui s'applique à la technique de compo […] Lire la suite

JACOPO DA BOLOGNA (actif mil. XIVe s.)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 363 mots

Musicien et théoricien italien, compositeur le plus célèbre des débuts de l'ars nova dans la Péninsule, avant Landini. Son influence sur la musique florentine fut importante et durable. À en croire les nombreuses copies qui nous sont parvenues, ses œuvres furent fort prisées de son temps. Jacopo da Bologna est l'un des tout premiers polyphonistes italiens. De sa vie, on sait par Filippo Villani ( […] Lire la suite

JOHANNES DE MURIS ou JEAN DES MURS (1290/1295 env.-apr.1344)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 380 mots

Mathématicien, astronome, musicien, théoricien de la musique, Johannes de Muris (Jean des Murs) est l'un des fondateurs de l' Ars nova . Son influence fut grande dans les universités des xiv e et xv e siècles où, bien souvent, l'on commentait sa Musica speculativa , devenue, avec celle de Boèce, théorie officielle. Il naquit dans le diocèse de Lisieux, à la fin du xiii e siècle, vers 1290-1295  […] Lire la suite

JOSQUIN DES PRÉS

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 2 654 mots
  •  • 2 médias

Josquin Des Prés (ou Desprez, ou Jodocus Pratensis, ou Jodocus a Prato, ou simplement Josquin), surnommé le « Prince de la musique » par ses contemporains, est le plus éminent représentant de l'école dite «  franco-flamande » à la fin du xv e  siècle . Génie universel, Josquin occupe une position d'équilibre entre Moyen Âge et Renaissance. « Il possède dans leur plénitude, écrit Jacques Chailley, […] Lire la suite

JOSQUIN DES PRÉS - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 211 mots
  •  • 4 médias

Vers 1450-1455 Naissance de Josquin des Prés (des Près, de Prés, des Prez, Desprez...), peut-être à Beaurevoir, près de Saint-Quentin, dans le Vermandois, peut-être dans les Ardennes, aux confins de la France et du Hainaut. 1477 Date de composition possible de la messe L'Ami Baudichon . 1481 Date de composition possible de la messe Missa Hercules Dux Ferrariae . Juin 1489 Josquin appartient à […] Lire la suite

LANDINO ou LANDINI FRANCESCO (1330 env.-1397)

  • Écrit par 
  • Edith WEBER
  •  • 506 mots

Célèbre musicien et poète de l'ars nova florentine (Trecento), Francesco Landino, surnommé Magister Franciscus Caecus, Francesco Cieco ou Cecco (l'« Aveugle »), ou encore il Cieco degli organi, est né à Fiesole. Sa date de naissance se situerait entre 1325 et 1335 environ. Son père, Jacopo del Casentino, était peintre, et le jeune Francesco, avant d'être atteint de cécité à la suite de la variole, […] Lire la suite

LAUDES, musique

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 110 mots

Forme musicale du type chanson religieuse monodique, souvent en langue vulgaire, que diffusèrent en Italie (Florence), à partir du xii e siècle, des compagnies de laïques ( laudantes , laudisti ou laudesi ). Au xiii e siècle, les laudes se multiplient, surtout grâce aux Franciscains (Jacopone da Todi). Aux xv e et xvi e siècles, la lauda est polyphonique, puis connaît la forme dialoguée et le […] Lire la suite

LÉONIN maître, lat. magister LEO ou LEONINUS (2e moitié XIIe s.)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 387 mots

Le premier musicien connu de l'école de Notre-Dame de Paris ( Ars antiqua ) à l'époque de l' organum à vocalises (ou organum fleuri). On ignore tout de sa vie et même de ses fonctions précises ; c'est un théoricien anglais, appelé Anonyme IV (Coussemaker, Scriptorum de musica medii aevi , 4 vol.) qui, vers 1275 — soit un siècle après — nous parle de lui : « Remarquez que maître Léonin fut un exc […] Lire la suite

LIÈGE, ville

  • Écrit par 
  • Jean LEJEUNE, 
  • Xavier MABILLE
  •  • 6 992 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'épanouissement des lettres et des arts »  : […] Depuis la fin de l'Église impériale, les temps ont bien changé sur les rives de la Meuse. Nuancée par des traditions régionales, l'architecture est devenue gothique (française) et les universités l'ont emporté sur les vieilles écoles de chanoines. Celle de Paris, surtout, attire les Liégeois. Certains y ont enseigné, tel le théologien Godefroid de Fontaines, chanoine de Saint-Lambert. Il y avait a […] Lire la suite

