MUSÉES AMÉRICAINS DE L'APRÈS-GUERRE(repères chronologiques)

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  • 1943-1959 Musée Guggenheim, New York, Frank Lloyd Wright (1867-1959). L'architecte applique une conception originale du parcours muséal, en créant une rampe hélicoïdale qui mène le visiteur jusqu'au sommet du musée. Ce schéma rend toutefois impossible une libre déambulation à travers l'espace.

  • 1961-1962 Musée d'Oakland, Californie, Kevin Roche (1922-2019). L'architecte refuse toute construction monumentale et, plutôt que d'inscrire l'édifice dans le paysage urbain, il fait du musée lui-même, avec ses terrasses plantées d'arbres qui le cachent à la vue, un véritable paysage.

  • 1966 Whitney Museum, New York, Marcel Breuer (1902-1981). Cette boîte posée à l'angle de deux rues est l'une des œuvres emblématiques du brutalisme en architecture. Sa façade principale, percée d'une seule petite fenêtre, est marquée par les avancées successives des étages en porte à faux.

  • 1966-1972 Kimbell Art Museum, Fort Worth, Texas, Louis I. Kahn. D'apparence simple, voire archaïque, l'œuvre de Louis Kahn (1901-1974) est pourtant d'une grande subtilité. Si les matériaux (béton, travertin, eau des bassins) font, à l'extérieur, l'objet d'une mise en œuvre particulièrement soignée, c'est la lumière qui, à l'intérieur, est le matériau principal.

  • 1967-1970 University Art Museum, Berkeley, Californie, Mario J. Ciampi (1907-2006) et Associés. Cet exemple d'architecture brutaliste met en scène les œuvres à travers un dédale de galeries et de rampes en béton brut, éclairées par de grands puits de lumière.

  • 1978 East Wing, extension de la National Gallery, Washington, Ieoh Ming Pei (1917-2019). Dans cette extension de la National Gallery, l'auteur de la pyramide du Louvre à Paris oppose, au musée néo-classique de John Russel Pope (1936), un bâtiment triangulaire, massif et abstrait, aux lignes totalement épurées.

  • 1981-1986 Collection Menil, Houston, Texas, Renzo Piano (né en 1937). L'architecte du centre Pompidou à Paris (avec Richard Rogers) a mis au point, avec le bureau d'étude d'Ove Arup, un système de coques de ferro-ciment qui, accrochées à la structure métallique, filtrent la lumière du musée, sobre boîte fermée par des cloisons en bois. Ce principe de répétition d'un même élément structural et l'apparente simplicité de la construction, rappellent le Kimbell Art Museum, l'œuvre voisine de Louis Kahn.

  • 1986 Musée d'art contemporain, Los Angeles, Arata Isozaki (né en 1931). Fidèle à son architecture faite de volumes géométriques et colorés, Isozaki livre, à proximité des plus hautes tours de down town (centre-ville), un bâtiment d'une grande discrétion. Annoncé par l'aile de l'administration, ornée d'un parement de pierre rouge, l'espace de ce musée de petites dimensions est en réalité aménagé en souterrain.

  • 1989-1995 Musée d'art moderne, San Francisco, Mario Botta (né en 1943). L'architecte utilise le même volume en cône tronqué qu'à la cathédrale d'Évry dans la banlieue parisienne. À San Francisco, ce dispositif joue très efficacement son rôle de premier plan, devant un gratte-ciel des années 1930. Le puits de lumière éclaire un hall d'entrée monumental, les salles du musée s'organisant aux étages de manière plus conventionnelle.

  • 1996 Getty Center, Santa Monica, Californie, Richard Meier (né en 1934). Destiné à dédoubler le musée de Malibu construit (1970-1975) par Norman Neuerburg, cet ensemble particulièrement luxueux est composé de plusieurs bâtiments, dont certains sont ornés de parements en travertin. Dominant la plaine de Los Angeles, il est conçu comme un parcours paysager à travers des jardins et des allées.

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Simon TEXIER, « MUSÉES AMÉRICAINS DE L'APRÈS-GUERRE - (repères chronologiques) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 août 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/musees-americains-de-l-apres-guerre-reperes-chronologiques/