POLAIRES MILIEUX

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Antarctique

Antarctique
Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

Gélifraction

Gélifraction
Crédits : Planeta Actimedia S.A.© Encyclopædia Universalis France pour la version française.

vidéo

Façonnement d'un lit glaciaire

Façonnement d'un lit glaciaire
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Comparaison entre l'extension des glaces aujourd'hui et à l'époque de la dernière glaciation

Comparaison entre l'extension des glaces aujourd'hui et à l'époque de la dernière glaciation
Crédits : Living Earth

photographie

Tous les médias


Climats

Causes générales du froid : déficit du bilan radiatif

Dans ces régions, l'air reçoit presque en permanence des diverses formes de rayonnement moins de chaleur qu'il n'en cède, et il tend donc à se refroidir : le bilan radiatif est fortement négatif. Les apports de radiation sont nuls pendant une longue période de l'année : la nuit dure six mois aux pôles, quatre mois à 800 de latitude, deux mois à 700. À 600, le jour le plus court ne dure que 5 h 30 min, et le Soleil monte très peu au-dessus de l'horizon. En été, par contre, les jours sont très longs, et une quantité considérable de rayonnement est reçue à la limite supérieure de l'atmosphère. Mais elle est beaucoup moins forte à la surface du globe, car le Soleil reste bas sur l'horizon, si bien que les rayons traversent une couche d'air très épaisse et s'étalent sur une grande surface. Aussi, dans le mois qui suit le solstice d'été, les régions polaires reçoivent-elles environ 500 watts par mètre carré à la limite de l'atmosphère, mais moins de 150 au sol. De plus, d'autres facteurs jouent, comme le fort pouvoir réfléchissant de la glace et de la neige, qui renvoie jusqu'à 80 p. 100 de la radiation solaire, dont une part importante reste ainsi inutilisée. Il en résulte le maintien de calottes glaciaires, même en période d'activité solaire assez forte, et un retard important du réchauffement et de la fonte au printemps.

La circulation atmosphérique apporte certes des masses d'air plus chaudes, dont l'arrivée empêche le refroidissement de dépasser certaines limites, et crée des types de temps assez nettement différenciés, car l'apport d'air plus chaud n'est pas régulier. Mais le déficit de radiation reste le facteur fondamental.

Les calottes polaires et leurs marges

La glace continentale ou marine couvre d'immenses étendues dans les régions polaires des deux hémisphères. Les glaces permanentes continentales s'étendent au Groenland sur environ 1,8 m [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 13 pages



Écrit par :

  • : professeur à l'université de Paris-VII-Denis-Diderot
  • : professeur des Universités, professeur émérite à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne
  • : directeur de recherche au C.N.R.S., membre de l'Institut

Classification


Autres références

«  POLAIRES MILIEUX  » est également traité dans :

CLIMATS (notions de base)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 3 584 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Le climat polaire »  : […] Le climat polaire est dû à l’absence d’ensoleillement pendant l’hiver (aux pôles, la nuit dure six mois) et à un faible ensoleillement pendant l’été (soleil bas sur l’horizon). Les températures arctiques sont de – 10 à – 20  0 C l’hiver et proches de 0  0 C l’été. En Antarctique, elles sont plus basses : en hiver, elles vont de – 20 à – 65  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/climats-notions-de-base/#i_48801

Voir aussi

RÉGION ARCTIQUE    BANQUISE    BILAN RADIATIF DE LA TERRE    BLIZZARD    VENTS CATABATIQUES    HIVER    PÔLE SUD

Pour citer l’article

François DURAND-DASTÈS, Roger COQUE, Yvon LE MAHO, « POLAIRES MILIEUX », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/milieux-polaires/