MILIEU, écologie

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Notion de milieu

Dans le langage courant, le terme « milieu » n'est pas uniquement pris dans le sens écologique précis donné précédemment. On parle de milieu aquatique et de milieu subaérien, de milieu marin et de milieu des eaux continentales, de milieu de montagne ou de plaine, de forêt ou de prairie, de milieu polaire ou équatorial. etc., jusqu'à considérer, fort improprement, le terme de milieu presque comme synonyme de celui d'écosystème, c'est-à-dire comme synonyme d'un concept qui devrait comprendre, non les facteurs du milieu exclusivement, mais la résultante de ceux-ci et du peuplement qu'ils conditionnent. Cette extension peu correcte du terme de milieu est particulièrement fréquente en écologie appliquée. Par exemple, par « modifications du milieu » on indique souvent de véritables transformations de l'écosystème considéré, soit naturelles (évolution vers les climax ou, à l'échelle de la biosphère, modifications imposées par des vicissitudes paléogéographiques et paléoclimatiques), soit provoquées par l'homme (création d'équilibres écologiques artificiels – comme ceux des villes et des cultures, pollution, déforestation).

Colombie-Panama : construction d'une autoroute

Colombie-Panama : construction d'une autoroute

Photographie

Le percemement d'axes de communication est un facteur à la fois direct et indirect de la destruction de la forêt tropicale primaire, prélude à la dégradation des sols. 

Crédits : Aldo Brando/ Getty Images

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Cette utilisation du concept de milieu est parfois incorrecte, mais non injustifiée : toute modification du milieu entraîne en effet une modification des organismes qui y vivent. Ces modifications peuvent être réversibles au niveau de l'individu ou, en tout cas, entrer dans l'intervalle d'adaptations individuelles possibles pour celui-ci. Si, toutefois, les modifications du milieu sont plus importantes, d'autres organismes, appartenant à d'autres espèces, ou à la même espèce, mais différant du premier occupant par l'âge, par la constitution génétique, remplaceront celui-ci.

D'un point de vue descriptif, on distingue du milieu général, ou macromilieu de la zone topographique étudiée, le micromilieu. Un micromilieu est en effet déterminé [...]



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Écrit par :

  • : professeur d'écologie à l'université de Paris-VI, directeur de l'Institut d'écologie et d'éthologie de Pavie

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EUTROPHE MILIEU

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Milieu encombré de matières nutritives en surabondance, ne pouvant être totalement utilisées par le peuplement « normal » d'un biotope. C'est donc un milieu déséquilibré parce que trop riche en ressources alimentaires, ce qui favorise l'intrusion d'espèces envahissantes habituellement mal adaptées au biotope non eutrophisé, mais dont le développement foudroyant peut « asphyxier » les espèces autoc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/milieu-eutrophe/#i_19445

FAUNE SAUVAGE

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FERTILITÉ DES SOLS

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Dans le chapitre « Milieu écologique »  : […] L'état chimique du sol est en général aisément modifiable, surtout lorsqu'il s'agit de corriger des déficiences en éléments nutritifs. Par l'emploi judicieux des engrais, on parvient à une augmentation de la fertilité si sensible que le langage courant lui a consacré le terme de fertilisation et que les substances nutritives apportées par les engrais sont qualifiées d'éléments fertilisants. Par co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fertilite-des-sols/#i_19445

FLEUVES

  • Écrit par 
  • Lazare BOTOSANEANU, 
  • Pierre CARRIÈRE
  •  • 9 686 mots
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Dans le chapitre « Facteurs abiotiques »  : […] Parmi les facteurs abiotiques réglant la vie des organismes et des communautés des cours d'eau, il faut considérer l'écoulement de l'eau (structure, débit, vitesse du courant), le substrat et les substances dissoutes (en particulier l'oxygène). À ces facteurs s'ajoute la température, qui agit directement sur la quantité d'oxygène disponible dans le milieu, donc sur la répartition des organismes. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fleuves/#i_19445

