MUSIQUE DE COUR

AIR, musique

  • Écrit par 
  • Michel PHILIPPOT
  •  • 3 282 mots

Dans le chapitre « L'air de cour »  : […] Ce terme n'a guère été employé qu'en France et pour désigner, à partir de la seconde moitié du xvi e siècle, toutes sortes de pièces chantées, à l'exclusion, toutefois, de celles qui étaient strictement destinées à l'église, à la prière, et des chansons à boire, sans doute jugées trop vulgaires. L'air de cour devait, en effet, avoir un aspect galant et mondain (d'où son nom). Cependant, des pièce […] Lire la suite

BAKFARK BALINT (1507 env.-1576)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 332 mots

Luthiste et compositeur, Bálint Bakfark est le premier musicien hongrois à accéder à la notoriété à travers toute l'Europe. Né en 1506 ou en 1507, à Brassó (Kronstadt, en allemand), en Transylvanie (auj. Braşov, en Roumanie), Bálint Bakfark (ou Valentin Greff Bakfark) se forme à la cour du prince de Transylvanie János Zápolya (futur Jean I er de Hongrie), qui l'anoblit en récompense des services […] Lire la suite

CAMBERT ROBERT (1628 env.-1677)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 216 mots

« Sans considérer Robert Cambert comme le fondateur de l'opéra français, on ne peut lui refuser une sorte de vocation de la musique dramatique. » (André Verchaly). Né vers 1628 à Paris, Robert Cambert est élève du compositeur et claveciniste Jacques Champion de Chambonnières. En 1662, il est nommé maître de la musique de la régente Anne d'Autriche. Dès 1659, il a collaboré avec le poète Pierre Pe […] Lire la suite

CHAMBONNIÈRES JACQUES CHAMPION DE (1601 env.-1670 ou 1672)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 717 mots

Organiste et compositeur, mais aussi le plus grand virtuose du clavecin vers le milieu du xvii e siècle français ; il est le plus célèbre d'une longue lignée de musiciens qui part de Jacques Champion, chantre de Charles Quint, en passant par Nicolas, lui aussi chantre de la chapelle impériale, Thomas, dit Mithou (mort en 1580 env.), son grand-père, et Jacques son père (1555 env.-1638 env.), tous […] Lire la suite

CONCERT

  • Écrit par 
  • Jacques CHAILLEY, 
  • Universalis
  •  • 2 858 mots

Dans le chapitre « Musique de cour »  : […] Offrir de la musique à un public est peut-être une déformation due à la vanité des rois. Les musiciens, rituellement, et depuis toujours, offraient de la musique aux dieux. Les rois – et notamment les pharaons –, s'attribuant la qualité divine, estimèrent avoir droit eux aussi à se faire offrir de la musique. Ils y prirent goût, et c'est ainsi que fut fixée pour de longs siècles, après la musique […] Lire la suite

FERRABOSCO II ALFONSO (1575 env.-1628)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 252 mots

Compositeur, violiste et luthiste anglais, Alfonso  II doit sa renommée à ses pièces pour viole. Fils naturel du compositeur italien Alfonso Ferrabosco, Alfonso Ferrabosco II, ou le Jeune, naît vers 1575, probablement à Greenwich, peut-être à Londres. La reine Élisabeth I re prend en charge son éducation musicale et il demeurera au service de la famille royale jusqu'à sa mort, en mars 1628 (il e […] Lire la suite

GALANT STYLE, musique

  • Écrit par 
  • Marc VIGNAL
  •  • 566 mots
  •  • 1 média

Moins mode d'écriture qu'état d'esprit, le style galant définit une partie de la musique écrite en Europe dans les deuxième et troisième quarts du xviii e  siècle, par opposition aussi bien aux dernières œuvres de Bach et à Rameau qu'à l' Empfindsamkeit de Carl Philipp Emanuel Bach, à Gluck, au travail de pionnier de Joseph Haydn dans les années 1760 et au Sturm und Drang des compositeurs autric […] Lire la suite

GRAUPNER CHRISTOPH (1683-1760)

  • Écrit par 
  • Marc VIGNAL
  •  • 118 mots

Né à Hartmannsdorf en Saxe, Christoph Graupner est élève de Johann Kuhnau à Saint-Thomas de Leipzig puis de Reinhard Keiser à l'Opéra de Hambourg ; il devient en 1712 maître de chapelle à la cour de Hesse-Darmstadt ; il finira ses jours à Darmstadt, non sans avoir, à la mort de Kuhnau, été candidat contre J.-S. Bach au poste de cantor de Saint-Thomas. On lui doit plusieurs opéras dont Didon (1707 […] Lire la suite

