MICMAC

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La plus grande et la plus importante tribu indienne des Provinces maritimes du Canada (Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick et île du Prince-Édouard). Les recensements canadiens de 2001 et 2006 conduisent à estimer le nombre de Micmacs (ou Mi'kmaq) à environ 20 000 au début du xxie siècle. Leur dialecte algonkin, parlé encore par un tiers d'entre eux, est très différent de celui de leurs voisins ; c'est pourquoi on pense que les Micmac sont arrivés récemment dans cette région, un peu avant l'époque de la conquête. Historiquement, ce sont sûrement les Indiens que Jean Cabot rencontra en 1497. Les premiers chroniqueurs les décrivaient comme féroces et belliqueux ; cependant, ils furent parmi les premiers à accepter l'enseignement des Jésuites et à se marier avec les colons de la Nouvelle-France. Au xviie et au xviiie siècle, ils furent constamment les alliés des Français contre les Anglais et organisaient souvent des raids aux frontières de la Nouvelle-Angleterre. Les Anglais ne réussirent à les pacifier qu'en 1779.

Les Micmac formaient une confédération de plusieurs clans (Micmac veut dire « alliés »). Chaque clan avait ses propres symboles et son propre chef, dont l'importance n'était cependant pas très grande. En général, les chefs de guerre étaient ceux qui avaient accompli des prouesses exceptionnelles. Apparemment, il n'y avait pas de classes sociales héréditaires ; l'esclavage n'existait pas chez eux, car les prisonniers de guerre étaient en général torturés à mort, et les femmes et les enfants captifs intégrés à la tribu.

À certaines saisons, les Micmac menaient une existence nomade. L'hiver, ils chassaient le caribou, l'élan et le petit gibier ; ils habitaient alors dans des wigwams de forme conique, recouverts de peaux ou d'écorce de bouleau. En été, ils pêchaient, ramassaient des coquillages et chassaient le phoque sur les côtes ; ils vivaient, durant cette saison, dans des wigwams de forme oblongue et très aérés. Ils portaient les vêtements qu'on retrouve chez tous les Indiens des forêts du Nord-Est : pagnes [...]

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DÉVELOPPEMENT, psychologie interculturelle

  • Écrit par 
  • Henri LEHALLE
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Dans le chapitre « Questions de méthode  »  : […] On ne peut pas transférer les procédures de recherche d’un groupe culturel à un autre, sans se poser la question de leur pertinence culturelle. Ainsi, le choix de la langue utilisée dans les entretiens psychologiques peut se révéler déterminant. Par exemple, Raphael M. Nyiti retrouvait les normes statistiques des stades piagétiens en interrogeant dans leur langue les enfants Micmac du Québec alor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/developpement-psychologie-interculturelle/#i_39214

Pour citer l’article

Agnès LEHUEN, « MICMAC », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/micmac/