MITHRAÏSME

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Trouvailles mithriaques

Trouvailles mithriaques
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Ex-voto dédié au dieu Mithra

Ex-voto dédié au dieu Mithra
Crédits : H. Paitier/ Inrap

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Groupe de Mithra taurochtone

Groupe de Mithra taurochtone
Crédits : Bridgeman Images

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Les sanctuaires de Mithra

Le mithraïsme est resté une religion de petits groupes, comme en témoignent les dimensions souvent très modestes des mithraea. Celui delle pareti dipinte à Ostie ne pouvait guère contenir qu'une douzaine de convives. À l'origine, le mithraeum est une caverne. On a plus tard légitimé philosophiquement et mythiquement les sanctuaires rupestres en attribuant à Zoroastre la consécration d'un antre fleuri, image du cosmos, comme la caverne de Platon. À Bourg-Saint-Andéol, le mithraeum s'appuie à une paroi rocheuse entaillée ; ailleurs il s'agit de vraies grottes plus ou moins aménagées, souvent d'une crypte à demi enterrée. Quand le sol ne se prêtait pas à des constructions souterraines, on bâtissait à l'air libre ; extérieurement le sanctuaire pouvait avoir, comme à Londres, l'aspect d'une basilique chrétienne. Intérieurement, il était toujours aménagé en « salle à manger » : deux banquettes en maçonnerie (podia) où s'allongeaient les mystes bordaient un couloir de service aboutissant à l'image cultuelle de Mithra tauroctone. Cette espèce de nef était souvent précédée d'un local servant de vestibule ou de vestiaire pour les ornements cultuels. Les figures en bas relief ou en ronde bosse des deux dadophores tenant l'un sa torche levée (Cautès), l'autre sa torche abaissée (Cautopatès) se dressaient de part et d'autre soit de l'accès au couloir central, soit de Mithra tauroctone. D'autres idoles, comme celle du Temps divinisé, un monstre à gueule de lion enserré dans les spires d'un serpent, étaient érigées à côté de Mithra ou à l'entrée de la nef.

On prenait là des repas en commun, banquets d'immortalité, si l'on veut, en tout cas de confraternité sacramentelle. Justin le Martyr dit qu'on y servait du pain et une coupe d'eau en prononçant certaines formules. Il n'affirme pas qu'on y consacrait du vin. Mais, dans les comptes du mithraeum de Doura, les frais de pain et de vin sont inscrits en tête. Le bas-relief d'Heddernheim montre le Soleil offrant une grosse grappe de raisin à Mithra. Les « Lions » de Sa [...]


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Écrit par :

  • : ancien membre de l'École française de Rome, professeur à l'université de Lyon-III

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Pour citer l’article

Robert TURCAN, « MITHRAÏSME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 01 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mithraisme/