LUTH

  • Écrit par 
  • Joël DUGOT
  •  • 7 042 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Rôle profane et rôle sacré »  : […] On sait peu de chose sur l'emploi du luth dans la musique au Moyen Âge. Cela tient d'abord au manque total de documents écrits, puisque la musique elle-même commençait seulement de se donner des règles graphiques. La notation musicale venait de naître et restait très imprécise. De plus, elle ne s'adressait qu'aux chants liturgiques, tropes ou séquences. Le choix des instruments était donc des plus […] Lire la suite

LYRE, musique

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 269 mots

Nom donné à l'un des plus anciens instruments à cordes. Dans l'Antiquité gréco-romaine, les cordes de la lyre, en nombre très variable (pentacorde, heptacorde, etc.), étaient pincées, frappées du bout des doigts ou jouées avec un plectre. La table d'harmonie de peau ou de bois était collée sur les bords de la caisse ; les deux bras imitaient deux cornes d'animaux et étaient maintenus par une trave […] Lire la suite

MACHAUT GUILLAUME DE

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 2 609 mots

Guillaume de Machaut, musicien-poète, chanoine de Reims, mêlé intimement à la vie des plus grands personnages de son temps, fut à la fois le dernier des trouvères et l'un des principaux promoteurs de l'art nouveau, l'« Ars nova », codifié par Philippe de Vitry, où il se révéla plus souple et plus varié. La messe de Machaut n'est point seulement un des sommets de la musique médiévale, c'est un che […] Lire la suite

MACHAUT GUILLAUME DE - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 192 mots
  •  • 1 média

Vers 1300 Guillaume de Machaut (Machau, Machault ; Guillelmus de Machaudio) naît en Champagne, probablement entre 1300 et 1302. On ne sait rien de sa jeunesse ni de ses études si ce n'est qu'il reçoit les ordres mineurs assez jeune et qu'il étudie la théologie. 1323 Guillaume de Machaut entre au service de Jean de Luxembourg, roi de Bohême, qu'il accompagne jusqu'en 1340 dans ses expéditions en […] Lire la suite

MAÎTRES CHANTEURS ou MEISTERSINGER

  • Écrit par 
  • Marc VIGNAL
  •  • 346 mots

Confréries citadines de poètes compositeurs (en allemand Meistersinger ) en général artisans de profession, les maîtres chanteurs appartiennent à la bourgeoisie et cultivent encore, au xv e et au xvi e siècle, la tradition de chant monodique des Minnesänger du xiii e et du xiv e siècle. Héritiers eux-mêmes des troubadours et des trouvères français, les Minnesänger étaient parvenus, après une p […] Lire la suite

MÉLODIE

  • Écrit par 
  • Henry BARRAUD
  •  • 4 131 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'ère du plain-chant et du contrepoint modal »  : […] Ainsi, la mélodie est par essence un événement musical à l'état pur ; elle ne postule à son origine aucune association avec quelque complément sonore que ce soit. Elle nous apparaît telle dans le plain-chant médiéval, ou dans la musique traditionnelle de pays comme l'Inde, où, toutefois, elle se combine avec une pulsation rythmique confiée à des instruments de percussion et avec un son continu, […] Lire la suite

MÉNESTRANDISE

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 256 mots

Terme d'ancien français qui désignait la profession de musicien ( xiv e - xv e  s.) et qui resta en usage jusqu'aux xvii e et xviii e  siècles pour désigner la corporation des ménestrels (appelés encore ménestriers ou ménétriers) fondée à Paris en 1321. La ménestrandise (ou ménestrandie) possédait sa rue et sa chapelle, Saint-Julien-des-Ménestriers, détruite pendant la Révolution. Le chef de cett […] Lire la suite

MÉNESTREL

  • Écrit par 
  • Daniel POIRION
  •  • 319 mots

Si l'âge romantique s'est fait une idée flatteuse de ce musicien errant, l'opinion des contemporains était plus réservée. Le ménestrel ou « ménestrier » était parfois un vaurien, comme tous ces amuseurs venus d'on ne sait où. Mais le statut des ménestrels s'est peu à peu précisé, les distinguant à la fois des simples jongleurs, plutôt mimes ou acteurs, et des trouvères, qui sont en propre des aute […] Lire la suite

MESSE L'Homme armé (G. Dufay)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 241 mots
  •  • 1 média

