Moulinet-Polka, STRAUSS (Josef)

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Auteur

Fils de Johann Strauss I, frère de Johann Strauss II et d'Eduard Strauss I, Josef embrasse d'abord la carrière d'ingénieur et d'architecte. En 1853, son frère Johann lui confie la baguette de l'orchestre qu'il a fondé ; à partir de 1863, Josef et Eduard en assureront la direction. S'il ne possède pas le génie musical de Johann père et fils, Josef n'en est pas moins un compositeur de talent en ce genre, difficile, qu'est la musique de divertissement ; il laisse plus de 300 valses, polkas - dont Pizzicato-Polka (1869), écrite avec son frère Johann -, quadrilles, mazurkas...

Genre - Musique légère

Faite avant tout pour divertir et détendre, la musique dite légère est souvent qualifiée de populaire car elle tend à s'adresser au plus grand nombre et à toutes les couches sociales, ce qui n'est pas son moindre mérite. Elle recouvre en fait des styles et des réalités bien différentes : musiques de danse, de variétés, de music-hall, de fanfare, de kiosque, de brasserie ou de salon, chansons, vaudevilles et opérettes.

Forme

La polka est d'abord une danse paysanne à deux temps originaire de Bohême. Adoptée à Prague dans les années 1830, cette danse y est annexée par la «haute société» avant de s'exporter à Vienne, à Paris, où elle redevient populaire, puis dans le reste de l'Europe, aux États-Unis et en Amérique latine. Johann Strauss II en a composé plus de 150 (dont la célèbre Tritsch-Tratsch-Polka), et les compositeurs «classiques» s'en sont rapidement emparés ; citons Smetana (Trois Polkas de salon, 1852), Moussorgski (Porte-Enseigne Polka, 1852), Dvorák (Polka et galop, 1862), Ibert (Polka 1900, 1936), Stravinski (Circus Polka, 1942).

Esthétique

Musique légère n'est pas synonyme de mauvaise musique, malgré la connotation péjorative que cette expression a acquise au XXe siècle du fait de certaines orientations prises par ce courant musical. Il n'existe, en musique «sérieuse» comme en musique «légère», que de la bonne ou de la mauvaise musique. L'évolution du langage musical de la tonalité vers la non-tonalité semble cependant marquer la frontière entre les musiques populaires et les musiques «savantes».

—  Alain FÉRON

Écrit par :

  • : compositeur, critique, musicologue, producteur de radio

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Pour citer l’article

Alain FÉRON, « Moulinet-Polka, STRAUSS (Josef) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/moulinet-polka-strauss-josef/