FOSSILES

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  • Raymond FURON, 
  • Armand de RICQLÈS
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Dans le chapitre « Reliques et relictes »  : […] On appelle parfois les fossiles vivants des reliques , en ce qu'ils sont des descendants à peine modifiés de la souche, ou de diverticules nés à la base des rameaux phylétiques, qui se sont épanouis et diversifiés par ailleurs. Du point de vue évolutif, ces fossiles vivants, comme certains fossiles proprement dits, nous permettent donc de relier entre eux des groupes systématiques largement distin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fossiles/#i_19445

HABITATS-FAUNE-FLORE DIRECTIVE

  • Écrit par 
  • Denis COUVET
  •  • 504 mots

En affichant l'objectif de préserver la faune et la flore terrestres rares et/ou menacées, ainsi que leurs habitats, la directive européenne, adoptée le 21 mai 1992, vient compléter la directive oiseaux du 2 avril 1979. Ces deux dispositifs constituent le fondement de la création d'un vaste réseau écologique appelé Natura 2000. La mesure principale prévue par la directive habitats-faune-flore est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/directive-habitats-faune-flore/#i_19445

INTERACTIONS, écologie

  • Écrit par 
  • Pierre JOUVENTIN
  •  • 1 403 mots

Dans le chapitre « Un élément clé de l'écologie »  : […] Cette science de l'habitat (sens étymologique du mot écologie) étudie les conditions d'existence des êtres vivants, homme compris, et leurs interactions entre eux (facteurs biotiques) comme avec le milieu physique (facteurs abiotiques). La superficie de notre planète (biosphère) héberge des êtres vivants constitués en communautés de plantes et d'animaux (biocénoses) qui se développent sur diff […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interactions-ecologie/#i_19445

INVASIONS BIOLOGIQUES

  • Écrit par 
  • Alain ZECCHINI
  •  • 6 275 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre «  Stratégies et tactiques antagonistes »  : […] L'article 8h de la Convention sur la diversité biologique (C.D.B.) stipule que chaque État signataire devra « empêcher l'introduction, contrôler ou éradiquer les espèces étrangères qui menacent les écosystèmes, les habitats ou les espèces » (tabl. 2 ) . Le premier point essentiel est celui de la prévention. Lors de la 6 e  réunion de la C.D.B., qui s'est tenue à La Haye (Pays-Bas) en avril 2002, t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/invasions-biologiques/#i_19445

JARDINS BOTANIQUES

  • Écrit par 
  • Gérard AYMONIN
  •  • 3 438 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre «  De nouvelles perspectives »  : […] L'intérêt grandissant, au cours du xx e  siècle, pour l'analyse des milieux a entraîné, au sein de divers jardins botaniques, des essais de reconstitution de certains groupements végétaux : ainsi peut-on parfois étudier près de l'école de botanique, une dune, une tourbière, une lande ou un étang. On a même tenté d'établir à Paris (1938-1939) un exemple de bois typique d'Île-de-France, avec ses ess […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jardins-botaniques/#i_19445

LACS

  • Écrit par 
  • Bernard DUSSART
  •  • 9 334 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Étangs et marais »  : […] Par définition, un étang est un réservoir d'eau vidangeable et fait de main d'homme. Quand il n'est plus exploité, ni vidangé, il évolue vers un état d'équilibre qui l'apparente à un lac. En raison de ses caractères propres, et notamment de sa faible profondeur (en général 1 à 2 m), des facteurs y jouent un rôle moins important que dans un lac et d'autres voient leur action grossie. Ainsi, la str […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lacs/#i_19445

LITTORAL MARITIME

  • Écrit par 
  • Jean-Marie PÉRÈS
  •  • 2 225 mots
  •  • 2 médias

En écologie marine, on appelle littoral, ou encore système littoral, l'ensemble des fonds marins (domaine benthique) du plateau continental, depuis les niveaux les plus élevés, où peuvent vivre les espèces marines qui se contentent d'une humectation par les embruns ou d'immersions exceptionnelles, jusqu'à la profondeur limite correspondant aux possibilités de vie des algues multicellulaires les p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/littoral-maritime/#i_19445