Avec sa célèbre Messe Notre-Dame (vers 1360), Guillaume de Machaut a créé la messe unitaire, dans laquelle les différentes pièces de l'ordinaire sont reliées par un élément commun. Guillaume Dufay, sans doute le plus illustre représentant de l'école franco-flamande, va, plus encore que Machaut, affirmer cette volonté organisatrice dans ses messes complètes. Cette détermination culmine dans ses de […] Lire la suite

MESSE NOTRE-DAME (G. de Machaut)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 253 mots
  •  • 1 média

Musicien et poète, Guillaume de Machaut forge de nouvelles règles pour le lai, le virelai, la ballade et le rondeau. Il renouvelle l'expression musicale en retrouvant une spontanéité qu'un xiv e  siècle sclérosé par l'importance de la technique avait oubliée. On a longtemps pensé que sa Messe Notre-Dame ( Messe de Nostre Dame ) avait été composée pour le sacre de Charles V à Reims, le 19 mai 1364 […] Lire la suite

MOTET

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 3 062 mots

Le motet est une forme musicale dont les origines remontent aux xii e et xiii e  siècles. Généralement appliqué à la musique sacrée, bien que s'inspirant aussi de chants profanes, ce terme a recouvert, au cours des siècles, des réalités différentes. Forme polyphonique écrite en contrepoint sur une « teneur », le motet médiéval devient isorythmique dans l'emploi qu'en font les tenants de l'Ars no […] Lire la suite

MOYEN ÂGE - La littérature latine savante

  • Écrit par 
  • Alain MICHEL
  •  • 3 268 mots

Dans le chapitre « La tradition antique détruite et sauvée (VIe-Xe s.) »  : […] Il fallait d'abord survivre à la barbarie. Dès le vii e siècle, la plupart des écoles latines allaient être fermées. Mais on disposait de plusieurs messages, qui venaient d'Augustin, Martianus Capella, Boèce et Cassiodore. Ils disaient que la culture antique, représentée surtout par Virgile, Cicéron, Platon et Aristote, pouvait s'accorder à la tradition chrétienne. Mais, dans l'immédiat, on assis […] Lire la suite

MOYEN ÂGE - La littérature en prose

  • Écrit par 
  • Nicola MORATO
  •  • 12 341 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Le mot et son histoire »  : […] Le substantif français « prose » dérive de l’adjectif latin prorsus , proversus , dont le sens principal indique un mouvement vers l’avant ou une position avancée. Le mot est employé comme synonyme ou pour gloser l’expression oratio soluta , qui désigne un discours dépourvu de structure métrique. Les définitions médiévales remontent dans la plupart des cas à celle d’ Isidore de Séville ( Etym . […] Lire la suite

MOYEN ÂGE - La poésie lyrique

  • Écrit par 
  • Daniel POIRION
  •  • 5 698 mots

À la fois parole, musique et jeu, le lyrisme médiéval, tel que le transmettent les manuscrits, reste difficile à lire et à interpréter. Vestiges pour ainsi dire archéologiques, les écrits, même lorsqu'ils comportent une notation musicale, ne livrent plus le secret de leur vie poétique. Le lecteur moderne peut néanmoins s'affranchir de quelques idées fausses, et d'abord des illusions romantiques s […] Lire la suite

MUSIQUES SAVANTES ET MUSIQUES POPULAIRES

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 6 364 mots
  •  • 14 médias

Dans le chapitre « Les premiers temps de l'ère chrétienne »  : […] Dès le i er  siècle de notre ère, au début de la chrétienté, la musique prend place dans les cérémonies cultuelles. Héritière de la synagogue, elle-même influencée par l'art grec, l'Église perpétue par ce fait les traditions de la religion païenne gréco-romaine et du culte israélite, où le chant, particulièrement sous sa forme chorale, joue un rôle important . Les fidèles chantent le répertoire l […] Lire la suite

NEUMATIQUE, musique

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 491 mots

Dans l'écriture de la musique, la notation a connu notamment les accents, dérivés des accents grammaticaux, les points superposés et une combinaison des deux. Les scribes du Moyen Âge utilisèrent des signes (en grec : neuma ) pour fixer le chant liturgique de l'Église romaine. On rencontre ailleurs (Inde, Tibet, Japon) des signes analogues. Une espèce primitive de neumes vint d'Orient (Arménie, Gé […] Lire la suite

