MONUMENTS AUX MORTS

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Monument aux morts, Fontaine-le-Comte (Vienne)

Monument aux morts, Fontaine-le-Comte (Vienne)
Crédits : O. Hayes

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Monument aux morts, Chabanais (Charente)

Monument aux morts, Chabanais (Charente)
Crédits : Gilles Beauvarlet, 2008/ Région Poitou-Charentes, inventaire général du patrimoine culturel

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Le Poilu victorieux, Saint-Benoît (Vienne)

Le Poilu victorieux, Saint-Benoît (Vienne)
Crédits : O. Hayes

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War Memorial Clock Tower, Blenheim, Nouvelle-Zélande

War Memorial Clock Tower, Blenheim, Nouvelle-Zélande
Crédits : S. Black/ Robert Harding World Imagery/ Corbis

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Des formes variables selon les pays

Les dates, les rituels et les monuments divergent selon les significations associées aux différentes guerres et aux besoins politiques du moment. Pour l’Australie par exemple, la Première Guerre mondiale représente le mythe fondateur de la Nation. On rend hommage à tous les soldats, qu’ils soient morts ou qu’ils soient revenus du front, car il ne s’agissait pas de mobilisés, mais de volontaires. Outre les monuments des années 1920, il en existe de plus tardifs, correspondant aux moments de construction d’une image nationale, comme dans les années 1980 ou bien les années 2000 (par exemple la statue du combattant australien au pont de l’A.N.Z.A.C. à Sydney, inaugurée le 25 avril 2000). Les célébrations démontrent à quel point monuments et commémorations servent de caisse de résonance, puisque la Journée de l’A.N.Z.A.C. (Australian and New Zealand Army Corps) a connu un déclin lors de l’implication de l’Australie dans la guerre du Vietnam, et bénéficie actuellement d’un fort regain d’intérêt.

War Memorial Clock Tower, Blenheim, Nouvelle-Zélande

War Memorial Clock Tower, Blenheim, Nouvelle-Zélande

Photographie

Au sein du Commonwealth, les monuments aux morts ont parfois une autre « fonction » dans l'espace public, tel le War Memorial Clock Tower (1928) de Blenheim, en Nouvelle-Zélande. En outre, les pierres utilisées pour sa construction proviennent de toute la province de Marlborough, afin de... 

Crédits : S. Black/ Robert Harding World Imagery/ Corbis

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En Allemagne comme en France, toutes les communes possèdent leur monument aux morts. Mais la commémoration de la Première Guerre mondiale y reste nettement en retrait par rapport à d’autres événements historiques plus marquants pour l’Allemagne, comme le lourd héritage du nazisme (1933-1945) et la gestion de la réunification après la chute du Mur de Berlin (1989-1990). D’ailleurs, de nombreux monuments aux morts allemands furent considérés comme obsolètes et remplacés dans les années 1950-1960 par des monuments dédiés aux morts des deux conflits mondiaux. En Allemagne, la Première Guerre mondiale reste, dans son interprétation, trop ambivalente pour être fédératrice sur un plan identitaire, de même que la mémoire de la Seconde s’avère éminemment problématique. Contrairement à la France, les monuments aux morts allemands ne font donc pas consensus.

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Écrit par :

  • : enseignant-chercheur à l'université de Tübingen, Allemagne

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Pour citer l’article

Oonagh HAYES, « MONUMENTS AUX MORTS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/monuments-aux-morts/