MÉSOTROPHE MILIEU

  • Écrit par 
  • Didier LAVERGNE
  •  • 84 mots

On qualifie de mésotrophe un biotope naturellement fertile, en raison de la bonne structure du substratum, et de l'équilibre ionique favorable ( e. g. neutre) des couches humifères. C'est le cas des sols bruns calcaires en climat tempéré. Le milieu mésotrophe tolère des peuplements variés, alternatifs ou successifs, d'où sa richesse spécifique, et la morphologie relativement complexe et touffue […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/milieu-mesotrophe/#i_19445

MICROCLIMATS

  • Écrit par 
  • François DURAND-DASTÈS
  •  • 2 986 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les conséquences des microclimats »  : […] Chaque microclimat définit un milieu original, et c'est à lui que sont adaptées les espèces vivantes, animales ou végétales. L'écologie doit donc se soucier au premier chef des influences microclimatiques. Celles-ci ont trois types de conséquences. La multiplication des microclimats permet d'abord l'existence côte à côte d'espèces qui ont des exigences très différentes. L'exemple le plus connu es […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/microclimats/#i_19445

MILIEU NATUREL

  • Écrit par 
  • Gabriel WACKERMANN
  •  • 930 mots

Le milieu naturel est façonné d'abord par l'écosystème, puis par l'intervention humaine. La notion d'écosystème s'appuie sur une partie minérale, le biotope, et une partie vivante, organique, la biocénose ; le biotope constitue à la fois le support et la source d'énergie de la biocénose. Le biotope comporte trois composantes : la lithosphère, l'hydrosphère et l'atmosphère. La lithosphère correspon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/milieu-naturel/#i_19445

MONDE

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 5 934 mots

Dans le chapitre « Le monde de l'expérience préréfléchie »  : […] L'examen du comportement animal conduit tout naturellement à la notion d'environnement. Tout animal est placé dans un milieu extérieur avec lequel il est en relation ; il en dépend mais en même temps il a une certaine prise sur lui. Ce milieu n'est pas homogène, il forme un ensemble articulé, il est fait d'objets utiles, nuisibles, familiers, étranges, etc., bref il est traversé de significations […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/monde/#i_19445

NATURA 2000

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 492 mots

« Natura 2000 » est un réseau européen de sites écologiques dont les objectifs sont, d'une part, la préservation de la biodiversité, et, d'autre part, la valorisation des territoires. Ces sites sont désignés au titre de deux directives européennes : la directive « oiseaux » de 1979, et la directive « habitats faune flore » de 1992. Celles-ci définissent des listes d'espèces, et « d'habitats d'esp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/natura-2000/#i_19445

OCÉAN ET MERS (Vie marine) - Vie dans les grandes profondeurs

  • Écrit par 
  • Lucien LAUBIER
  •  • 3 865 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre «  Caractéristiques physico-chimiques des milieux profonds »  : […] La lumière solaire ne pénètre guère au-delà de 500 mètres. Plus profondément, l'obscurité serait totale s'il n'y avait pas la bioluminescence, production de lumière par des animaux ou des bactéries. Ces propriétés bioluminescentes sont utilisées par les poissons, les crustacés, les céphalopodes et d'autres organismes de profondeur comme des signaux de reconnaissance entre individus d'une même esp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ocean-et-mers-vie-marine-vie-dans-les-grandes-profondeurs/#i_19445

OLIGOTROPHE MILIEU

  • Écrit par 
  • Didier LAVERGNE
  •  • 65 mots

Milieu peu fertile et parfois très inhospitalier, surtout pour des raisons édaphiques (humidité, acidité) ou climatiques (basses températures). Les peuplements sont pauvres en espèces et morphologiquement monotones. La litière végétale s'y décompose lentement (par exemple mor ou humus brut des taïgas) ou incomplètement (par exemple dépôt de tourbes). […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/milieu-oligotrophe/#i_19445