NEUME, musique

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 168 mots

Terme de musique en usage au Moyen Âge ( viii e - xii e s.) ; le neume est un signe graphique (du grec neuma , signe) que l'on plaçait au-dessus des syllabes à chanter, dans les livres d'église (antiphonaires, matutinaires, vespéraux). La notation neumatique dérive soit des accents grammaticaux, soit du système des points superposés. Cette graphie se perfectionna peu à peu en précision ; le scrib […] Lire la suite

NOTATION MUSICALE MODERNE

  • Écrit par 
  • Alain PÂRIS
  •  • 181 mots
  •  • 1 média

Le moine Guido d'Arezzo (Guy d'Arezzo ; vers 991-après 1033) invente la solmisation, système de notation musicale – doublé d'une méthode pédagogique – dans lequel les notes sont chantées sur des syllabes. La solmisation utilise les premières syllabes des six premiers vers d'un hymne à saint Jean-Baptiste ( ut, ré, mi, fa, sol, la ), la dernière, SI (pour Sancte Iohannes), étant une sorte de signa […] Lire la suite

ORNEMENT, musique

  • Écrit par 
  • Joël DUGOT, 
  • Antoine GARRIGUES
  •  • 4 867 mots
  •  • 18 médias

Dans le chapitre « Ornements notés par signes »  : […] Les ornements notés par signes prennent naissance dans l'ornementation improvisée ; répondant aux critères stylistiques de chaque époque musicale, ils se cristallisent au point de se différencier en formules précises que l'on représente par des signes notés au-dessus de la portée. Ils interviennent sur certaines notes en altérant ou en variant la mélodie. Dès le Moyen Âge, ils apparaissent dans le […] Lire la suite

PASSION, genre musical

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 1 058 mots

Au Moyen Âge, à l'exception des drames sacrés représentés dans les églises, puis sur les parvis, il n'y a point de « Passion », du moins en tant que forme musicale spécifique indépendante de la liturgie. L'usage s'est établi dès le iv e siècle de réciter la Passion selon l'Évangile de saint Matthieu, le dimanche des Rameaux et la Passion selon saint Luc, le mercredi saint. Vers les viii e et ix […] Lire la suite

PÉROTIN (XIIe-XIIIe s.)

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 2 521 mots

Pérotin est un compositeur français du Moyen Âge dont le nom reste attaché à l'essor de la polyphonie et de l'école parisienne dite école de Notre-Dame. C'est, en effet, alors que s'édifiait la cathédrale et que l'Université de Paris rayonnait dans tout le monde occidental, que les musiciens parisiens firent de leur cité un foyer artistique de renom international. La plupart de ces musiciens rest […] Lire la suite

PHILIPPE DE VITRY (1291-1361)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 379 mots
  •  • 1 média

Théoricien de la musique, poète et compositeur, le Français Philippe de Vitry naît le 31 octobre 1291, peut-être dans une localité nommée Vitry, en Champagne, peut-être à Paris. Il étudie à la Sorbonne et est ordonné diacre à un très jeune âge. Son premier emploi connu est la charge de notaire de Charles IV le Bel, qu'il obtient en 1329. Il deviendra maître des requêtes, puis conseiller du roi et […] Lire la suite

PIERRE DE LA CROIX (2e moitié XIIIe s.)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 269 mots

Théoricien et musicien français de la seconde moitié du xiii e  siècle, originaire d'Amiens, Pierre de la Croix (Petrus de Cruce) peut être identifié à Pierre de Picardie dont le traité fut reproduit par le dominicain, professeur de musique à la Sorbonne au temps de Saint Louis, Jérôme de Moravie, sous le titre Musica mensurabilis . Il composa une messe (1298) en souvenir de Louis IX. Grâce aux R […] Lire la suite

PLAIN-CHANT

  • Écrit par 
  • Jean JEANNETEAU, 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 3 482 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Histoire »  : […] Le vieux mot de plain-chant désigna, vers le xii e  siècle, le chant de l'Église catholique ; existant depuis plusieurs siècles, il apparut alors planus par opposition à un chant nouveau où la division du temps (brèves, semi-brèves, etc.) acheminait vers une composition plus complexe, moins asservie à la rythmique propre du mot latin. On a beaucoup discuté sur l'origine de ces mélodies ; le chant […] Lire la suite

