MICROBIOME HUMAIN

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Microbiote, maladies intestinales et maladies métaboliques

L’intestin est sujet à de nombreuses maladies inflammatoires chroniques. Certaines sont relativement bénignes, comme la maladie du côlon irritable. D’autres peuvent être graves et invalidantes comme la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique et la maladie cœliaque. Leur étiologie est en général mal connue, mais implique souvent des facteurs dits « environnementaux ». Le microbiote est-il un de ces facteurs ?

Dans les exemples qui vont suivre, le rôle éventuel du microbiote intestinal d’un malade dans une pathologie peut être identifié d’une part par l’étude de sa composition en populations bactériennes et par comparaison avec celle de sujets sains, et d’autre part en observant l’amélioration de l’état de santé lorsque l’on repeuple l’intestin par des bactéries « protectrices ». Il s’agit donc de corrélations statistiques qui n’établissent pas formellement de relation de cause à effet. L’étude comparée du microbiote montre invariablement une association entre la prolifération ou la diminution de certaines populations bactériennes chez les patients par rapport aux sujets dits sains. Le dénominateur commun est la diminution de la proportion des bactéries capables de produire une substance protectrice de la muqueuse, l’acide butyrique. On observe ainsi de profondes modifications du microbiote dans le syndrome du côlon irritable, la maladie de Crohn et dans la rectocolite hémorragique. Le microbiote y est moins diversifié, avec une forte diminution de bactéries productrices de butyrate comme Roseburia ou Akkermansia ou encore Faecalibacterium praunitzii, dont on sait en outre depuis 2016 qu’elles sécrètent des molécules anti-inflammatoires. De plus, les bactéries pro-inflammatoires comme Escheria coli représentent jusqu’à un tiers des populations contre moins de 10 p. 100 chez un sujet sain. Quelle que soit l’origine de la maladie, ici encore la TMF améliore significativement l’état de certains patients.

Les maladies dites métaboliques (certains troubles hépatiques, l’obésité ou encore le diabète de type 2 [...]


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Pour citer l’article

« MICROBIOME HUMAIN », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 septembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/microbiome-humain/