PAYSAGE HISTOIRE DU

  • Écrit par 
  • Philippe LEVEAU
  •  • 4 741 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Fondements d'une histoire du paysage »  : […] La conscience du changement historique des paysages – et donc de la nécessité d'en écrire une histoire – est très ancienne. Évoquant dans Le Critias l'Atlantide, dont l'Attique serait un lambeau (111 a-d), Platon en donnait un exemple remarquable sur lequel le géographe J. Poncet a attiré l'attention ; ce texte décrit avec une clarté admirable, à partir du paysage que voyait un Athénien du iv e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-du-paysage/#i_19445

POLYMORPHISME, biologie

  • Écrit par 
  • Maxime LAMOTTE, 
  • Philippe L'HÉRITIER, 
  • Étienne PATIN, 
  • Lluis QUINTANA-MURCI
  •  • 11 326 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Polymorphismes « sélectionnés » et histoire adaptative des populations humaines »  : […] L' histoire adaptative de l'homme peut se diviser en trois phases majeures : la différenciation de l'espèce Homo sapiens à partir de son ancêtre commun avec le chimpanzé (de — 6 000 000 à — 100 000 ans), la différenciation des populations humaines (de — 60 000 à — 10 000 ans) et l'expansion technologique (de — 10 000 ans à nos jours). La première phase de cette longue histoire correspond à l'acqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/polymorphisme-biologie/#i_19445

POPULATIONS ANIMALES (DYNAMIQUE DES)

  • Écrit par 
  • Robert BARBAULT, 
  • Jean-Dominique LEBRETON
  •  • 12 014 mots
  •  • 15 médias

Dans le chapitre « Le rôle de la diversité et de l'hétérogénéité des populations »  : […] Dans toutes les approches précédentes, et particulièrement lorsqu'il a été question de modélisation, la population a été considérée comme une entité homogène. L'hétérogénéité et la variabilité propres aux conditions naturelles d'existence des populations animales ont donc généralement été négligées, quand elles n'étaient pas rejetées comme des « bruits » masquant « l'information » (les lois de fon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/animal-dynamique-des-populations/#i_19445

PROTECTION DE LA NATURE - Mesures de conservation des espèces

  • Écrit par 
  • Robert BARBAULT
  •  • 8 846 mots
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RAMSAR CONVENTION DE (1971)

  • Écrit par 
  • Geneviève BARNAUD
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Le 2 février 1971, la ville iranienne de Ramsar a servi de cadre à la signature, par dix-huit pays, de la « Convention relative aux zones humides d'importance internationale, particulièrement comme habitats des oiseaux d'eau » qui est entrée en vigueur le 21 décembre 1975. La nécessité de pallier la destruction des marécages, affirmée à la conférence des Saintes-Maries-de-la-Mer (Camargue) en 196 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/convention-de-ramsar/#i_19445

RYTHMES BIOLOGIQUES ou BIORYTHMES

  • Écrit par 
  • Catherine BLAIS, 
  • René LAFONT, 
  • Bernard MILLET, 
  • Alain REINBERG
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Dans le chapitre « Applications »  : […] La fonction biologique des mécanismes de mesure du temps chez les végétaux se manifeste de différentes manières. Le fait que les activités de la cellule ou de la plante soient rythmiques et qu'elles soient organisées dans le temps permet à l'organisme de fonctionner avec une demande en énergie plus réduite que si ces activités se déroulaient simultanément et avec une intensité maximale. Le rôle jo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rythmes-biologiques-biorythmes/#i_19445

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  • Écrit par 
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Dans le chapitre « Fonctionnement biodynamique des sols et des humus »  : […] Les conséquences de l'apport énergétique constitué par les débris végétaux qui tombent sur le sol varient avec les conditions de milieu. C'est ainsi que, en milieu tempéré et sur roche mère riche en minéraux phylliteux et en fer, cet apport énergétique va permettre aux organismes efficaces du sol comme les vers de terre et les champignons de la pourriture blanche d'assurer un recyclage très rapid […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sols-biodynamique/#i_19445