POLYPHONIE

  • Écrit par 
  • Jacques CHAILLEY, 
  • Michel PHILIPPOT
  •  • 2 165 mots

Dans le chapitre « La polyphonie classique occidentale »  : […] La polyphonie médiévale est attestée, dans la culture écrite occidentale, depuis le ix e  siècle seulement, et y reste en stagnation pendant près de deux siècles, avant de connaître l'essor extraordinaire qui, à partir de la fin du xi e  siècle, lui donnera des développements sans commune mesure avec ce qui précède. Mentionnée pour la première fois dans un traité carolingien anonyme, l' Enchirias […] Lire la suite

POWER LEONEL (mort en 1445)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 381 mots

Avec Dunstable, Leonel Power (Leonellus Anglicus) est le théoricien et le compositeur le plus renommé de la musique anglaise de la première moitié du xv e  siècle. L'œuvre de ces deux musiciens assure très nettement le passage de l' ars nova à l'écriture de la Renaissance. En 1423, Power entra dans la fraternité bénédictine de Saint-Augustin à Canterbury. On connaît de lui un peu plus de quarante […] Lire la suite

RABĀB

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 298 mots

Le rabāb (ou rubāb , rebab , ribāb , rbab ...) est une vièle arabe, un des plus anciens instruments à archet connus ; il est peut-être apparenté au rebec médiéval européen. Le rabāb, mentionné pour la première fois au ix e  siècle, a joué un rôle fondamental dans la musique savante médiévale européenne. Au Moyen Âge, le mot rabāb était également un terme générique désignant tout instrument à arch […] Lire la suite

REBEC, instrument de musique

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 220 mots

Instrument à cordes et à archet qui fut usité en Europe au Moyen Âge. Le rebec appartient à la famille des vièles et provient très certainement du rabāb arabe. Ce dernier instrument, fort répandu dans les pays musulmans (Afghanistan, Pakistan, Iran, Inde musulmane), mais dont il existe diverses formes en Extrême-Orient (Indonésie, Siam, Indochine...), possède un cheviller renversé qui, avec le man […] Lire la suite

RELIGIEUSE CHRÉTIENNE MUSIQUE

  • Écrit par 
  • Jacques PORTE, 
  • Edith WEBER
  •  • 16 378 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La tradition grégorienne »  : […] Lorsque Charlemagne prend le chant grégorien comme élément unificateur, il ne doute pas que celui-ci maintienne son intégrité. Or, il n'en sera rien. Lors de l'introduction de la notation, on interdit aux copistes de reproduire certains neumes, on altère les transcriptions, on confond la valeur métrique et la valeur mélodique. Devant une telle dégradation, les théoriciens et les compositeurs pre […] Lire la suite

RÉSOLUTION, musique

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 813 mots

On appelle « résolution » le point d'aboutissement obligatoire d'une tension mélodique ou harmonique. Le contrepoint médiéval puis celui de la Renaissance se sont progressivement enrichis, complexifiés, donnant naissance à un riche univers rythmique. Dès le xiii e  et le xiv e  siècle, la caractérisation des fins de phrase et des petites respirations conduit les musiciens à pratiquer les première […] Lire la suite

ROMAN DE FAUVEL

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 333 mots

Le Roman de Fauvel est un long poème satirique constitué par deux livres écrits entre 1310 et 1314. Gervais du Bus (Gervés du Bus, Gervès du Bus) est le seul auteur avéré de ce poème, qui constitue un violent réquisitoire contre la corruption et les abus des pouvoirs laïque et religieux dans la France de Philippe le Bel. Fauvel est un âne roux chargé de tous les défauts ; son nom est un acrostich […] Lire la suite

SCHOLA CANTORUM, Rome

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 356 mots
  •  • 1 média

Écoles de chantres, fondée à Rome, selon la tradition, par le pape Sylvestre I er , au début du iv e  siècle. Elle préfigure l'œuvre effectuée par saint Grégoire I er (540-604). Celui-ci, bien après sa mort, fut donné par la légende comme le créateur du grégorien, mais il n'est pas le vrai fondateur de la fameuse Schola cantorum. Il l'a seulement organisée ou réorganisée en lui donnant cette auto […] Lire la suite

SÉQUENCE, musique

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 335 mots

Forme de composition liturgique monodique qui proliféra du ix e au xiv e siècle. On en connaît près de 4 500 séquences ; Pie V, au concile de Trente, réduisit leur nombre à cinq dans la liturgie romaine : Lauda Sion , Stabat Mater , Veni Sancte Spiritus , Victimae paschali laudes , Dies irae (cette dernière est d'ailleurs plutôt un planctus ). Les théories s'opposent pour en déterminer les orig […] Lire la suite