LANNER JOSEF (1801-1843)

  • Écrit par 
  • Adolf SIBERT
  •  • 612 mots

Lorsqu'on parle de valses viennoises, on pense à la dynastie des Strauss, mais rarement au garçon mince et blond que fut Josef Lanner, né et mort à Vienne. C'est lui qui donna aux pas classiques ( Deutschen et Ländler ) le rythme et l'accélération de cadence d'où est issue la valse. Il donna un titre à chacune de ses œuvres, car lui seul comprit qu'une création musicale devait porter un nom qui p […] Lire la suite

LE ROY ADRIAN (1520 env.-1598)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 352 mots

Luthiste, guitariste, chanteur, compositeur, théoricien et éditeur de musique, qui aborda tous les genres en novateur fécond ; son influence fut considérable dans la vie musicale française du xvi e siècle. En 1551, Adrian Le Roy s'associe avec son cousin, Robert Ballard pour fonder une maison d'édition qui eut son importance pendant quelques siècles. Il fut le conseiller du roi Charles IX et, dan […] Lire la suite

MAUDUIT JACQUES (1557-1627)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 478 mots

Compositeur, luthiste et humaniste parisien à l'esprit universel. Mauduit étudia les lettres et la philosophie, séjourna en Italie, exerça la charge de garde du dépôt des requêtes du palais, qu'il héritait de son père, devint secrétaire ordinaire de la reine, tout en s'adonnant sérieusement à la musique. En 1581, il remporta un prix de composition au puy musical d'Évreux avec son motet Afferte Do […] Lire la suite

MÉNESTREL

  • Écrit par 
  • Daniel POIRION
  •  • 319 mots

Si l'âge romantique s'est fait une idée flatteuse de ce musicien errant, l'opinion des contemporains était plus réservée. Le ménestrel ou « ménestrier » était parfois un vaurien, comme tous ces amuseurs venus d'on ne sait où. Mais le statut des ménestrels s'est peu à peu précisé, les distinguant à la fois des simples jongleurs, plutôt mimes ou acteurs, et des trouvères, qui sont en propre des aute […] Lire la suite

MOULINIÉ ÉTIENNE (1600 env.-env. 1669)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 425 mots

Musicien français, d'origine languedocienne (Narbonne, Carcassonne ?), qui connut une certaine renommée comme chanteur et comme compositeur. Après avoir chanté à la cathédrale Saint-Just de Narbonne, Moulinié devint maître de musique de Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII (de 1629 à 1660). À la mort de son protecteur, il devint maître de musique des états de Languedoc. Il écrivit surtout de la m […] Lire la suite

POLONAISE, danse

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 105 mots

Danse de la cour de Pologne, à trois temps (3/4) — à deux temps chez les luthistes —, dont le mouvement modéré est proche d'un andante légèrement accéléré. La polonaise n'a pas de forme fixe. Les plus anciennes polonaises font partie de suites instrumentales. On ignore si ce fut une danse populaire à l'origine. Le début de la polonaise est fortement accentué ; le rythme se termine sur le troisième […] Lire la suite

SERMISY CLAUDE ou CLAUDIN DE (1490 env.-1562)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 569 mots

Un des musiciens les plus féconds de la Renaissance française, fort prisé pendant la première moitié du xvi e  siècle et dont la renommée repose surtout sur ses chansons galantes. Après avoir été enfant de chœur à la Sainte-Chapelle (1508), Claude Sermisy fut chantre à la chapelle royale (1515), avant d'en être nommé sous-maître vers 1532 (il succéda à A. de Longueval) ; il conserva cette charge j […] Lire la suite

SUITE, musique

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 1 052 mots
  •  • 1 média

À l'origine, on désignait par « suite » une série d'airs de danse écrits dans la même tonalité (majeure ou mineure) mais de rythme et de caractère différents. On peut faire remonter au Moyen Âge l'usage de lier les danses, deux par deux : une lente et une vive. On remarque aussi que l' estampida ou estampie , danse d'origine provençale, est divisée en plusieurs sections — ou puncta — offrant, pa […] Lire la suite