SOLS - Dégradation des sols

  • Écrit par 
  • Mireille DOSSO
  •  • 4 892 mots
  •  • 10 médias

Les plantes ne s'enracinent généralement pas directement dans la roche, mais dans le sol : c'est grâce à ce milieu tampon, situé entre les roches et l'atmosphère, que la vie peut se développer. Fondamentalement, le sol, milieu naturel, est à la racine de la vie terrestre et il en dépend. En effet, sous l'action du climat et de la vie, les roches s'altèrent et les minéraux ainsi libérés, au lieu d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sols-erosion/#i_19445

TELLURIQUE MILIEU

  • Écrit par 
  • Roger DAJOZ
  •  • 4 881 mots
  •  • 14 médias

Le milieu tellurique, ou milieu souterrain, ou milieu hypogé, comprend un certain nombre d'éléments dont le principal est le sol, qui prédomine à la fois par sa grande étendue et par sa continuité ; il s'y ajoute des constituants de moindre surface comme les cavernes et les réseaux de fentes en milieu karstique, les eaux souterraines, les terriers de Mammifères, les nids de Termites et de Fourmis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/milieu-tellurique/#i_19445

TOURBIÈRES

  • Écrit par 
  • Marcel BOURNÉRIAS
  •  • 3 140 mots
  •  • 4 médias

Biotopes très originaux, les tourbières sont des écosystèmes continentaux formés d'hygrophytes dont la croissance, dans certaines conditions climatiques, parfois topographiques, engendre l'accumulation d'importantes quantités de matière végétale. Celle-ci, après une diagenèse modérée, biochimique et mécanique, forme une roche combustible renfermant jusqu'à 50 p. 100 de carbone, la tourbe . Celle-c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tourbieres/#i_19445

VARIATION, biologie

  • Écrit par 
  • Jean GÉNERMONT
  •  • 9 369 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Variation environnementale »  : […] Une variété de pomme de terre est formée de plantes qui, provenant toutes de la multiplication par tubercules d'un individu-souche, sont génétiquement identiques. Elles diffèrent néanmoins par le port, les dimensions, le nombre et la taille des tubercules qu'elles produisent, etc., parce qu'elles ont été cultivées en des lieux qui diffèrent par la qualité du sol, les conditions climatiques, la po […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/variation-biologie/#i_19445

VÉGÉTAL - Phytosociologie

  • Écrit par 
  • Marcel GUINOCHET
  •  • 5 736 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Conséquences théoriques et pratiques »  : […] Les développements précédents inspirent quelques conclusions importantes. Ils soulignent, tout d'abord, la relativité de la notion de milieu en biologie : un milieu ne peut être défini que par rapport à quelque chose, ici les végétaux. Les éboulis calcaires vierges ne constituent pas, à proprement parler, un milieu : ce n'est qu'à partir du moment où ils commencent à être colonisés qu'ils prennen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vegetal-phytosociologie/#i_19445

VIE ANIMALE DANS L'AIR ET DANS L'EAU

  • Écrit par 
  • Pierre DEJOURS
  •  • 3 754 mots
  •  • 5 médias

Chez les animaux, de nombreuses fonctions vitales, comme la respiration, la circulation ou le développement du squelette, sont dépendantes de certaines des propriétés du milieu. Les différences physiques entre l'eau et l'air, dont les animaux sont tributaires, sont d'abord relatives aux propriétés respiratoires de ces deux milieux : à 18  0 C, la disponibilité (ou plus exactement la capacitance […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/animal-vie-dans-l-eau-et-dans-l-air/#i_19445

Voir aussi

Pour citer l’article

Cesare F. SACCHI, « MILIEU, écologie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/milieu-ecologie/