EDWARDS MICHAEL (1938- )

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D’une manière plus audacieuse encore, il a repris le titre du livre de Stendhal, Racine et Shakespeare, et renouvelé la comparaison que celui-ci avait faite en 1823-1825. Publié en 2004, son essai n’est plus « un pamphlet sur le romantisme dirigé particulièrement contre l’Académie » (c’est ainsi que Delecluse présentait le texte de Stendhal dans sa seconde version), mais le fruit d’une véritable comparaison qui « restait à faire », comme il l’a précisé lui-même. Il ne s’agissait assurément pas pour lui d’« opposer les deux auteurs l’un à l’autre », mais d’« écouter Racine selon le possible existentiel et ontologique du français et Shakespeare selon le possible de l’anglais, de lire aussi Racine en pensant à Shakespeare et Shakespeare en pensant à Racine, et de chercher à percevoir chaque écrivain dans une lumière neuve ».

Ce livre est écrit en français. Son essai sur La Tragédie racinienne (1972) était déjà rédigé dans notre langue, alors que, la même année, une de ses œuvres poétiques, To Kindle the Starling, paraissait en anglais. Quant à Shakespeare et l’œuvre de la tragédie, il s’ouvre sur le sonnet qui présente Romeo et Juliette, proposé dans le texte original et en traduction française, conformément à la méthode qui est de règle en littérature comparée.


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Écrit par :

  • : professeur émérite de littérature comparée à l'université de Paris-Sorbonne, membre de l'Académie des sciences morales et politiques

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Pour citer l’article

Pierre BRUNEL, « EDWARDS MICHAEL (1938- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/michael-edwards/