SOLFÈGE

  • Écrit par 
  • Robert SIOHAN
  •  • 2 553 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La solmisation en Occident »  : […] On ne sait pas grand-chose de la solmisation en Occident durant le haut Moyen Âge. Toutefois, la coexistence, à la fin du ix e  siècle, de deux modes de notation semble indiquer que ceux-ci s'adressaient à des catégories différentes d'usagers. Les chantres (qui n'avaient que faire de solfier des chants connus par eux de longue date et acquis par tradition orale) cherchaient, en effet, plutôt à pal […] Lire la suite

Super flumina Babylonis, CHANT GRÉGORIEN

  • Écrit par 
  • Alain FÉRON
  •  • 528 mots

Dans le chapitre « Genre - Chant grégorien  »  : […] Déclaré par Pie X «modèle suprême de musique sacrée» en 1903, le chant grégorien désigne le répertoire monodique (c'est-à-dire à une seule ligne mélodique) de l'Église romaine ; cette appellation a remplacé, dans l'usage courant, celle de plain-chant. Ce chant aurait été élaboré à partir d'un modèle plus ancien, peu après 750, entre Loire et Rhin, en milieu bénédictin et carolingien ; ensuite, il […] Lire la suite

TROMPETTE MARINE

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 266 mots

Également appelée tromba marina en Italie, Trumscheit (« bûche tambour ») ou Nonnengeige (« violon des nonnes ») dans les pays germaniques, la trompette marine (ou trompe marine) est un instrument de musique à cordes de l'Europe médiévale et de la Renaissance, particulièrement populaire au xv e  siècle et qui a survécu jusqu'au xviii e  siècle. La trompette marine possédait une caisse de résona […] Lire la suite

TROPES, musique

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 649 mots

Chez les Grecs, tropos est employé pour harmonia , hauteur fondée sur l'octave moyenne des voix où se place le système qui est l'élément majeur de la structure musicale (latin modus ). Au Moyen Âge, c'est le procédé de composition, littéraire ou musicale, qui fut à l'origine d'un répertoire immense en honneur pendant six cents ans environ, à partir du ix e siècle. Selon J. Handschin, il s'agit d […] Lire la suite


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Guillaume de Machaut

photographie : Guillaume de Machaut

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Enluminure extraite d'un recueil d'œuvres de Guillaume de Machaut : le poète et musicien (à droite) reçoit la Nature, qui lui présente le Sentiment, la Rhétorique et la Musique 

Crédits : AKG

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Guillaume Dufay et Gilles Binchois

photographie : Guillaume Dufay et Gilles Binchois

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Enluminure d'un manuscrit de la fin du XVe siècle, Le Champion des dames, de Martin Le Franc, représentant les compositeurs Guillaume Dufay, près d'un orgue positif, et Gilles Binchois, tenant une harpe 

Crédits : AKG

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Musique polyphonique

dessin : Musique polyphonique

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Les modes rythmiques de la musique polyphonique 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Notation musicale : prolations de Philippe de Vitry

dessin : Notation musicale : prolations de Philippe de Vitry

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Les quatre prolations de Philippe de Vitry 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Notation neumatique

photographie : Notation neumatique

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Première page de la séquence de Pâques Laudes Salvatori de Notker Balbulus (ou le Bègue) figurant dans le recueil manuscrit Liber hymnorum (vers 880) Des neumes figurent en regard du texte, en bas à droite Manuscrit conservé au monastère d'Einsiedeln (Suisse) 

Crédits : AKG

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Rondeau de huit vers

tableau : Rondeau de huit vers

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Rondeau de huit vers: AB est le refrain; la mélodie du premier vers apparaît cinq fois et celle du second vers, trois fois 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Talea et color

dessin : Talea et color

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Ici le début de chaque talea est indiqué par une lettre ; le début de chaque color par un chiffre romain 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Prolations de Philippe de Vitry

dessin : Prolations de Philippe de Vitry

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Guillaume de Machaut

Guillaume de Machaut
Crédits : AKG

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Guillaume Dufay et Gilles Binchois

Guillaume Dufay et Gilles Binchois
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Musique polyphonique

Musique polyphonique
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Notation musicale : prolations de Philippe de Vitry

Notation musicale : prolations de Philippe de Vitry
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Notation neumatique

Notation neumatique
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Rondeau de huit vers

Rondeau de huit vers
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Talea et color

Talea et color
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Prolations de Philippe de Vitry

Prolations de Philippe de Vitry
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