CRÉOLE MUSIQUE

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Tony Ballard

Tony Ballard
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Danses de salon

Danses de salon
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Les formes

La musique d'origine ibérique a pénétré dans toute l'Amérique espagnole et portugaise. Le fandango espagnol, devenu le baile de pañuelos, s'appelle jarabe au Mexique, marinera au Pérou, zamacueca ou cueca au Chili et en Argentine. Au Mexique, les danses dérivées des zapateados hispaniques sont la sandunga, proche de la valse, le zapateado, la jarana, où alternent les rythmes 3/4 et 6/8, le corrido, issu de la romance espagnole, et les huapangos, danses où se mêlent des mesures à 2, 3 et 6 temps.

Le folklore mexicain se révèle très difficile à comprendre : les musiciens populaires – les mariachis – combinent sur leurs instruments importés des éléments africains, européens et amérindiens (mayas, aztèques, zapotèques et toltèques).

Les folklores chilien et argentin, d'inspiration hispano-africaine, ont acclimaté le fandango et le zapateado. Le folklore argentin s'est enrichi au xviiie siècle des chansons et danses créoles comme le vidala, le baguala, l'estilo, le tonada, le zamba, le triste, le milonga, le yaravi et le gaucho. Parmi les danses chantées, on compte le carnaval, le bailecito, le chamamé, le sombrerito, le gato, le huaino, la polka, la cueca, le malambo, le chacarera, le media caña. Ajoutons les candomblés, ces processions carnavalesques datant du xixe siècle où se révèlent des influences africaines. On retrouve au Chili la cueca chilena, une danse au rythme 6/8 d'origine nègre et le tonada chilena, où alternent un mouvement lent à 3/4 et un allegro en 6/8. Les rythmes africains se retrouvent également dans les danses péruviennes cacharpán et zamacueca, alors qu'en sont exemptes les danses cachua et huaino. Les Araucans associent danses et chants à des cérémonies rituelles : nihuin, curetum, nuin, kunquen et choiqueprun. Leurs principaux instruments sont, avec le trukruka, le hulkul – sorte de cor –, le pifilka – genre de fifre –, le troltrol – clairon –, le lolkun – sorte de trompette –, le [...]

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Écrit par :

  • : professeur d'histoire, directeur du Centre de recherches Caraïbes-Amériques

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«  CRÉOLE MUSIQUE  » est également traité dans :

LÉLÉ GRANMOUN (1930-2004)

  • Écrit par 
  • Universalis
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Un des maîtres du maloya réunionnais. Le maloya, à la fois chant et danse, est une sorte de blues gai au rythme ternaire ; il serait issu d'une musique de tambours accompagnant un rituel funéraire malgache appelé service (« sevis malgas » ou « sevis kabars »). Musique des esclaves puis des exclus, symbole de la culture créole, le maloya est interdit de 1946 à 1962 par les autorités françaises. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/granmoun-lele/#i_44429

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Pour citer l’article

Oruno D. LARA, « CRÉOLE MUSIQUE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/musique-creole/