MORCELLEMENT DES GÈNES

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En 1977, les laboratoires des Américains Richard Roberts (né en 1943), Phillip Sharp (né en 1944) et du Français Pierre Chambon (né en 1931) observent, indépendamment, que des gènes eucaryotes ont une structure en mosaïque, alternant une minorité codante que l'on retrouve dans l'ARNm (les exons) et des régions non codantes « intruses », appelées à ce titre introns. La transcription débute par la synthèse d'un préARNm, copie conforme du gène, qui est ensuite épissé, c'est-à-dire transformé en ARNm ne contenant que les exons. Ces travaux, qui font l'objet de publications en 1977, provoquent une révolution car ils démontrent, contrairement à ce que pensait Jacques Monod, que l'expression génétique des eucaryotes n'obéit pas aux mêmes règles que celles des procaryotes. On sait aujourd'hui que cette structure morcelée est la norme chez les eucaryotes, et qu'elle permet la synthèse de plusieurs protéines différentes à partir d'un seul gène, par assemblage d'exons différents. La découverte de la structure en mosaïque des gènes eucaryotes amène donc à nuancer le dogme « un gène-une protéine ».

—  Nicolas CHEVASSUS-AU-LOUIS

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Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS, « MORCELLEMENT DES GÈNES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/morcellement-des-genes/